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L’exemplaire « condamnation » du clochard de Venise

SS JESUS CHRUCH
Église du Nom de Jésus à Venise, en Italie.
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Ce sans-abri de 55 ans avait mis le feu à une église, il travaille désormais au service des plus pauvres.

Un grave fait-divers vieux de quatre ans a été récemment jugé devant les tribunaux de Venise, en Italie. Un homme y était accusé d’avoir mis le feu à une église et était poursuivi pour dégradations multiples. Mais surprise, le prévenu n’écopera d’aucune peine mais d’un service d’intérêt général… pour le mettre à l’épreuve. Il devra servir pendant sept mois à la cantine des pauvres « Pape François » gérée par Caritas Italie à Marghera, l’équivalent de notre Secours catholique en France.

L’homme au cœur de cette affaire est un sans-abri de 55 ans qui s’était présenté un jour à la cantine de la Caritas au moment de la fermeture. Devant le refus des équipes de lui donner à manger, au motif que le règlement devait être respecté, il avait souhaité se venger. Il était entré dans l’église du Santissimo Nome di Gesù, à Venise, et avait tenté de mettre le feu à la nappe recouvrant l’autel et le tabernacle. Les flammes avaient aussitôt gagné la base en bois de l’autel et endommagé l’installation acoustique de l’église.

La mansuétude du patriarcat de Venise

Malgré la gravité du geste, le patriarcat de Venise a décidé de ne pas se constituer partie civile dans le cadre d’une procédure pénale contre le clochard. Il a préféré donner à ce dernier la possibilité de réparer le préjudice subi à travers un travail d’intérêt général. L’audience durant laquelle seront évalués les résultats du travail qui lui a été confié a été fixée au 12 juillet prochain. D’ici là il devra travailler dur et régulièrement afin d’obtenir des résultats à la hauteur des dommages provoqués.

À l’époque, l’incendie de l’église avait fait couler beaucoup d’encre puis, grâce aux images de vidéosurveillance, la police avait pu remonter jusqu’à son auteur dont on apprenait ensuite qu’il avait commis les faits dans le seul objectif de montrer sa propre contrariété face aux règles imposées par la Caritas dans la distribution des repas. Désormais ce sans-abri sera un des visages de la Caritas dans son service aux pauvres.

Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié.

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