Aleteia logoAleteia logoAleteia
Mardi 28 mai |
Saint Germain de Paris
Aleteia logo
Actualités
separateurCreated with Sketch.

Les évêques zimbabwéens pardonnent à Robert Mugabe

MUGABE

AFP PHOTO / ALEXANDER JOE

Robert Mugabe, l'ex-président du Zimbabwe

Kévin Boucaud-Victoire - publié le 28/11/17

Pendant 37 ans, Robert Mugabe et les évêques catholiques ne se sont pas ménagés. Quelques jours après la chute du premier, les seconds ont indiqué qu'ils pardonnaient à l'ancien président zimbabwéen pour ses lacunes.

Les évêques zimbabwéens semblent jouer l’apaisement. Quelques jours après la chute de Robert Mugabe qui dirigeait de façon autoritaire le pays, ils ont publiquement adressé un message incitant au pardon. Eux qui par le passé avaient appelé à plusieurs reprises le président à démissionner, afin d’ouvrir la voie à un nouveau gouvernement constitué de « personnes qui guideront une direction démocratique choisie lors d’élections libres et équitables”, sont aujourd’hui moins critiques.

L’Église au cœur du processus démocratique

« Nous remercions l’ancien président pour le bon travail qu’il a fait pour le Zimbabwe pendant la lutte de libération et comme président pendant 37 ans. Nous lui pardonnons tous les défauts de sa longue carrière. Nous souhaitons au nouveau président toutes les bénédictions et tous les succès », explique la Conférence des évêques zimbabwéens, dans un communiqué d’après le site catholique américain Crux. Le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a dissous le gouvernement de son prédécesseur et confié deux portefeuilles clés à des ministres du chef de l’État démissionnaire.

L’Église catholique, qui a longtemps été proche de l’opposition, est aux premières loges depuis le début de la crise politique au Zimbabwe. Le jeudi 16 novembre dernier, les évêques ont tenté de lancer une négociation entre l’ex-président et l’armée, qui avait lancé un « putsch ». Cette fois, ils mettent en garde le nouveau président Emmerson Mnangagwa et lui conseille de former un gouvernement inclusif, afin de faciliter la transition démocratique.


ZIMBABWE POLITICS

Lire aussi :
Zimbabwe : quel rôle pour l’Église après la démission de Mugabe ?

« Au-delà de cette crise, une normalisation durable du Zimbabwe ne peut être réalisée que par un processus participatif inclusif et démocratique. Nous encourageons le gouvernement provisoire du Zimbabwe dans toute transition qui pourrait être adoptée pour rassembler tous les Zimbabwéens dans leur diversité et leur unité. C’est un moment crucial où tous les Zimbabwéens devraient avoir leur mot à dire », déclare le communiqué des évêques.

Après le départ de Robert Mugabe, le Zimbabwe aurait un taux de chômage proche de 90% et plus de 72% des habitants vivraient en dessous du seuil de pauvreté. En 2009, la monnaie avait été abandonnée pour cause d’hyperinflation. La tâche est donc grande pour le nouveau gouvernement. L’Église catholique possède une influence certaine bien qu’elle ne représente que 15% de la population.

Tags:
Afrique
Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)
Gif-ecrire-sans-vous-NONPOP.gif
Le coin prière
La fête du jour





Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement