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Journée mondiale des pauvres : « Rencontrez les, regardez-les dans les yeux ! »

THIERRY THOREL / CITIZENSIDE / AFP
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Ce dimanche 19 novembre 2017 aura lieu la première journée mondiale des pauvres, instaurée par le pape François.

À l’occasion de la clôture de l’année de la Miséricorde 2015-2016, le pape François déclarait qu’il inaugurait une « journée mondiale des pauvres ». Elle aura désormais lieu tous les ans, le 33e dimanche du temps ordinaire. Cette année, ce sera le 19 novembre prochain, juste avant la fin de l’année liturgique. Avant et pendant cette journée, le souverain pontife invite les chrétiens du monde entier à agir, concrètement, au service des pauvres.

Les pauvres sont le corps du Christ

En décidant de consacrer une journée aux pauvres dans toutes les églises du monde, le Saint-Père voulait donner un « dernier signe concret de cette année sainte extraordinaire », celle de la Miséricorde. Le pape François rappelait le 13 juin 2017 que les premières communautés de chrétiens étaient animées par le souci constant des pauvres. Ce fut l’un des signes auxquels on les reconnaissait, rappelle-t-il, en se fondant sur le témoignage des Actes des Apôtres : « Ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun » (Ac 2,45). Ce « souci constant » était porté par la parole même de l’Évangile : « Ce que vous ferez aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez » (Mt 25, 40).

Pourtant, cet élan s’est parfois perdu dans la « mentalité mondaine », regrette régulièrement le Pape, et il a fallu que des hommes et des femmes – comme saint François d’Assise – offrent leur vie au service des pauvres. Ils ont montré la voie : non pas considérer les pauvres comme des destinataires de bonnes actions, mais les rencontrer en vérité. De cette rencontre naît la joie, car avec ces pauvres « on touche de la main la chair du Christ explique-t-il (…) Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde ». Il rappelle enfin que le « Notre Père » est une prière qui s’exprime au pluriel : « Le pain demandé est ‘‘notre’’, et cela comporte partage, participation et responsabilité commune ».

La quête impérée du Secours catholique

Le 19 novembre, c’est aussi la quête impérée du Secours catholique-Caritas France, service d’Église qui met en œuvre les actions que le pape François appelle de ses vœux dans sa lettre apostolique Misericordia et misera, du 21 novembre 2016 : « Tant que Lazare gît à la porte de notre maison (cf. Lc 16,19- 21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale. » En effet, le Secours catholique, qui croit que chacun a un talent à révéler et que nul n’est trop pauvre pour n’avoir rien à donner, travaille avec les personnes en précarité pour construire avec elles les réponses à leurs difficultés. Présent auprès des familles et des personnes isolées depuis plus de 70 ans grâce au formidable engagement de ses bénévoles, le Secours catholique promeut la dignité de la personne et la rencontre avec les plus pauvres pour construire ensemble un monde juste et fraternel. À quelques semaines de  Noël, voilà un message qui résonne en chacun d’entre nous.

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