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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Rien de nouveau sous le soleil »

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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu'on ne soupçonne pas qu'elles puissent avoir une origine biblique.

Si certaines expressions ne laissent aucun doute quant à leur origine biblique comme « être en tenue d’Ève ou d’Adam », « être attendu comme le Messie » ou « porter sa croix », pour d’autres c’est moins évident. Ainsi, saviez-vous que l’expression « Rien de nouveau sous le soleil » venait du Livre de l’Ecclésiaste*, l’un des livres de sagesse de l’Ancien Testament (aussi appelés livres sapientiaux) ? On lui doit également une autre expression bien connue : « Vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1, 2).

La tradition veut que Salomon, roi d’Israël de 970 à 930 av. J.-C., en soit l’auteur bien que cette hypothèse soit contestée par un certain nombre de critiques modernes qui penchent plutôt pour une rédaction autour de 250 av. J.-C.

« Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. » (Ecclésiaste 1, 9)

« Sous le soleil » désigne notre bas monde, tout ce qui est humain, terrestre et temporaire. L’expression est très fréquente dans le livre de l’Ecclésiaste puisqu’on l’y retrouve près de trente fois ! « Rien de nouveau sous le soleil » signifie que rien ne change, tout n’est qu’un perpétuel recommencement. Même si le monde semble évoluer, ce sont les mêmes événements qui se produisent et se reproduisent sous des apparences différentes et au final il demeure identique à ce qu’il était. Ne dit-on pas que « l’histoire se répète » et que « les jours se suivent et se ressemblent » ? Même à notre échelle quotidienne, il suffit d’allumer la radio ou la télévision pour entendre des reprises de titres datant de quelques années et remis au goût du jour ou voir des remakes de films dépoussiérés avec les derniers effets spéciaux. Si l’impression de nouveauté peut marcher chez les plus jeunes, pour les autres, c’est un sentiment de « déjà vu, déjà entendu » !

Une réflexion sur le sens de la vie

Le livre de l’Ecclésiaste est une véritable réflexion sur le sens de la vie. L’auteur, qui se fait appeler Qohélet*, souligne le caractère éphémère et fragile des choses de ce monde et met en évidence l’insatisfaction inévitable de celui qui cherche le bonheur « sous le soleil », c’est-à-dire dans une vie reposant uniquement sur les plaisirs terrestres, quels qu’ils soient. Il nous amène à la conclusion que c’est Dieu qui donne sens et profondeur à tous nos moments de bonheur. Ces plaisirs, qui n’ont pas à devenir le but de la vie, acquièrent alors une autre dimension et sont à prendre comme de véritables cadeaux.

Alors certes, rien n’est nouveau sous le soleil, mais au moins, le soleil est-il là, à nous de savoir l’apprécier et accueillir toutes les joies simples et naturelles de la vie au moment où elles se présentent.

« Oui, douce est la lumière ! Quel bonheur pour les yeux de voir le soleil ! » (Ecclésiaste 11, 7)

Finalement, n’est-ce pas le secret de la sagesse et du bonheur ?

*Ecclésiaste et Qohélet signifient tous les deux « chef de l’assemblée », ecclésiaste est le mot grec tandis que Qohélet est le mot hébreu.

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