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La foi d’Obi Wan Kenobi

Star Wars
LUCASFILM / ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12 / AFP
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Alec Guinness, l'acteur qui interpréta le mentor de Luke Skywalker, Obi Wan Kenobi, dans le premier épisode de la saga Star Wars, s'était converti suite à un tournage.

Difficile d’incarner plus parfaitement l’âme britannique qu’Alec Guinness. Avant d’être immortalisé auprès de ses jeunes fans en maître Jedi, il fut notamment l’inoubliable colonel Nicholson du Pont de la rivière Kwaï, l’officier qui maintient, dans l’enfer d’un camp de prisonniers des Japonais, la discipline et l’étiquette irréprochable de la British Army

Un vieux sage chez les jeunes fous de Star Wars

George Lucas voulait un personnage de vieux sage, bienveillant, sévère et parlant avec l’accent britannique pour devenir le mentor de Luke. Alec Guinness accepta le rôle, non sans réticences, car il avait de sérieuses réserves sur la qualité des dialogues. Il avait surtout le sentiment de débarquer dans une cohorte de gamins mal élevés. Il confia dans son journal : « J’ai l’impression d’avoir 80 ans et ils me traitent comme si j’en avais 100 ! »

Mark Hamill, l’acteur qui incarne Luke Skywalker, se souvient : « Il pensait que les Américains étaient très effrontés et qu’ils avaient du mal à se contrôler ». S’amusant à l’appeler « Sir Alec », il reçoit une correction : « Il m’a giflé assez fort. Je lui ai demandé pourquoi il avait fait ça. (…) Et il m’a répondu : « Je veux qu’on me connaisse par mon nom, pas par ma distinction. » En fin de compte, Luke appelle Obi Wan « Big Al » : « Il a adoré ça, il adorait l’humour irrévérencieux. »

En quête mystique

S’il incarne dans l’imaginaire collectif une espèce lointaine (très lointaine) d’anachorète, Alec Guinness était effectivement en quête. Issu d’une famille éclatée, il avait été élevé dans l’anglicanisme, mais s’en était détourné après l’adolescence, s’intéressant à toutes sortes de philosophies et de spiritualités. Il se renseignait sur l’athéisme, le bouddhisme, le marxisme, les Presbytériens et les Quakers… Presque tout sauf le catholicisme, qu’il considérait avec méfiance !

« Préjugés anticatholiques »

Du moins jusqu’en 1954, dans sa quarantième année. Il tournait, en France, le rôle du père Brown, l’enquêteur sorti de l’imagination de Gilbert Keith Chesterton. Habillé en prêtre catholique, il se promenait dans la campagne pendant une pause quand il fut rejoint par un enfant qui lui attrapa la main en toute confiance, pour marcher un moment avec lui.

L’affection et la confiance qu’avaient inspiré son vêtement de prêtre marquèrent profondément l’acteur : « Une Église qui peut inspirer une telle confiance à un enfant, ne pouvait pas être aussi inquiétante et caricaturale qu’elle est souvent présentée. Je me suis mis à questionner les préjugés qu’on m’avait inculqués depuis longtemps ».

Le miracle qui fit basculer Alec Guinness

Peu de temps après cette rencontre, le fils d’Alec Guinness, Matthew contracta la polio sous une forme sévère qui paralysa sa taille et ses jambes. L’enfant aurait pu en mourir. Après chaque journée de tournage, l’acteur se recueillait dans une petite église catholique. Il fit une sorte de marché avec Dieu : « Si Mathew s’en sort, je le laisserais devenir catholique s’il le souhaitait ». Guéri contre toute attente, le garçon fut inscrit dans une école jésuite et se convertit à 15 ans, avec l’accord de son père, qui respecta sa part du marché…

Pourtant, Alec Guinness ne suivit pas le mouvement tout de suite. Il était notamment freiné par le dogme de l’infaillibilité pontificale. Mais après plusieurs retraites, il finit par se convertir à son tour : « Il n’y a pas eu de grande illumination, pas de profonde compréhension théologique, c’était juste le sens de l’histoire », témoignait-il. Et peu de temps après les faits, l’épouse d’Alec Guinness, Merula Salaman annonça qu’elle devenait catholique à son tour.

Quand Sir Alec se départait de son flegme

Nouveau converti, Alec Guinness connut des périodes de paix profonde, de bien-être physique et de poussées de ferveur… Il confia notamment s’être mis à courir pour aller voir le Saint-Sacrement dans une petite église. Il assumait cet épisode, qui colle mal avec son image de sage imperturbable, en expliquant : « Si la religion signifie quelque chose, c’est que l’homme adore tout entier, corps et âme ».

Alec Guinness est mort le 5 août 2000, à l’âge de 86 ans. Son épouse – du même âge que lui – le suivit deux mois plus tard, le 18 octobre.

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