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Terrible two : qu’est-ce que c’est et comment le gérer ?

Sad Baby
By Lopolo - Shutterstock
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Vous pensiez que l'adolescence était la pire période à affronter avec un enfant ? Détrompez-vous ! Dès 2 ans, ils peuvent vous faire tourner en bourrique...

On dit souvent que l’adolescence est une période très pénible, tant pour les parents que les enfants. Depuis quelques années, une autre période semble un peu délicate dans la vie d’un enfant, surnommée en anglais le « terrible two », signifiant « les deux ans terribles ». Effectivement, cette phase difficile semble commencer après l’âge de 18 mois et peut durer jusqu’aux 3/4 ans de l’enfant. Moments d’oppositions, de crises, de refus… Beaucoup de difficultés peuvent mettre à l’épreuve les parents face à leur petit.

Ce n’est pas toujours évident de savoir quelle attitude adopter dans ces situations, d’autant plus qu’elles amènent plein de questionnements : pourquoi fait-il/elle ça ? Comment réagir ? Ai-je bien fait ? Cela passera-t-il ? Est-ce normal ?

Dans un premier temps, il s’agit de comprendre pourquoi ce phénomène a lieu à cet âge précis, en quoi il consiste et quelle est sa nécessité dans le développement de l’enfant. Ensuite, nous pourrons évoquer quelques pistes pour passer au mieux ce cap difficile.

Le terrible two, c’est quoi au juste ?

Cette expression « terrible two » désigne une période généralement située entre les 18 mois et les 3-4 ans de l’enfant. Durant cette période, l’enfant se « rebelle » : il refuse un maximum de choses, entre facilement en conflit, fait des crises et s’oppose à ses parents. Un moment pas facile à gérer, d’autant plus que l’enfant fait souvent ses crises en public, là où le parent sera plus gêné par ce comportement inadapté. Aussi appelée « la période du non », l’enfant cherche ainsi clairement à se démarquer en tant qu’individu en s’opposant à toute forme d’autorité.

Cette étape du « terrible two » est en fait charnière dans le développement psychologique de l’enfant. Elle intervient au moment où celui-ci commence à prendre conscience de son individualité : il veut décider par lui-même et se sentir exister, alors qu’il ne dispose pas encore de vocabulaire suffisant pour le faire. En effet, à cet âge-là, il ne maîtrise pas encore le langage suffisamment pour exprimer correctement ses émotions. Cette période permet donc à l’enfant de grandir, de mûrir : il apprend à identifier ses émotions et petit à petit, à les gérer et les extérioriser de façon adaptée.

Quelle attitude adopter face au « terrible two » ?

Identifier et éviter les sources de crise

Tout d’abord, au fur et à mesure des crises de votre enfant, vous pourrez remarquer qu’il y a des récurrences et des éléments déclencheurs. Comme sources de difficultés sont souvent trouvées : les repas, le coucher, les courses… À la base de ces difficultés, on trouve des sentiments que l’enfant éprouve, qu’il a sûrement du mal à gérer et exprimer : faim, fatigue, stress, ennui… Sachant cela, l’idéal sera d’essayer d’éviter toute longueur, source de stress : l’enfant a besoin de se sentir reconnu, il appréciera qu’on lui donne le choix.

Mais attention, ne lui donnez pas la possibilité de dire non. Ainsi, lors d’un repas par exemple, au lieu de lui demander s’il veut des brocolis, demandez lui plutôt : « Veux-tu des brocolis avec ou sans sauce ? », ou « veux-tu manger les tomates avant ou après la viande ? ». De telle façon, l’enfant aura le sentiment de choisir lui-même et ne ressentira pas le besoin de faire opposition pour se démarquer.

Lors d’une crise, l’essentiel est de ne pas l’ignorer et lui accorder de l’attention. On ne peut pas interdire à un enfant de ressentir des émotions, mais on peut lui apprendre à les extérioriser autrement que par une crise. Il faut donc sur le moment trouver une solution à son problème, ou changer de sujet, puis au calme par la suite lui expliquer les autres façons de réagir qu’il aurait pu avoir, l’aider à trouver les mots pour exprimer son mécontentement.

Garder son calme

Au moment de la crise, il est capital de prendre du recul et de garder son calme. Sur le moment, votre petit est submergé par ses émotions et n’arrivera pas à entendre quoi que ce soit. Il faut ensuite trouver un moment après le conflit pour en reparler, sans que cela ne soit trop à distance non plus, car à cet âge-là, un enfant aura oublié cet épisode.

Lorsque vous en discutez avec lui, expliquez bien que vous comprenez, qu’il a le droit de se sentir triste, en colère, fatigué, mais aidez-le en lui proposant d’autres solutions et en l’écoutant poser ses mots sur ses sentiments.

Autre point important : ne pas se montrer rancunier. Une fois la crise passée, les explications faites, ne revenez pas sur l’attitude qu’a eue votre enfant. Lorsque les réconciliations ont été faites, la crise fait partie du passé.

Rester ferme et constant

Malgré l’écoute, la patience et la compréhension dont vous pouvez faire preuve, il est primordial de se montrer ferme et de vous en tenir à ce que vous dites. N’hésitez pas à exposer les consignes à votre enfant à chaque début d’activité, à l’arrivée dans un lieu. Énoncez les règles et les sanctions encourues si les limites sont dépassées.

Ne vous laissez pas submerger par le caractère parfois impressionnant de la crise, une règle principale : ne cédez pas ! Car cela, votre enfant le retiendrait, et saurait par conséquent que les règles ou les sanctions annoncées sont aléatoires et non appliquées, donc qu’il ne risque pas grand-chose à les transgresser.

Concernant les sanctions, veillez à ce qu’elles soient utiles, réparatrices, qu’elles aient un lien et qu’elles soient proportionnelles à la « bêtise », qu’elles soient réalisables et non angoissantes, et surtout, qu’elles ne touchent pas aux besoins fondamentaux de l’enfant (repas, sommeil…).

Accompagner et donner de l’amour

À cet âge-là, les enfants sont surtout à la recherche de reconnaissance et d’amour. Ils veulent capter notre attention tout en se démarquant en tant qu’individu unique. C’est le moment idéal pour commencer à les occuper avec des tâches qu’ils peuvent accomplir eux-mêmes, de les responsabiliser à leur niveau de capacité. L’amour et l’attention, ce sont les clés.

Accordez-lui beaucoup d’affection, n’hésitez pas, après une crise et ses explications, à donner un câlin à votre enfant. Il comprendra ainsi qu’il a certes fait une bêtise, que vous avez été mécontent, mais que cela n’altère pas l’amour que vous avez pour lui.

L’enfant a besoin de se sentir rassuré et aimé, il évoluera ainsi dans un climat de confiance et pourra mûrir ses émotions en apprenant à les contrôler.

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