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7 maisons de santons qui cultivent leur savoir-faire

©MaryseDiLandro
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Le mot santon signifie "Petit Saint" en langue provençale, et désigne ces petites figurines moulées en argile, costumées ou peintes, qui décorent traditionnellement les crèches de Noël. Les santons peuvent représenter des scènes religieuses comme la Nativité, ou encore des scènes de la vie paysanne et des métiers d’antan, dans des compositions aux décors authentiques.

Créés à l’origine par les habitants qui furent privés à la Révolution d’admirer les crèches dans les églises, les santons sont des spécialités artisanales de Provence. S’il existe des santonniers dans d’autres régions comme en Haute-Savoie ou en Bretagne, les plus célèbres d’entre eux sont provençaux. Voici une sélection de maisons de santons où l’on cultive ce savoir faire traditionnel dans les règles de l’art !

Les Santons Richard à Aix-en-Provence

La maison Richard existe depuis une cinquantaine d’années. Créée en 1968 à Aix-en-Provence, elle est très réputée parmi les collectionneurs de santons. On y fabrique des collections de trois tailles différentes (4, 7 et 9 cm), ainsi que des décors de crèches représentants la Nativité biblique, le village provençal, et des scènes de la vie villageoise comme la partie de cartes, le jeu de boules ou encore la cueillette des lavandes. La représentation d’enfants comme « Les petits écoliers » est une des spécialités des Santons Richard et leur pièce maîtresse est « La femme aux olives sur une échelle ».

©SantonsRichard

Chaque année, les santonniers travaillent à la création de nouveaux moulages, pour proposer des pièces originales. Parmi les nouveaux articles des Santons Richard, on trouve « Le petit vendeur de journaux », « L’aubergiste », « La vendeuse de fromage » ou encore « Le prieur ». Pour s’en procurer, il est possible de venir sur place à la boutique, de passer commande sur le site internet ou encore de se rendre chez leurs deux revendeurs : La Maison du Père Noël à Cuesme en Belgique, ou encore au magasin Soubirous à Lourdes.

La maison Maryse Di Landro et son musée du santon

Didier Coulomb a repris l’entreprise familiale de sa tante, créée en 1976 à Aubagne. La spécialité de la maison Di Landro est de fabriquer des santons d’une part entièrement fait main, mais surtout habillés. Ici tout est fait sur place, même les costumes : « Je fabrique les moules, puis à partir de ces derniers, nous pouvons reproduire les santons. Ils sont d’abord cuits, puis peints et enfin à partir de patrons, ma maman coud les costumes ». Le santon provençal est traditionnellement fabriqué en argile. En Italie, en revanche, on trouve des santons fabriqués en plâtre.

©MaryseDiLandro
Démoulage d'un santon

La Nativité est l’une des pièces les plus demandées durant la période de Noël, et parallèlement aux personnages de la crèche comme l’enfant Jésus, Joseph, Marie et les rois mages, de nombreux personnages provençaux plus contemporains sont également représentés comme les pompiers ou encore le maire. Pour s’en procurer, les visiteurs peuvent venir sur place à la boutique, ou encore retrouver les santons Di Landro sur la traditionnelle foire aux santons de Marseille. Juste à côté de l’atelier, les visiteurs peuvent également découvrir le musée du santon, où sont exposés plus de 300 pièces uniques. Une partie du musée est consacrée aux objets et vêtements du XIXème siècle.

©MaryseDiLandro

La maison Escoffier à Aubagne

Escoffier est l’une des plus célèbres maisons de santons. L’entreprise familiale, qui était à l’origine implantée à Marseille, s’est ensuite installée à Aubagne pour fabriquer des santons traditionnels depuis 1970. Un métier de passion pour Audrey Escoffier, responsable de la maison qui propose cette année des nouveautés telles que « La nounou avec ses enfants », et « La cigogne au bébé ».

« Pour l’année prochaine, nous faisons des recherches sur la figure du photographe des années 1800 », explique-t-elle. « Il n’y a pas une pièce que j’apprécie plus qu’une autre, je crois que je les aime toutes. Elles ont toutes une histoire et c’est ma famille qui les a créées », dit-elle encore.

©SantonsEscoffier
Chapelle provençale

Les santons de Provence peuvent être en argile rouge, blanc et parfois noir. Leurs prix varient entre 10 et 20 euros en fonction de leurs tailles. Chez Escoffier, les santons étaient au départ habillés mais désormais, ils sont peints. Disponibles dans de nombreuses boutiques en France, on retrouve ces articles à la Maison Georges Thuilier à Paris, qui est spécialisée dans les objets religieux, à la librairie La Procure, située près de l’église Saint-Sulpice, ou encore dans les librairies Au Coeur Immaculé de Marie et Biblia.

Paul Garrel à Rocbaron dans le Var

Spécialisé dans les accessoires de crèche, Paul Garrel fabrique et vend des santons au format le plus répandu (7 cm), pour le prix de 8 euros. Ils peuvent être de plus grande taille, parfois jusqu’à 20 centimètres, mais deviennent trop grands pour les petites constructions comme les crèches et les reconstitutions de villages. C’est l’un des derniers santonniers qui fabrique tout en argile. Il travaille par série : une fois l’argile déposé dans un moule, celui-ci repose pendant une dizaine de jours avant d’être démoulé. Il part ensuite en séchage pendant quinze jours, pour être ensuite cuit et peint. Pour fabriquer des pièces traditionnelles avec le plus d’authenticité, Paul Garrel travaille d’après des livres d’architecture, et s’inspire du folklore provençal.

©PaulGarrel
La Nativité

Parmi ses pièces maîtresses, on retrouve les classiques comme l’étable, la Nativité, et beaucoup de métiers comme le boulanger ou encore l’épicier. En grandeur nature cette fois, l’artisan a également fabriqué plus de 40 modèles différents de maisons de village et de crèches de 25 mètres carré. On peut acheter ses productions en vente directe à son atelier de Rocbaron, ou en commandant sur son site. « Je suis également présent sur une douzaine de foires aux santons dans le Var, les Alpes-Maritimes, l’Hérault, et les Bouches-du-Rhône, jusqu’à fin décembre », précise-t-il.

Les santons Marcel Carbonel

L’entreprise familiale existe depuis quatre générations à Marseille et vend ses santons en France ainsi qu’à l’étranger, chez près de 300 revendeurs. Reconnus pour leur style de qualité et le respect du détail, les santons Carbonel sont estampés et décorés à la main dans la tradition provençale. L’une des figurines qui en est la plus emblématique est « l’Arlésienne ». Quant à la nouveauté de cette année, il s’agit de « l’Apothicaire » (7 cm), en vente au prix de 18 euros.

Chaque pièce est unique et authentifiée par une signature sur son socle en argile. On en trouve dans les deux boutiques Marcel Carbonel, dont l’une est située à Marseille (47, Rue Neuve Sainte Catherine), et l’autre à Aubagne (6 rue Jeune Anacharsis), ainsi que dans des magasins comme le Comptoir religieux à Tourcoing et la boutique Georges Thuillier à Paris. Attention à ne pas confondre la maison Marcel Carbonel, spécialisée dans les santons peints à la gouache, avec les santons Claude Carbonel, de la même famille, qui fabrique des santons habillés.

©marcelcarbonel

Les santons de Sainte-Barbe en Bretagne

Céline de la Fouchardière a eu l’idée de créer des santons en puisant dans les traditions bretonnes. Voilà 11 ans qu’elle fabrique ses figurines dans son atelier à Kerity Paimpol, tout près de l’Abbaye Beauport. Ses spécialités sont les petites lavandières, les petites dames avec leurs coiffes du Tregor, les pêcheurs, les joueurs de biniou et le pardon. La crêpière est de loin son produit phare. Tout est fait main à partir d’un bout de terre, autrement appelé « colombin d’argile », en utilisant la même technique de fabrication qu’en Provence. « Pour la peinture, je fabrique également mes propres couleurs », explique-t-elle.

©LesSantonsDeSainteBarbe
Pêcheurs bretons

Les personnages bibliques tels que Marie et Joseph sont représentés en vêtements traditionnels bretons, avec la coiffe de Pontrieux. Ses nouveautés, cette année, sont « les lavandières » qui lavaient autrefois le linge au lavoir, ou encore « Les amoureux sous un parapluie ». Le prix de ces pièces varie entre 10 et 20 euros. On peut les acheter, à son atelier (6 chemin des écureuils 22500 Kerity Paimpol), à la boutique associative TY Hom’art située à Paimpol, ainsi qu’à la librairie La Procure de Vannes.

©LesSantonsDeSainteBarbe

Le Santon Savoyard près d’Annecy

Installée dans son atelier à Chavanod, entre Annecy et Aix-les-Bains, Christine Cerise est santonnière depuis 1986. C’est la seule fabricante de santons de sa région. Au Santon Savoyard, on trouve une gamme d’articles religieux, avec, dans la crèche : Joseph, Marie, l’enfant, l’âne, le bœuf, les principaux bergers et leur dromadaire. Ces santons costumés sont de deux tailles différentes : 9 et 25 centimètres. Ils peuvent être achetés sur place et seront également en exposition au marché de Noël de Kaysersberg en Alsace, lors des 4 week-end de l’avent du mois de décembre.

Représentant à elle seule le santon savoyard, elle fabrique d’autres personnages typiques de la région comme « Le muletier de la route des tomes », qui passait autrefois les cols de montagne, « Le chasseur alpin », ou encore « Le sonneur de cor des Alpes ». Si les santons sont principalement achetés pendant la période de Noël, on peut en offrir toute l’année, en tant qu’objets décoratifs, lors d’un départ en retraite, ou d’un anniversaire par exemple. Christine Cerise peut également créer des santons personnalisés représentant le visage d’une personne à partir d’une photo.

Tags:
Noël
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