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Kaïre Maria, ou comment édifier des ados en chantant le répertoire sacré

Kaïre Maria
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Ce chœur polyphonique vise l’excellence technique et cisèle les âmes des choristes par la finesse de la musique.

Fondé par Bénédicte Jorrot, une professionnelle du chant, et rattaché à l’école  “Saint-Dominique”, au Pecq, dans les Yvelines, l’Ensemble Kaïre Maria, compte soixante jeunes filles âgées de 8 à 18 ans. Il interprète en chœur ou soliste des œuvres du répertoire sacré du Baroque au contemporain. L’Ensemble travaille selon la pure tradition des maîtrises qui font vivre la vie liturgique de l’Église depuis le haut Moyen-Âge, avec pour fondement le chant sacré : « la polyphonie pour s’élever vers Dieu, la beauté comme culte rendu à Dieu » explique Marie-Cécile Dujon, la coordinatrice du projet.

Deux grands moments rythment l’année du groupe, le temps de Noël avec une série de concerts en Ile-de-France et la semaine de tournée d’été, préparée par des prestations en mai. L’été dernier, les choristes ont ainsi sillonné la Bretagne. L’ambition de ce chœur : développer le goût de la musique, mais aussi approfondir le sens de l’effort en groupe et la singularité de chaque choriste.

Kaïre Maria

École de chant, école de vie 

La qualité et l’élégance visées demandent aux jeunes filles exigence technique et sens de la discipline, à échelle individuelle et collective : trois heures de répétition par semaine, des concerts chaque soir lors de la tournée, une hygiène de vie à adapter. “Mais malgré la fatigue des concerts, elles en redemandent : cela témoigne d’une soif de leur part. . Je le constate d’autant plus que le soir après les concerts, elles continuent de chanter, elles aiment ça ! Cette discipline n’est pas coercitive : on leur explique que seule l’intégrité forgée intérieurement leur permettra de percer » précise Marie-Cécile Dujon.

« Elles donnent tout, poursuit-elle. Les petites sont encore parfois timides et n’osent pas : or chanter est une folie. Elles apprennent à trouver l’équilibre savant entre humilité et tout donner. Vivre dans la justesse du groupe par l’attention aux autres, mais acquérir assez de confiance en soi pour sortir sa voix : car on appartient à un Ensemble, on ne peut fredonner comme dans sa salle de bain ! »


Un révélateur de talents

La maman d’Amélie, petite nouvelle au caractère papillonnant, raconte comment la participation de sa fille au choeur Kaïre Maria l’a métamorphosée : « Je la voyais à la maison, Elle avait étalé ses partitions pour travailler et installé l’iPad à côté pour déchiffrer les airs. Je ne lui avais rien demandé. » Les jeunes filles  apprennent à se tenir, à gérer leur temps, et expérimentent, unies par un morceau, la vie communautaire : les trois heures de répétition hebdomadaires, la logistique des concerts, la semaine de tournée façonnent leur attention à l’autre.

Cet exercice est un révélateur de talents souligne Marie-Cécile Dujon : « Une fille timide peut se découvrir un potentiel faramineux. À l’inverse, certaines se prendront pour Maria Callas. Ensemble, elles apprennent l’humilité, mais également l’esprit de service, l’attention à l’autre. Cette cohésion se concrétise le soir des concerts lorsqu’elles s’entraident à parfaire leurs chignons : les grandes apportent aux plus jeunes».

Comme chef de chœur, Bénédicte Jorrot  constate de nets changements dans l’état d’esprit des jeunes choristes. En premier lieu, leur timidité. Elle en veut pour preuve ce témoignage reçu par  les parents d’une jeune choriste : « Non seulement ma fille est heureuse, mais il semble qu’il y a un avant et un après : sa confiance en elle a grandi. Ce que vous faites par le chant vaut plus que tous les cours académiques pour son édification personnelle. »

 

Prochains concert :

Samedi 16 décembre 20h30, Sainte Thérèse à Chatou

Dimanche 17 décembre 16h30, Sainte Jeanne de Chantal à Paris

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