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L’extrême-gauche allemande sous le charme du pape François

Gregor Gysi
By photocosmos1 | Shutterstock
Gregor Gysi, président du groupe Die Linke, parti d'extrême-gauche allemand, au Bundestag.
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Gregor Gysi, l’un des hauts responsables du parti d'extrême-gauche allemand Die Linke, regrette un affaiblissement de l'autorité morale de l'Église catholique en Allemagne et trouve le pape François « carrément fantastique ».

En Allemagne, le fait qu’un homme politique de gauche n’exprime pas une opinion négative à propos de l’Église est déjà remarquable en soi. Avec, au centre-droit, un parti explicitement chrétien, le parti chrétien démocrate (CDU), le parti de gauche, le parti social-démocrate (SPD), a tendance à voir les chrétiens comme des adversaires idéologiques. C’est sans parler de l’extrême-gauche qui est encore moins tendre à leur égard. Gregor Gysi, l’un des hauts responsables du parti d’extrême-gauche allemand Die Linke, renverse complètement les perspectives. Il trouve en effet le pape François « carrément fantastique », comme nous l’apprennent nos confrères du site katholisch.de.

Gregor Gysi veut « défendre le Pape »

L’homme politique de gauche Gregor Gysi a reconnu qu’il trouvait le pape François « carrément fantastique » dans une interview pour Domradio, la radio de l’Église catholique de Cologne. Il le considère capable de poser les grandes questions qui interrogent l’humanité dans sa quête de sens et loue son engagement pour la justice, à l’image du christianisme des origines.

Ce n’est pas la première fois que le parti d’extrême-gauche exprime ainsi un faible pour le pape François. En 2016, il avait déjà, lors d’une campagne régionale, utilisé pour ses affiches de campagnes une photo du pape François avec une citation : « Pour que la politique soit au service de l’homme, il ne faut pas qu’elle soit l’esclave de l’économie ou du monde financier ».

« Sans les Églises, nous serions une société sans morale »

Pour Gregor Gysi, les Églises sont capables d’ancrer la morale dans la société. « Si elles n’existaient pas, personne ne le ferait. » Il y a des décennies, la gauche était parvenue à instaurer des normes morales. Mais après l’échec du socialisme d’État, elle a perdu toute capacité à le faire par des normes générales et contraignantes, selon le président du groupe parlementaire. « Par conséquent, sans les Églises, nous serions une société sans morale. » Elle seule peut faire ce que les partis ne peuvent plus faire.

Gregor Gysi a cependant l’impression que l’influence des Églises diminue et il semble le regretter. Il y a des décennies, elles auraient pu infléchir certaines évolutions, a-t-il déclaré, citant l’avortement, le mariage pour tous, l’insémination artificielle ou encore l’euthanasie. Il apparaît donc que sans l’Église, une vraie lucidité et un enseignement sur les grands problèmes moraux manquent à la société. Et cela peut être souligné même à l’extrême-gauche ! Dans un numéro de Famille chrétienne, Jean-Luc Mélenchon avait d’ailleurs remarqué la justesse des analyses du pape François.

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