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La conversion de Sainte Angèle de Foligno, un modèle pour tous

Saint Angela of Foligno
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Connaître les imperfections de sa vie en 18 pas… La première phase indispensable face au danger que nous courrons tous de vivre comme si Dieu n’existait pas.

Rien ne laissait supposer qu’Angèle (1248-1309) deviendrait l’une des premières grandes mystiques de l’Eglise catholique. Et pourtant. Après une vie mondaine et frivole, loin de Dieu, cette Ombrienne s’est convertie à l’âge de 37 ans.  Celle que l’Eglise considère comme « l’une des plus belles incarnations de l’idéal franciscain » – sa conversion a en effet commencé dans les pas de saint François d’Assise – faire mémoire de la succession de ses expériences, commencées en 1285, ne peut qu’aider à nous rendre plus attentifs à ces signes avec lesquels le Seigneur « touche notre âme » et « apprendre ainsi la vie vers Dieu et avec Dieu, dans la communion avec le Christ crucifié », soulignait Benoît XVI, à une audience générale en 2010.

C’est vrai, Angèle s’est convertie mais son cheminement spirituel pour arriver à reconnaître les imperfections de sa vie – une phase indispensable – fut long : 18 étapes ou « mutations » comme elle les appelle, soit un peu plus de la moitié du parcours – 30 étapes en tout – pour arriver au but ultime : entrer en communion parfaite avec Dieu et voir sa vie transformée en amour et joie, en « union totale avec la Trinité », comme Dieu n’a cessé de lui promettre, au travers de ses prières constantes.

Et dès le début, Dieu lui offre un magnifique compagnon de route : Saint François, mort deux ans auparavant sa naissance. Angèle le voit « réellement », suit ses conseils. Sous sa conduite, elle multiplie les méditations et actes de dépouillement – jusqu’à tomber elle-même dans la pauvreté – ses actes de pénitence, et les austérités.

Les premiers pas, une phase d’instabilité

Mais plus Angèle avance dans sa conversion et apprend à reconnaitre les imperfections de sa vie, plus elle sent monter en elle ce sentiment d’être encore plus « indigne » de Dieu et de mériter l’enfer. Elle met du temps à se libérer. Comme dit Benoît XVI, C’est la phase de « l’équilibre instable entre l’amour et la douleur ». Les premières étapes de sa « mutation », comme elle tentera de se décrire à son confesseur. Phase que nous pouvons résumer en étapes-charnières et utiliser comme outil pour « sentir », comme Angèle, les signes de la présence de Dieu dans nos vies, quelles que soient les façons dont Il les expriment en chaque homme.

La reconnaissance des péchés

Comme Angèle, regarder ses péchés et en acquérir la connaissance. Un premier passage qui a fait « trembler » la bienheureuse et l’a beaucoup fait pleurer, celle-ci se croyant « damnée » à jamais.

Confession et pénitence

Cette reconnaissance des péchés fait mal : on a honte et recule devant l’aveu.  « Je rougis pour la première fois », déclare Angèle, « ma conscience ne cesse de gronder ». Il faut chercher le confesseur qui puisse comprendre, à qui l’on puisse parler, et aidera à faire passer la honte. Angèle a eu la vision de saint François qui l’a guidée, mais il suffit de prier avec ferveur. Mais avertit-elle, même pleinement confessé, l’absolution ne chassera pas tout de suite l’amertume et la douleur. Ni la pénitence.

Diapo – Dix mystiques qui ont reçu les stigmates du Christ

 

Considération de la miséricorde

Angèle souffre et pleure de plus belle mais une lueur apparaît. Elle est éclairée par la divine miséricorde, fait connaissance avec celle qui l’a « retirée de l’enfer ».

Connaissance profonde de ses défauts

La miséricorde de Dieu est si « éclairante » que l’on est capable de voir tous ses défauts. Le sentiment de culpabilité prend alors le dessus, et comme chez Angèle peut grandir cette certitude de mériter l’enfer.

Se reconnaître coupable

Angèle prend conscience de ses péchés et se sent coupable : « En offensant le Créateur, j’avais offensé toutes les créatures… Tous mes péchés me revenaient profondément à la mémoire, et dans la confession que je faisais à Dieu, le les pesais très profondément ». Puis tout-à-coup. Elle sent sur elle la pitié de toutes les créatures et de tous les saints. Elle reçoit en don comme « un grand feu d’amour », et « la puissance de prier » comme jamais elle n’avait prié.

La vue de la croix

Angèle connaît la grâce spéciale du « regard sur la croix ». Mais la vision, quoique douloureuse, est encore trouble, « insipide » dit-elle.

Connaissance de Jésus-Christ

A ce stade, le nouveau converti, comme Angèle, prend conscience plus profondément de la façon dont Jésus-Christ est mort pour les péchés des hommes, mais comme elle, il doute encore de ses bienfaits. La profondeur de l’intelligence arrive plus tard. Maintenant c’est l’heure du dépouillement, du tiraillement entre les promesses que l’on veut faire et la peur de les faire, de se donner tout entier. Jusqu’à briser toute résistance.

La voie de la croix

Ainsi dépouillé et éclairé, la voie épineuse de la croix, les tribulations de la vie, s’aplanissent. Le converti commence à se sentir plus léger, plus libre. Sa volonté est entrée dans le cœur de Dieu et la volonté de Dieu dans son cœur.

Larmes et Passion

Dieu montre alors ses plaies. Des visions du Christ crucifié feront atteindre à Angèle les sommets de la mystique dans des crises violentes qui iront jusqu’à effrayer ses amis. Elle vit la Passion du Christ à 100%, ce qui la renvoie à ses propres péchés.

Le cœur du Christ se révèle

Le Christ se montre à Angèle et lui donne une connaissance plus profonde de lui. « Voici le lieu sans mensonge, le lieu où tout est vérité », lui dit-il alors qu’elle prie. Elle sent pour la première fois une grande consolation, se sent lavée. Suivre, croire et prier, soutient désormais sa marche. La douceur de Dieu la pénètre « au-dedans dans le coeur, au-dehors dans le corps », confie-t-elle.

L’espérance

Au dix-septième stade de sa conversion, Angèle ne désespère plus. Elle espère. En souffrant et aimant. Dans son « Livre des visions et instructions », elle parle « d’humilité » de « lumière et silence » face aux « adversaires de la vérité ». A consommer abondamment, comme de la nourriture, pour remplir ce « néant » intérieur qui a aujourd’hui si soif « d’immensité divine ».

La conversion d’Angèle a grandi. Le pardon divin lui apparaît maintenant comme don gratuit de l’amour du Père. « Si tu voyais mon cœur, tu serais absolument contraint de faire toutes les choses que Dieu veut, parce que mon cœur est celui de Dieu et le cœur de Dieu est le mien », écrit-elle à un proche en lui expliquant sa conversion.

Pour goûter aux expériences par lesquelles Angèle de Foligno est passée avant de connaitre les imperfections de sa vie, structurées en 18 « pas » bien définis, lire le Livre des visions et des instructions de la Bienheureuse Angèle de Foligno.

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