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Savez-vous quel est le seul épisode connu de l’enfance de Marie ?

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En ce 21 novembre, les Églises orientales nous invitent à célébrer le jour de la présentation de Marie au Temple. Pourquoi fêter cet événement, dont on ne sait pas grand-chose ?

« Aujourd’hui celle qui est le Temple du Grand Roi fait son entrée dans le Temple, pour y être préparée comme divin Tabernacle. Peuples, réjouissez-vous ! », proclame la liturgie byzantine aujourd’hui. Du plus loin que remontent les Évangiles dans la vie de Marie, elle apparaît la première fois à l’Annonciation ; de son enfance, point d’évocation. Il faut donc se pencher sur les écrits apocryphes, notamment le Protévangile de Jacques et  l’Évangile du Pseudo-Matthieu, pour comprendre la teneur et la portée de la Présentation de la Vierge au Temple.

« Apocryphe » ne signifie pas « faux » : le terme désigne plutôt les textes rédigés dans les premiers siècles après Jésus-Christ, considérés comme accessoires dans la Révélation, mais pouvant aider à la méditation de la vie du Christ. Ainsi, ces deux sources racontent qu’à ses 3 ans, Anne et Joachim menèrent leur petite fille au Temple pour qu’elle y soit consacrée à Dieu. Par une grande procession, Marie, entourée de vierges dansant et chantant, entra dans le Temple où l’accueillit le grand-prêtre. Sa joie et sa hâte d’entrer dans la maison du Seigneur firent l’admiration de tous. Plus tard des mystiques, comme Anne-Catherine Emmerich, ont tenté d’être plus précises sur cet événement, témoignant ainsi de son importance.

Une enfance consacrée à Dieu : entre vérité et symbole

Que fit ensuite Marie, jusqu’à ses 15 ans où elle fut promise à Joseph ? Les récits apocryphes donnent une vision fantaisiste de ces quelques douze années : la petite Marie, une fois dans le Temple, recevait « sa nourriture de la main d’un ange » (Protévangile de Jacques). Ses journées se passaient à prier, à s’occuper des pauvres qui guérissaient à son toucher, et à tisser le voile du Temple, celui-là même que son Fils déchirera au jour de la Résurrection. Cette vision quelque peu romancée et idéalisée de la vie de Marie agaça beaucoup sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui regrettait qu’on « montre la Sainte Vierge inabordable » : « Il faudrait la montrer imitable, pratiquant les vertus cachées, dire qu’elle vivait de foi comme nous ! ».

L’Église laisse une grande liberté d’interprétation de ce que fut l’enfance de Marie. Cette fête de la Présentation de la Vierge, tradition héritée des Églises d’Orient et orthodoxes, est également depuis le Xe siècle celle de tous les consacrés.

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