Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

En Galilée, les femmes au cœur de l’Église des origines

Partager

Sept mosaïques byzantines du Ve siècle, découvertes cet été en Galilée occidentale, donnent des indications précieuses sur les communautés chrétiennes antiques.

« Ouvrez-moi les portes de la justice : J’entrerai, je louerai l’Éternel », ce verset du psaume 118, découvert sous le pinceau de l’archéologue Mordechai Aviam, vient couronner une campagne de fouilles qui a permis la découverte de sept nouvelles mosaïques et d’une église byzantine jusqu’alors inconnue. « Pour cette première campagne de fouilles, nous avons touché le jackpot ! », s’enthousiasme-t-il.

Reconstitution de la Galilée chrétienne

Avec l’historien Jacob Ashkenazi, cet archéologue travaille à reconstitution des communautés chrétiennes de Galilée des IVe et Ve siècle. Parmi les inscriptions découvertes, l’une honore une certaine Susanne, pour son mécénat au service de l’une des trois églises qui ont été fouillées par Mordechai Aviam cet été. « Il est surprenant qu’elle ne soit pas mentionnée avec un mari. Elle est une femme indépendante qui a mis à disposition son argent pour l’église, ce qui en dit long sur la vie dans ce village de Galilée », a-t-il déclaré au journal Haaretz. Il ne précise pas le nom de ce village, car afin d’éviter les actes de vandalisme, les lieux de fouilles demeurent secrets.

Une communauté de païens convertis

Les travaux de l’archéologue et de l’historien permettent de dessiner quelques traits de ces chrétiens de l’Antiquité tardive. Il ne s’agissait pas de juifs convertis, contrairement aux premiers chrétiens, mais de convertis du paganisme, comme l’indiquent leurs noms, à consonances syriennes ou phéniciennes. Les églises fouillées sont situées loin des villes, et démontrent l’implantation profonde du christianisme en Galilée à cette époque. La transition fut rapide, et dans de nombreux cas, des temples païens furent transformés en églises. Par exemple, dans l’une des églises fouillées, trois piédestaux, issus d’un temple païen, ont été réutilisés dans la construction d’un mur.

Une communauté pauvre

À l’exception d’une mosaïque figurant un paon, il n’y a pas de représentation animale ou humaine parmi les ruines, où les dessins géométriques dominent. Aucune raison religieuse à cela : les chrétiens de la Galilée rurale n’auraient tout simplement pas eu les moyens de payer les artisans spécialisés pour réaliser ces représentations, selon les deux chercheurs. Les nombreuses fautes de grec, décelées parmi les textes, militent aussi dans le sens d’humbles communautés. L’une des inscriptions est datée précisément de 445 après J.-C., elle fait référence à Irénée, évêque de Tyr et ami du célèbre Nestorius. D’autres noms cités permettent à Mordechai Aviam de reconstituer la hiérarchie de l’Église de Galilée à cette époque. Il est surpris de la rapidité avec laquelle la Galilée est devenue chrétienne, jusque dans ces régions les plus reculées. Alors que l’Empire byzantin adoptait formellement le christianisme comme religion d’État en 380, un demi-siècle plus tard, le clergé était déjà solidement implanté. Il se déclare « très chanceux » d’avoir découvert toutes ces informations, et travaille d’ores et déjà à réaliser une carte de la Galilée byzantine chrétienne.

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]