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RDC : les chrétiens violemment réprimés par le gouvernement de Kabila

Protest Kinshasa

JOHN WESSELS / AFP

Des prêtres catholiques de RDC lors de la marche du 31 décembre 2017.

Agnès Pinard Legry - publié le 03/01/18

Trois jours après la violente répression de la marche pacifique des chrétiens organisée dans plusieurs villes de République démocratique du Congo (RDC), le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, a condamné la « barbarie » des forces de sécurité gouvernementales.

Ce 31 décembre 2017, jour de la Saint-Sylvestre, des milliers de catholiques congolais ont défilé dans plusieurs villes de RDC, notamment Kinshasa, pour demander pacifiquement le départ du président Joseph Kabila. En parallèle, des forces de sécurité ont pénétré en plein office dans des églises avec du gaz lacrymogène. Au moins 8 personnes auraient trouvé la mort et une centaine, dont des enfants de chœur, ont été arrêtées en marge de ces manifestations.

Cette marche visait à encourager une application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, c’est-à-dire le départ de Joseph Kabila, actuel président de la RDC. Signé le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition et sous l’égide de l’Église catholique, cet accord prévoyait la tenue d’une élection présidentielle d’ici la fin 2017.


Notre Dame De Kinshasa

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Le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, a vivement dénoncé ces agissements dans un communiqué. « Comment ferons-nous confiance à des dirigeants qui bafouent la liberté religieuse du peuple, liberté religieuse qui est le fondement de toutes les libertés ? », a-t-il écrit. Il n’a pas hésité à qualifier de « barbarie » les moyens employés par la police congolaise pour réprimer cette marche des chrétiens tout en listant les agissements des forces de sécurité : « Empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogènes pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, etc ». Pour mémoire la RDC, plus grand pays d’Afrique subsaharienne, est peuplée à 80 % de catholiques.




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Mgr Luis Mariano Montemayor, nonce apostolique en RDC, c’est-à-dire agent diplomatique du Saint-Siège accrédité comme ambassadeur de ce dernier dans le pays, a réagi hier aux événements en déclarant que « le Saint-Siège respecterait la compétence de la conférence épiscopale du pays pour réagir à la situation ». Le prélat a également souligné qu’il ne fallait s’attendre à « aucune réaction du Saint-Siège, car il est de règle dans l’Église de respecter ce qui est de la compétence des évêques diocésains ».


Le 3 avril 2017 sur le boulevard Lumumba à Kinshasa (RDC) pendant la grève générale organisée par l'opposition. © AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

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RDC
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