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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Un colosse aux pieds d’argile »

Nebuchadnezzar PAINTING
Domaine Public
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique.

Un colosse aux pieds d’argile

Savez-vous quel est le point commun entre les États-Unis, l’Europe, la Chine et le Japon ? Tous ces pays, considérés pourtant comme de grandes puissances, ont été qualifiés un jour ou l’autre de « colosse aux pieds d’argile ». Pas très rassurant… car cette expression imagée désigne quelqu’un ou quelque chose qui cache, sous une apparence forte et solide, une grande fragilité. L’apparence de force peut faire illusion un moment, mais si la base n’est pas solide, elle ne peut soutenir le reste dans la durée.

Pour retrouver l’origine de cette expression, il faut se replonger dans la Bible, et plus particulièrement dans le Livre de Daniel (chapitre 2), l’un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament. Le Livre de Daniel porte le nom de son personnage principal, un jeune membre de l’aristocratie judéenne. Lors de la prise de Jérusalem en 605 av. J.-C., Daniel est capturé et emmené à Babylone, au sud de l’Irak actuel, avec trois de ses compagnons. Puissant et prospère, l’empire babylonien est alors gouverné par le roi Nabuchodonosor II qui, selon la légende, serait à l’origine des jardins suspendus de Babylone, l’une des merveilles du monde antique.

Grâce à sa condition de notable, Daniel est introduit à la cour du roi où il est rapidement remarqué pour sa sagesse et ses dons d’interprétation de visions et de songes, qualités dont il va avoir bien besoin avec Nabuchodonosor !

Un rêve troublant

Une nuit, le roi fait un cauchemar qui le laisse très perturbé : une gigantesque statue d’aspect terrifiant lui apparaît, composée de plusieurs métaux précieux.

« Elle avait la tête en or fin ; la poitrine et les bras, en argent ; le ventre et les cuisses, en bronze ; ses jambes étaient en fer, et ses pieds, en partie de fer, en partie d’argile. »  (Daniel 2, 32-33)

Alors que le roi la contemple, une pierre se détache d’une montagne, vient frapper les pieds de la statue et le colosse tout entier s’effondre, malgré sa carrure impressionnante et sa force apparente, pulvérisé par la pierre qui a atteint son point faible. Quant à la pierre, elle devient un énorme rocher qui remplit toute la terre.

Troublé par le songe, taraudé par le désir de comprendre, le roi convoque ses mages et devins et leur demande de deviner son rêve puis de l’interpréter. Mission impossible pour le commun des mortels !

« Ce que le roi demande est si difficile que seuls les dieux, dont la demeure n’est pas parmi les hommes, pourraient le faire connaître au roi. » (Daniel 2, 11)

Mais Nabuchodonosor, connu pour son orgueil et sa cruauté, s’emporte et ordonne de faire exécuter tout le monde. Grâce à ses prières et à celles de ses compagnons, Daniel, guidé par Dieu, a la même vision que le roi et lui en fait l’interprétation, permettant à tous d’échapper à la mort.

Une vision prophétique

Le « réveil » de Nabuchodonosor est rude. C’est en effet la chute programmée de son royaume que lui prédit Daniel. La succession des différents métaux, de moins en moins précieux, jusqu’à l’argile, peu résistante, symbolise les différentes étapes de la dégradation progressive du royaume babylonien au fil du temps.

Si les empires humains sont finalement peu de choses malgré leur puissance apparente, la pierre tombée de la montagne, qui pulvérise le colosse et envahit toute la terre, représente quant à elle le royaume de Dieu qui lui, demeurera à jamais. Rêve prémonitoire, la vision du colosse aux pieds d’argile annonce l’effondrement du grand empire babylonien en 539 av. J.-C., balayé par les Perses.

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