Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Le père Noël et ses confrères…

JAK NAPRAWDĘ WYGLĄDAŁ ŚWIĘTY MIKOŁAJ
Reporters / GYS/REPORTER
Partager

Le Père Noël n’a pas le monopole de la distribution des cadeaux aux enfants le soir de Noël… D’ailleurs ils ne sont pas tous d’accord sur la date. Par contre, de saint Nicolas aux rois mages, ils viennent tous récompenser les enfants sages.

Que ce soit le lutin nordique Julenisse qui apportait des cadeaux au milieu de l’hiver, le dieu viking Odin qui descendait du ciel, les Rois Mages en Espagne, la fée Befana en Italie, le père Noël ou saint Nicolas, tout le monde s’accorde pour gâter les enfants à Noël, devenue la fête des familles au XIXe siècle…

Saint Nicolas « migrant »

On voit souvent en saint Nicolas l’ancêtre du Père Noël. Lorsqu’au XVIIe siècle, les Hollandais fondèrent La Nouvelle-Amsterdam, aujourd’hui New York, et emportèrent dans leurs bagages la légende de saint Nicolas. Au fil des années, Sinterklaas, comme il se nomme au Pays-Bas, devint progressivement Santa Claus chez les colons anglophones, qui, par déformation de langage, firent aussi évoluer la date de distribution des cadeaux du 6 au 25 décembre.

Santa Claus, bête de pub

À la fin du XIXe Santa Claus est devenue une « bête de pub » ! En 1890, il s’affiche dans un grand magasin parisien, en cape verte bordée d’hermine, coiffé d’un bonnet assorti. Aux Galeries Lafayette en 1906, le Père Noël porte toujours une longue barbe blanche mais son capuchon de fourrure est entouré d’une couronne de houx. En janvier 1918, le Printemps imagine une affiche publicitaire avec un Père Noël « poilu » qui revient du front, tenant dans sa main gauche deux poupées en costume traditionnel : une Alsacienne et une Lorraine !

Les campagnes de Coca Cola dans les années 1930 en particulier, popularisèrent le vieil homme. Elles apportèrent une visibilité mondiale au personnage de légende et impose son costume rouge bordé de fourrure blanche. Ce dernier s’impose dans toute l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Résistance au Père Noël

Sa grande vogue doit aussi beaucoup au prestige dont les États-Unis, pays des libérateurs, jouissaient en France dans l’immédiat après-guerre. Mais l’avènement du Père Noël « américain » en France ne fut pas du goût de tous. Dans les années 1950, le débat enflammé entre les accusateurs et les défenseurs du Père Noël atteint son paroxysme le 23 décembre 1951 à Dijon, lorsqu’un jeune prêtre brûla l’effigie du père Noël sur le parvis de la cathédrale… Ce qui ne manqua pas de le faire connaître un peu plus !

Particularismes régionaux

Selon les régions, le Père Noël n’a pas l’exclusivité de la distribution des cadeaux ! En Alsace, en Lorraine et dans le Nord, c’est saint Nicolas qui officie traditionnellement le 6 décembre. Le père Chalande prend le relais en Savoie le soir du 24, tout comme la Tante Arie en Franche-Comté, accompagnée de son âne. Au Pays-Basque, c’est le charbonnier Olentzero qui vient se réchauffer dans les maisons et qui gâte les enfants. Dans le Morvan, Nivernais et Bourgogne, le père Janvier ou le Bonhomme Hiver attend le jour de l’an pour distribuer ses étrennes et en Provence on attend les rois mages qui apportent leurs cadeaux le jour de  l’Épiphanie. Enfin, dans la majeure partie de la France c’est le petit Jésus, comme le Christkindel allemand, qui apportait les cadeaux en se faisant enfant des hommes.

Travail de nuit

Seul dénominateur commun, tous passent par la cheminée pour déposer leurs cadeaux pendant la nuit. On recommandait aux enfants de laisser leurs souliers devant la cheminée pour que le vénérable hôte leur laisse un cadeau. Et malgré l’avènement du chauffage moderne, l’absence de cheminées et les logements en appartement… ils trouvent tous le moyen de pénétrer discrètement dans chaque maison ; c’est le miracle de Noël !

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]