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Les stagiaires de Libération émus par l’action du Secours catholique auprès des plus démunis

Homeless
SEBASTIEN BOZON / AFP
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Un journaliste de Libération a décidé d’emmener des collégiens de troisième, qui effectuaient leur stage d’observation à la rédaction, à un goûter de Noël organisé par le Secours catholique pour les plus démunis. Une découverte qui les a profondément marqués.

Le 20 décembre, le Secours catholique du XIe arrondissement parisien a organisé un goûter de Noël avec des personnes démunies. Tristan Berteloot, journaliste au service politique de Libération, a décidé d’y emmener les quinze collégiens de troisième qui effectuaient leur stage d’observation à la rédaction. Touchés par ce qu’ils ont vécu, vu ou entendu, certains d’entre eux ont tenu à écrire leurs impressions. Libération s’en est fait l’écho.

«  On prend en considération beaucoup de choses qu’on n’aurait pu imaginer auparavant »

« Pour certains, les rires des enfants sont un salut nécessaire. Cela apaise les adultes, leur font oublier leurs problèmes. Les petits n’en ont sans doute pas conscience. Au Secours catholique, les enfants voient surtout un lieu de divertissement où on s’amuse, participe à la décoration, où on se fait des amis. Où l’on se remonte le moral. Derrière son piano, Henri Nativel, un bénévole, chante sa chanson, “les Migrants”. Cela commence ainsi : “Ils quittent leur pays, leur famille, leurs amis, dans l’angoisse et la peur, dans la mort et les pleurs”. Au fond de la salle, une femme fond en larmes. Elle est algérienne. Sa fille, un peu paniquée, cherche à la réconforter », écrit ainsi Valentina, élève au collège André-Citroën. « Les pleurs de cette femme, l’ambiance très particulière qu’il y a, font réfléchir. On prend en considération beaucoup de choses qu’on n’aurait pu imaginer auparavant », écrit pour sa part Loris, élève au collège Hélène-Boucher.

« Le Secours catholique prône l’humanisme et tente d’effacer les différences entre les encadrants et les personnes en difficulté. La chanson d’Henri retrace le parcours des migrants qu’il a croisés ici. Comme lui, les autres bénévoles donnent beaucoup de leur temps pour former cette famille. C’est un beau symbole d’unité et de fraternité », avance enfin Marcello, élève au collège Massillon.