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Raphaël Enthoven présente ses excuses après sa chronique sur le Notre Père

RAPHAEL ENTHOVEN
© ERIC PIERMONT - AFP
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Le philosophe est revenu ce jeudi sur sa chronique où il accusait à mots couverts l'Église d’avoir modifié la traduction du Notre Père par islamophobie.

Les réactions étaient si nombreuses et l’incompréhension des catholiques si frappante que Raphaël Enthoven a jugé utile de revenir ce jeudi, à l’antenne d’Europe 1, sur son interprétation très personnelle de la nouvelle traduction du Notre Père. Il y expliquait en substance que si l’Église proposait cette nouvelle traduction c’était par islamophobie.

Le philosophe a expliqué d’entrée que sa chronique de mardi dernier « n’était pas bonne » : « d’abord elle était mauvaise, mais surtout elle était malhonnête ». A-t-il eu tort ? Raphaël Enthoven botte en touche et évite de se dédire tout à fait : « mais je n’en sais rien, personne n’en sait rien (…). C’est cela le problème. J’aurai pu dire n’importe quoi, d’ailleurs je l’ai fait. La question n’est pas de savoir ce qui est vrai ou faux, qui le sait, mais si ce que je raconte permet ou empêche le débat. »

« Avoir produit du soupçon au lieu de le dissiper »

En revanche, il admet que c’est sa méthode qui pose problème. Un angle qui lui permet d’éviter de revenir sur le fond du propos de sa chronique : « Je n’ai rien démontré. J’ai juste partagé une intuition, une pauvre opinion avec les auditeurs d’Europe 1, ce qui n’a aucun intérêt. En présumant que c’est par islamophobie que le texte du Notre Père a été purgé du verbe soumettre, je mettais ceux que j’en accusais dans la situation tout à fait impossible d’avoir à dire que ce n’était pas le cas sans pouvoir en apporter la preuve. Une parole indémontrable, comme l’était la mienne, est une parole infalsifiable et ça c’est impardonnable. Ce qui est impardonnable, c’est d’avoir produit du soupçon au lieu de le dissiper ».

« Quel est l’ennemi commun, l’ennemi de tous, l’ennemi du public numéro 1, ce n’est pas le catholicisme, ni l’islam, ni le judaïsme, ni la laïcité bien sûr, a poursuivi le philosophe. Le seul ennemi que nous ayons tous à redouter collectivement, le cauchemar du débat, c’est le procès d’intention, qu’on en fasse ou qu’on en subisse, c’est l’accusation indémontrable qui souille l’accusé sans exposer l’accusateur à un démenti argumenté ».

Des excuses pour son procès d’intention

En conclusion, c’est un mea-culpa sur la forme, bien plus que sur le fond, auquel s’est livré le médiatique chroniqueur : «  Je retire bien volontiers l’accusation d’islamophobie porté mardi dernier à l’encontre du Notre Père nouvelle façon, je reprends à grand frais ce débat sur l’exégèse biblique, où mon inculture est encyclopédique, et je présente mes excuses plates aux gens de bonne volonté, nombreux, qui prient du fond du cœur et ne connaissent pas la haine ». « Tout procès d’intention condamne à l’avance l’accusateur lui-même ». Une attitude qui a été loué par de nombreux internautes. Qui regrettaient néanmoins que le philosophe ne se soit pas interrogé sur le fond de son propos.

 

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