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Veiller pour la vie au temps de l’Avent

MAN PRAY
Gabrielle de Loynes
Jeune homme recueilli à la Basilique de la Nativité à Bethléem.
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Pendant l’Avent les chrétiens se préparent, dans l’attente et la prière, à célébrer la naissance du Christ. Ce temps est propice à la célébration de l’Évangile de la vie.

Au temps de l’Avent, le peuple chrétien se prépare à accueillir la vie à naître dans sa dimension la plus sacrée. C’est le temps de l’attente, mais ce n’est pas une attente passive, c’est un temps de veille sur le sens de la vie. Dans sa lettre encyclique sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine, Evangelium vitæ, publiée le 25 mars 1995, Jean Paul II proclame la valeur sacrée de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme. Il invite les chrétiens à refuser « tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide ». Le précepte « tu ne tueras pas » devient une condition à laquelle on ne peut renoncer pour pouvoir « entrer dans la vie » (cf. Mt 19, 16-19). Il constitue le point de départ d’un chemin de liberté qui nous invite dans chacune de nos décisions à choisir la vie.

Dès son origine, la vie est sacrée parce qu’elle est l’action créatrice de Dieu. Veiller pour la vie c’est donc résister contre toutes les formes de réticences et de conditions mises à l’accueil de la vie naissante, par exemple en refusant la limite, le handicap, l’infirmité. Veiller pour la vie c’est aussi protéger les derniers instants de l’existence. Le croyant sait que sa vie et sa mort sont entre les mains de Dieu : « Seigneur, de toi dépend mon sort » (cf. Ps 16 15, 5). Veiller pour la vie c’est encore refuser une conception de la liberté qui exalte de manière absolue l’individu et efface le divin, qui absolutise le relativisme face à la révélation. Lorsque la référence à Dieu disparaît, l’homme perd le sens authentique de son existence et s’en remet aveuglement, sans critères éthiques transcendants, à toutes les techniques possibles pour programmer, contrôler et dominer la naissance et la mort.

La vie, « pas uniquement la vie naissante »

Veiller pour la vie c’est encore s’interroger sur le sens que l’on donne à sa propre vie et le soin que l’on apporte à celle des autres. Lors de la veillée annuelle pour la vie le 30 mai 2016 à Notre-Dame de Paris, le père Denis Metzinger, organisateur de l’événement, a spécifié que « la défense de la vie ne concerne pas uniquement la vie naissante ». Le précepte « tu ne tueras pas » est donc indissociable du commandement « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Rm 13, 9; cf. Ga 5, 14). La protection de la vie humaine englobe immanquablement la nécessité de prendre soin de la vie de son frère, la prise en charge de l’étranger, l’amour de l’ennemi.

Le soutien et la promotion de la vie s’expriment donc nécessairement dans le service et la charité, dans tous les gestes quotidiens d’accueil, de sacrifice, de soins désintéressés pour autrui. Pour le pape François, qui entend donner une nouvelle orientation à l’Académie pontificale pour la vie, être pro-vie c’est aussi défendre les familles des migrants, l’interdiction de la peine de mort, la dignité humaine, l’écologie… L’homme qui défend la vie est appelé à la protéger sous toutes ses formes et notamment à cultiver et à garder le jardin du monde (Gn 2, 15). Il a une responsabilité propre à l’égard de la création, pour le présent, mais aussi pour les générations futures. L’injonction faite à Moïse s’adresse à nous aussi : « Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez » (Dt 30, 15. 19).

L’Avent, le temps de l’annonce

Le mot « Avent », du latin « adventus »  signifie la venue, l’avènement. L’Avent est donc un temps de veille dans la prière et de préparation à la naissance du Christ. Mais c’est aussi le temps de l’annonce d’un renouveau : « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur » (Lc 2, 10-11). Les chrétiens reçoivent donc l’Evangile comme une annonce et une source de joie. Il en va de même de l’annonce de l’Evangile de la vie. Selon Jean-Paul II les croyants forment « le peuple qui appartient à Dieu, chargé d’annoncer ses merveilles » (1 P 2, 9), envoyé pour le proclamer à toute l’humanité «jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Plus que jamais, au temps de l’Avent, le peuple chrétien est appelé à cultiver et à diffuser un regard contemplatif sur la vie, « C’est le regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en en saisissant les dimensions de gratuité, de beauté, d’appel à la liberté et à la responsabilité ». Comme Paul VI dans un de ses messages de Noël nous invitait à « vénérer et honorer tout homme », l’Avent nous invite à célébrer et partager le don de la vie.

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