Aleteia

« La messe exige le silence, on n’est pas là pour faire les perroquets ! »

Antoine Mekary | ALETEIA | I.MEDIA
Partager
Commenter

Le Saint-Père poursuit son nouveau cycle de catéchèses sur l’Eucharistie qui, rappelle-t-il, n’est ni un spectacle ni une visite de musée.

La messe n’est pas « un spectacle » mais « une prière », « la prière par excellence », qui exige « le silence » pour se préparer à entrer dans une « relation personnelle d’amour avec le Seigneur », a exhorté le pape François en poursuivant son nouveau cycle de catéchèses sur l’Eucharistie. « Ce n’est pas parce qu’on arrive en avance que l’on doit se mettre à bavarder avec la personne à côté de nous », a-t-il ajouté devant les quelques 12 000 pèlerins présents à l’audience générale de ce mercredi, « ce n’est vraiment pas le moment ! ».

 

L’Eucharistie est « le moment privilégié pour demeurer avec Jésus et, à travers lui, avec Dieu et avec nos frères », un grand événement, a rappelé le Saint-Père, où il ne s’agit pas de prier « comme des perroquets », mais d’échanger avec Dieu de manière humble et confiante, comme Jésus enseigna à ses disciples qui lui demandaient de leur apprendre à prier. Être comme des enfants à l’égard de leurs parents, des croyants qui savent que « Dieu se souvient de toi, prend soin de toi, de toi, de moi, de tous ».

La bonne attitude pour prier

Prendre conscience que la messe n’est ni « un spectacle », ni « un musée » — « c’est indispensable ! », a insisté le Pape — mais une « rencontre vivante avec le Seigneur », qui a besoin d’intériorité, où le silence est de rigueur si nous voulons que la Parole de Dieu jaillisse de « Son mystérieux silence » et « résonne dans nos cœurs ». Et à cette première attitude s’ajoute une autre, a poursuivi François, l’émerveillement, « se laisser surprendre », autre attitude propre aux enfants, habitués à toujours « poser mille questions parce qu’ils veulent découvrir le monde » et à « s’émerveiller devant la moindre petite chose parce que tout est nouveau pour eux ». Cette double attitude, a-til ajouté, est indispensable chez un croyant pour « entrer en relation » avec ce « Dieu des surprises ».

Et le souverain pontife de renvoyer alors le croyant à un petit examen de conscience fondamental pour sonder sa foi : « Avons-nous ce désir de nous laisser surprendre ? Chacun de nous, en vrai croyant, a-t-il le désir de renaître pour rencontrer le Seigneur ? ». Si ce désir fait défaut, a-t-il assuré — à cause de « tant d’activités, de tant de projets à mettre en œuvre, qui font perdre de vue l’essentiel : notre vie de cœur, notre vie spirituelle, notre rencontre avec le Seigneur dans la prière » — ne pas avoir peur de recommencer car, dans l’Eucharistie, « le Seigneur vient à la rencontre de notre fragilité pour nous ramener à notre premier appel, celui d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est cela l’Eucharistie, c’est cela la prière ».

Partager
Commenter
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]