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Des vacances de Noël en famille, sans tensions

CHRISTMAS DINNER

Rawpixel.com - Shutterstock

Mathilde Dugueyt - publié le 20/12/17 - mis à jour le 22/11/21

Alors qu’on aimerait passer les plus belles vacances de Noël, se retrouver en famille est parfois difficile. Suivez les conseils d’un psychologue pour apaiser les tensions et profiter de l’esprit de Noël.

Lié à notre enfance et à des souvenirs régressifs, Noël est une fête singulière pour de nombreuses raisons. En écho à la naissance de Jésus, nous revivons cette attente et ce moment de joie intense. C’est l’occasion de se retrouver en famille et de partager des moments avec ses proches. Chargées en émotions, les vacances de Noël sont aussi synonymes parfois de déceptions et de tensions. « À force d’attendre beaucoup et de vouloir que tout soit parfait, j’ai écumé de nombreuses désillusions », confie Rose, 33 ans.


Noel en famille

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Au lieu de soigner dans les moindres détails la décoration ou de préparer un repas comme un festin, l’essentiel est peut-être ailleurs… Découvrez les pièges à éviter et les conseils d’Yves Boulvin, psychologue et auteur de Des clés pour améliorer les relations parents-enfants (EdB), pour apaiser les tensions en famille et vivre Noël en toute quiétude.

Piège n° 1 : se focaliser sur les vacances

Avec hâte et impatience, on concentre son énergie sur ce temps de repos, en occultant le fait que les liens familiaux se tissent avant tout au quotidien. « Les vacances sont un temps privilégié entre les parents et leurs enfants, souligne Yves Boulvin, psychologue. Mais c’est aussi important de mettre des “vacances” tout au long de l’année. »

On en profite ainsi pour jouer, se balader et passer du temps ensemble pendant les fêtes mais aussi en ponctuant la vie de tous les jours par ces instants privilégiés. En sortant de la routine avec un goûter, un cinéma avec son aîné ou une visite culturelle avec son mari, les liens se renforcent entre les différents membres de la famille.

Piège n° 2 : obliger la présence de tous

En pensant que Noël est un rendez-vous contraint, on lui donne un caractère négatif. Chacun doit être libre de vivre ce moment selon ses envies. « Les vacances sont une belle opportunité pour se rencontrer à condition d’y mettre de la souplesse, ajoute Yves Boulvin. Au risque de devenir une fête où l’on va à contre-cœur. C’est un mi-chemin à trouver entre l’invitation et l’obligation car la pression de venir peut créer une distance. Notre Seigneur nous apprend à venir mais aussi à partir. Il y a des gens qui ont du mal à entrer dans certaines familles, d’autres ont des difficultés à avoir assez d’indépendance pour ne pas venir. »

En affirmant ses choix, on peut aussi délier certaines situations délicates. « Depuis que je suis devenue mère, j’ai éprouvé le besoin d’une fête plus intime, je n’ai plus eu envie de me forcer à assister aux grands Noël imposés par nos parents respectifs, témoigne Adeline, 41 ans. Une année, nous sommes partis en famille juste avec les enfants. Au final, tout le monde a compris notre choix et certains nous ont même confié avoir aussi envie d’un autre Noël. »

Piège n° 3 : idéaliser le moment de Noël

Façonné par des souvenirs de l’enfance, Noël peut avoir une image distordue pour certains. « J’ai l’impression que du haut de mes 10 ans, Noël avait une autre saveur, raconte Julien, 45 ans. Je me souviens de la fête avec mes cousins, de l’hystérie à l’ouverture des cadeaux et du côté magique de ces journées. Des années plus tard, je ne parviens pas à retrouver ces sensations. »

Savourer avec un autre regard ces fêtes en famille peut demander un certain temps. On peut apprécier ces retrouvailles en gardant nos souvenirs dans un coin de notre tête pour vivre un Noël différent mais avec des sentiments aussi forts.

Dans les maisons de famille, se retrouver tous ensemble peut être source de conflits alors qu’on aimerait juste passer du temps avec ses proches. « On peut vivre plus ou moins bien la venue des uns et des autres dans la maison familiale, souligne le psychologue. Mieux vaut passer trois jours heureux ensemble que sept avec des disputes. »

Réduire les vacances en famille peut être une piste. Il est aussi important de parsemer ce temps commun par des escapades en solitaire afin de se ressourcer.

Piège n° 4 : minimiser les petits désaccords et entretenir les conflits

Certains mots ou petites phrases peuvent entretenir de grandes disputes entre les membres d’une même famille. « Des petites remarques suffisent à créer de grandes distances, analyse Yves Boulvin. Au lieu de se comprendre mutuellement, on s’impose et on s’oppose. Avec une petite attention gratuite, sans regret et sans reproche, comme un “je pense à toi” on peut se rapprocher. »

Dans ces moments de joie, il vaut mieux avoir des pensées positives pour une atmosphère apaisée. « Au lieu de regretter ou d’en vouloir à une personne qui nous est chère, on peut la bénir en demandant l’aide du Christ : “Toi Seigneur qui sait où elle est et comment elle va, bénis-là !”. Quand on envoie des nuages négatifs, l’autre les reçoit inconsciemment. »

Piège n° 5 : oublier l’essentiel

En référence à la naissance de Jésus, Noël est l’occasion pour tous de revivre ces instants sacrés, en toute simplicité en se concentrant sur le plus important, la famille. « Les festivités ne doivent pas être perturbées par un certain faste, précise Yves Boulvin. Il est bon de se rappeler que Jésus est né dans un endroit pauvre avec des bergers, et non dans l’opulence. Parfois la fête l’emporte sur la partie spirituelle. Vivre profondément la naissance de Jésus, cela demande peut être de s’isoler ou d’être dans un lieu spirituel. »

Afin de profiter des fêtes en famille, on se concentre sur les uns et les autres, le plaisir d’être ensemble plutôt que de prêter trop d’attention au superficiel.

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