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Saint Antoine le Grand, le « père » de tous les moines

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Fêté le 17 janvier, Antoine le Grand (251 -356), fondateur de l'érémitisme chrétien, est aussi patron de bon nombre de corps de métier.

Connu pour sa grande piété et ses talents de lutteur face aux assauts du démon, saint Antoine (251-356) suscite rapidement une grande popularité chez ses contemporains. Ils sont de plus en plus nombreux à venir lui demander conseil ou écouter ses enseignements, recevoir quelque bonne règle à suivre pour mener une vie spirituelle accomplie. Son exemple fera de lui le saint protecteur de tant de confréries et de corps de métier — faiseurs de panier, faiseurs de brosses, papetiers, creuseurs de tombes, militaires de la Légion étrangère — jusqu’à être invoqué contre les maladies de peau.

20 ans de résistance contre le démon

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi », dit Jésus au jeune homme riche de l’Évangile de Matthieu (Mt 19-16-22). C’est un jour, en plein tourment pour son salut que le jeune Antoine, entré dans une église, entend cette parole. Le saisissement est grand. Trop de coïncidence avec sa propre vie. Il décide alors de la suivre à la lettre et de se dépouiller de toute sa fortune en la distribuant aux plus pauvres. Puis il va se retirer dans le désert d’Égypte en prière, pauvreté et chasteté, comme font les anachorètes qui vivaient aux alentours des villages. Là, à la manière du Christ, il subit les tentations du diable qui prend l’apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Mais Antoine résiste à tout. Pendant vingt ans, avec l’aide de Dieu. Peu à peu il acquiert la capacité de reconnaître les fausses apparitions, y compris, celles que le démon essayait de faire passer pour des présences angéliques.

Même si rien n’atteste la présence de cet animal dans la vie du saint, Antoine est représenté par les peintres, sculpteurs et céramistes en compagnie d’un cochon qui, sous cette apparence inoffensive cache le Malin venu induire en tentation le malheureux ermite, selon le symbole traditionnel de la luxure et de la goinfrerie répandu dans la culture chrétienne occidentale. Sa présence évoque sa victoire contre les harcèlements du démon sous les traits d’animaux, comme rapporté par saint Athanase, une dizaine d’années après sa mort.

Le « père » de tous les moines

Tant de personne, entendant parler de sa force spirituelle, sont venues perturber sa solitude et Antoine a fini par sortir du vieux fort militaire abandonné où il s’était enfermé. Il est devenu leur guide spirituel, le « Père » de tous les moines. « Efforçons-nous – leur dit-il – de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice… Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé ».  De quoi largement toucher le militaire de la légion étrangère, placé sous sa protection, sensible à cette détermination dans la lutte et la recherche constante d’une perfection, tout en restant ancré à la tradition. A sa mort – à l’âge de 105 ans –  ce modèle de la vie érémitique laisse de nombreux monastères pour abriter ses nombreux condisciples, dont le premier monastère palestinien de Gaza à Majumas Gazae (ancienne Néapolis, aujourd’hui Al Minah), considéré comme l’un des premiers de la chrétienté.

Plusieurs siècles plus tard (561), son tombeau est découvert dans une palmeraie proche de la mer Rouge, et ses reliques, au XIe siècle, ramenées par un chevalier chrétien en Dauphiné à la Motte-Saint-Didier (aujourd’hui La Motte-Saint-Antoine), où est érigée en son honneur l’abbaye de Saint-Antoine. L’abbaye attira des foules de malades, attribuant à ses reliques des guérisons miraculeuses, notamment contre le fameux « mal des ardents » autrement appelé « feu de Saint-Antoine ».

Si saint Antoine est devenu patron des charcutiers et des brossiers, on le comprend aisément, en rapport avec le cochon, pour la production de cochonnailles, et ses soies pour la fabrication des brosses, et pinceaux. On comprend aussi pourquoi il est invoqué pour les maladies de la peau, mais moins pourquoi il est devenu le saint patron des papetiers qui le représentent muni d’un Tau, un ustensile utilisé pour se saisir des feuilles de papier humide et les mettre à sécher.

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