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Enfants précoces : est-ce utile de les faire « tester » ?

Little boy reading a book
By Patryk Kosmider | Shutterstock
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Précoce ou intelligent ? Hypersensible ou susceptible ? Les frontières sont parfois floues pour identifier un enfant précoce. Le test mesurant son Q.I. est une des données qui confirmera, ou pas, les rayures de votre petit zèbre. Est-il pour autant nécessaire de le faire tester en cas de suspicion ?

Bébé, votre enfant était hyper tonique. Il a marché à neuf mois, parlé à 1 an et demi, et lu à 3 ans! Vous pouvez légitimement vous poser la question de sa précocité intellectuelle ! Que faire en cas de suspicion ? Le test de Q.I. est-il indispensable ? Quelle option choisir entre l’ignorer pour ne pas l’influencer ou le faire tester pour l’accompagner ?

Entretien avec Clothilde Colin, fondatrice du cabinet Ysilde Conseil, spécialisé dans l’accompagnement individuel des enfants précoces et des adultes hauts potentiels, conférencière, et membre de l’association Mensa International.

Aleteia : Quels sont les signes qui manifestent la précocité d’un enfant ?
Clothilde Colin : La précocité se manifeste dès les tout premiers mois d’un bébé : par un éveil sensoriel très développé, une présence de l’enfant qui se connecte très facilement avec l’adulte, une hypersensibilité. Plus grand, cela passe par une approche cognitive fulgurante, un besoin de logique, un besoin d’explication avec des pourquoi pourquoi pourquoi à n’en plus finir, une conscience très fine de tout ce qui l’entoure, une grande lucidité par rapport à son environnement, un sens aigu de la justice, une impatience structurelle, des centres d’intérêt qui diffèrent de ceux des autres enfants : questionnements spirituels, questions sur la vie et la mort, sur le ciel, l’astronomie etc… Un enfant ne présentera peut-être pas tous les signes, mais si, sur une vingtaine de signes, il en a une dizaine, on peut se poser la question de la précocité.

Tous les enfants précoces se ressemblent-ils ?
Pas du tout ! Dans ma famille, nous avons tous été des enfants précoces, mais avec des profils différents : moi, je parlais vers un an et demi comme un petit livre, avec du vocabulaire soutenu, comme un petit adulte, tandis que mon frère n’a pas dit un mot jusqu’à ses trois ans, et du jour au lendemain, il s’est mis à parler en alliant le conditionnel, le subjectif, le vocabulaire, les nuances… Mon frère et moi étions deux profils précoces complètement différents, mais dans lesquels on pouvait repérer une fulgurance au niveau de l’apprentissage du langage.

Y a-t-il une différence entre la précocité chez les filles et celle chez les garçons ?
Je dirais qu’il y a deux grandes tendances : les filles ont plus tendance à se fondre dans le moule pour se faire accepter, pour se faire aimer, alors que les garçons seront plus rebelles. Personnellement, j’étais en sous-performance et en sur-adaptation pour être tranquille. Les garçons sont plus rétifs, plus dans la révolte, dans l’agitation. Ce qui explique que parfois, ils ne peuvent pas rester longtemps assis, qu’ils peuvent avoir des problèmes de concentration. Ce n’est pas de leur faute. C’est scientifiquement prouvé ! Pour répondre à une même question, un enfant précoce n’active pas les mêmes parties du cerveau qu’un autre enfant ! Par conséquent, sa manière de se comporter est différente.

Selon vous, est-ce utile de faire tester un enfant ?
Tout dépend des cas. Si l’enfant grandit dans une gaine affective stable et sécurisée, avec des parents et des professeurs qui connaissent bien la précocité, alors passer le test ne se révèle pas indispensable. Cependant, tous ces paramètres sont rarement réunis ! Il peut donc s’avérer utile de faire passer le test. Cela donne des clés pour comprendre le profil de son enfant, l’accompagner dans ses apprentissages et l’aider à s’épanouir. C’est une validation internationale très fiable qui légitimise tel ou tel comportement, face au corps professoral notamment, qui connaît mal la précocité.

À quel âge conseillez-vous de faire passer le test ?
Il n’y pas d’âge. L’important est que les parents et l’enfant soient prêts. Car le test peut remettre en cause l’ensemble systémique familial et créer un véritable tsunami ! Il va révéler ce qui était peut-être enfoui chez l’un des parents, qui se reconnaît soudain précoce. J’ai ainsi l’exemple d’une mère de famille venue pour son enfant, qui s’est finalement découverte un haut potentiel et qui a compris la raison de son malaise dans sa vie professionnelle.

Auprès de qui faire les tests ?
La présomption de précocité intellectuelle ne peut être confirmée que par la pratique d’un test psychométrique, plus communément appelé test de Q.I. Ces tests étalonnés (WISC IV, K-ABC, WISPIII) se déroulent chez un psychologue formé et sensibilisé au sujet. Pour connaître la liste des psychologues agréés sur votre région, contactez l’AFEP ou les ANPEIP régionales qui vous dirigeront vers des professionnels compétents.

Propos recueillis par Mathilde de Robien.

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