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Qu’est-il arrivé à Jacob, 11 ans, mort en priant ?

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Sa famille n’a pas de réponse sur les raisons de son décès, en pleine randonnée, mais elle comprend que la prière et le signe de croix laissés par le petit garçon, juste baptisé, sont un précieux trésor à conserver.

Nous sommes le 22 octobre. Comme chaque année, la famille Therrien part en randonnée pédestre pour pique-niquer et respirer le bon air au pied des montagnes de la chaîne des Appalaches, à Saint-Joseph-de-Coleraine, au Québec. Jacob a 11 ans. C’est un garçon très sportif et en parfaite santé. Pourtant, arrivé à un certain point, l’enfant a des douleurs aux jambes qui l’obligent à s’arrêter. Il repart, mais un deuxième malaise le surprend en pleine montée. Puis repos, re-départ et troisième pause…. La dernière ! Il perd connaissance et meurt sous les yeux de Sandra, sa maman, horrifiée, à qui il venait de demander l’autorisation de prier. Lui, ce petit bonhomme « juste baptisé » et élevé dans une famille non pratiquante, racontera-t-elle.

« Il ne m’avait jamais dit ça de sa vie (…) J’ai trouvé ça drôle, mais, si ça peut le motiver à avancer, j’ai dit : ben oui mon bonhomme, tu peux prier », raconte sa maman. « Il a fait son signe de croix et, à ce moment-là, il est parti. Ses yeux étaient ceux de quelqu’un qui a une perte de connaissance. Je lui donnais des tapes, je lui disais : voyons Jacob, qu’est-ce qui se passe ? Il a dit maman, je ne sais pas et ce fut ses derniers mots ».

Qu’a vu le petit Jacob ?

Qu’a vu le petit Jacob ? Pourquoi cette envie subite de prier ?  Être des enfants de Dieu « est dans notre ADN », a déclaré le pape François lors de la messe de Pentecôte, un fait « intériorisé » dans le cœur de l’homme par l’Esprit saint qui agit dans la vie de chacun. Et s’il ne se voit pas, l’Esprit saint se ressent, particulièrement chez les enfants qui, dès 3 ans, ont cette facilité étonnante à percevoir le mystère, l’Invisible.

Sœur Emmanuelle, décédée en 2008, explique dans son livre Un pauvre a crié, le Seigneur l’écoute que les yeux d’un enfant sont capables de voir l’invisible car « sa prière dépasse les contingences terrestres et atteint le paradis perdu où l’homme, avant sa chute, parlait à Dieu à la brise du soir ». La prière de Jacob serait donc cette prière « spontanée, confiante, caractéristique des jeunes années » dont parle « la sœur préférée des Français  » dans son ouvrage dédié à ceux qui ne savent pas prier. Cette prière, dit-elle, qui « disparaît généralement lorsque l’intelligence se développe et exige des preuves rationnelles pour souscrire à tout ce qui lui est présenté ».

Le don de l’Esprit saint

Près de trois semaines après ce triste évènement, les parents n’ont encore aucune réponse pour expliquer la mort de leur fils. La thèse de la malformation cardiaque a toutefois été écartée, ainsi que toute anomalie au niveau de la cage thoracique, rapporte Le Journal de Montréal. Mais ce qu’ils savent c’est que leur enfant savait aimer. N’est-ce pas là le don de l’Esprit saint qu’il avait en lui ? « Mon petit bonhomme a eu une belle vie, on a eu une belle vie de famille. Il pouvait nous faire quinze câlins par jour, sans même qu’on le demande. C’est ce qu’il m’a appris de plus précieux, de montrer aux autres à quel point on les aime et ça, personne ne peut me l’enlever. Serrez vos enfants dans vos bras et collez-les », exhorte aujourd’hui sa maman, sans peut-être se rendre compte tout-à-fait que son Jacob lui a présenté avant de « partir » l’ami le plus précieux des humains… Dieu !

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