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Jésus, une source d’inspiration pour la musique ?

© Wikimedia Commons
Leonard Cohen
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Dans les kiosques depuis le 30 novembre, "Jesus" est un magazine entièrement consacré à la figure du Christ. Aleteia vous propose d'en lire un extrait.

La figure de Jésus a été une source d’inspiration immense pour tous les domaines de l’art : musique, peinture, sculpture… À tel point que 70 % des œuvres d’art de notre patrimoine traitent d’un sujet religieux ! Mais on pourrait aussi croire que jésus est une figure du passé, qu’il appartient à Fra Angelico, à Haendel ou Maurice Denis. Or, c’est tout le contraire ! La musique contemporaine ne cesse de le redécouvrir, et spécialement la musique rock. De Léonard Cohen à Beyoncé, en passant par Brigitte et Johnny Hallyday, les chanteurs sont très nombreux à parler de Jésus. Que ce soit dans la louange, la dérision, la supplication, la colère ou la gratitude, la musique moderne n’a pas fini de psalmodier !

Jésus, une référence… culte ?

U2, Leonard Cohen, Queen, Bruce Springsteen, ou plus récemment Carrie Underwood : nombreux sont les groupes ou solistes célèbres qui ont fait référence à la figure de Jésus dans leurs chansons. Jésus a marqué les imaginaires collectifs et est devenu une référence presque obligée pour les artistes, qui lui consacrent des œuvres entières ou bien de simples références, souvent implicites.

Véritables maîtres dans l’art de la communication digitale, les superstars d’aujourd’hui multiplient en effet les références directes ou indirectes. Par exemple, Beyoncé dans son clip Mine, reprend des éléments iconographiques de la célèbre Pietà de Michel-Ange qui représente Marie pleurant la dépouille de son fils. Beyoncé y fait aussi référence en posant devant le Christ dans un montage photo reprenant l’épisode de la Cène dont Léonard de Vinci a fait une célèbre peinture.

Plus qu’un simple thème artistique, Jésus est aussi une figure de dévotion pour certains chanteurs et certaines chanteuses. Il existe des popstars d’envergure internationale qui confessent publiquement leur foi. Et d’autres, plus discrètes dans leurs chansons, qui n’hésitent pas à confier à certaines occasions un lien personnel avec Jésus : Kendrick Lamar qui a, « avant toutes choses, remercié Dieu », après avoir été consacré comme l’auteur du meilleur album de rap en 2016. Ou bien Alicia Keys qui chante une prière en introduction à son concert MTV Unplugged en 2005.

Louer Jésus, un tremplin pour les stars ?

Les États-Unis sont connus pour être un pays religieux. Là-bas, louer Dieu est une activité que l’on prend au sérieux. Dans les églises, on n’hésite pas à faire appel aux fidèles pour former des chorales ou accompagner l’assemblée avec des voix de soliste. Le gospel et le rock chrétien sont autant de mouvements emblématiques. Et ces mouvements de louange très prolifiques ont aussi été l’occasion de révéler de jeunes talents et de leur permettre de chanter en dehors des églises.

De nombreux inconnus sont devenus des icônes de la culture musicale pop-rock après avoir d’abord ébloui leurs coreligionnaires. Ainsi, Katy Perry, fille d’un pasteur évangélique, a fait ses débuts dans une église. Whitney Houston a elle aussi débuté sa carrière explosive derrière un pupitre d’église, dans une paroisse baptiste. La célèbre Tina Turner avait elle-même fait ses premiers pas musicaux dans la chorale de son église, au début des années 50…

Jésus, une superstar made in USA ?

« Jesus is just alright with me », chantaient les Doobie Brothers en 1975. Leur single emblématique rencontra un succès mondial. Inspiré à la fois d’un morceau de gospel typique des années 60 et d’une reprise un brin psychédélique du groupe The Byrds, leur chanson ne parle de rien ni de personne d’autre que de Jésus. Même les solos de guitare semblent chanter celui qui « est un ami et un sauveur, tend la main, et nous emmène vers d’autres contrées ».

Cinq ans plus tôt, Norman Greenbaum chantait l’espoir de jours meilleurs dans « Spirit in the sky ». Tout comme le faisait le peuple afro-américain sous le joug de l’esclavage, Greenbaum chante une libération qui trouve son paroxysme dans la communion avec Jésus : même les battements de mains dans le clip rappellent ceux qui rythment les cultes festifs dans les églises noires américaines.

Décidément, le gospel a été une grande source d’inspiration pour le rock, et spécialement celui qui parlait de Jésus.

Mais ce mouvement n’est pas réservé au rock. On peut par exemple citer le « Jesus take the wheel » de Carrie Underwood (2005). Rapidement hissé au top des classements américains, cette référence incontournable de la musique country raconte l’histoire d’une femme qui cherche l’aide du Christ après un accident de voiture (d’où le titre du morceau qui est littéralement « Jésus, prends le volant »).

Avec sa voix puissante et moelleuse, la jeune artiste ressemblerait presque à une prédicatrice.

Le rap n’est pas en reste. On peut citer entre autres le témoignage poignant du chanteur Lecrae, un ancien toxicomane qui rend grâce à Dieu dans sa chanson « Anomaly » (2014), qui rencontra un vibrant succès outre-Atlantique.

Jésus dans la chanson française, un sujet sérieux ?

En France, après le succès de La vie est un long fleuve tranquille (1988), nous avons tous en tête la chanson entraînante et parodique de Patrick Bouchitey, « Jésus reviens », qui illustrait que l’américanisation des mœurs touchait aussi bien les cuisines que les églises. Johnny Hallyday avait annoncé la couleur en 1970 en annonçant que « Jésus-Christ |était] un hippie » et qu’il devait probablement vivre aux États-Unis et « fumer de la Marie-Jeanne, avec un regard bleu qui plane ». Plus récemment, le groupe Brigitte faisait de Jésus l’archétype du « sex symbol » dans son album Et vous, tu m’aimes ? (2011).

Mais Jésus n’est pas seulement traité sur le ton de la légèreté ou de la dérision. Des chanteurs se sont ainsi directement adressés à lui, dans des prières touchantes et plus intimes. Par exemple, Laurent Voulzy, en 2005 avec sa chanson Jésus où il demande au « Roi du ciel » de prendre en pitié les plus pauvres et les plus malheureux. En 2015, dans son dernier album In Extremis, c’est Francis Cabrel qui raconte d’une façon poignante la crucifixion de Jésus (« Dans chaque cœur »), dont « les mains n’avaient fait qu’embrasser » et qui est venu révéler aux hommes que « dans chaque cœur il y a un printemps caché ».

Chanter Jésus n’est pas le privilège des moines ou des chœurs d’églises. Le Fils de l’Homme demeure une figure essentielle de la culture musicale contemporaine. Tour à tour icône pop, héros New Age, image publicitaire, et personnage adoré avec ferveur et dévotion, Jésus semble ressusciter à  chaque nouvelle génération. Jusqu’à ce que nous entendions le chœur des anges, aux temps derniers ?

Tags:
musique
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