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L’église Saint-Savin-sur-Gartempe : la « Sixtine de l’époque romane »

Church of Saint-Savin-sur-Gartempe
© By Elena Dijour | Shutterstock
Voûte de l'église Saint-Savin-sur-Gartempe.
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Au Moyen Âge, une église dont l’intérieur n’est pas décorée de fresques et de peintures et une église inachevée. En effet, l’image prend le relais des sermons et des prêches à une époque époque où livres et écrits ne sont diffusés qu’à une petite minorité d’individus.

« La lecture ne peut être continuellement faite dans les églises mais la représentation par l’image y est comme une chaire qui, le soir, le matin et au milieu du jour, raconte la vérité de ce qui s’est passé ». Tel était un des enseignements du deuxième concile de Nicée, en 787.  Un texte fondateur qui explique pourquoi les églises, jusqu’à l’invention de l’imprimerie, étaient couvertes de fresques remarquables pour illustrer les grands passage de la Bible. Un ensemble édifiant pour les fidèles. Mais il ne reste plus grand chose de ces fresques. Souvent victime des modes successives ou des guerres, peu de ces œuvres anonymes nous sont parvenues.

Parmi celles qui ont résisté au temps, les fresques de l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe. Sauvés par Prosper Mérimée au XIXe siècle, l’abbaye et ses décors de la fin du XIe début du XIIe siècle sont inscrits sur la première liste des monuments historiques en 1840. Témoignage unique de cette époque, les représentations bibliques de Saint-Savin sont dans un état de conservation exceptionnel et nous permettent de comprendre aujourd’hui à quel point l’Église, au Moyen Âge, avait le souci constant de rendre les Écritures accessibles à tous.

« La sixtine de l’époque romane »

À Saint-Savin, le visiteur est accueilli par le Christ en Gloire peint sur le tympan de la porte. Sur la voûte du porche sont représentés, au plus près du Christ, les anges et les apôtres en prière ou en adoration. Sur la seconde partie, des scènes de l’Apocalypse de saint Jean : les sauterelles, les quatre anges, la femme et le dragon ainsi que saint Michel combattant le dragon. La voûte de la nef offre, sur ses 42 mètres de longueur, une série de récits d’épisodes extraits de l’Ancien Testament. Quatre frises dont la lecture suit une progression en boustrophédon, une écriture dont le sens de lecture change alternativement d’une ligne sur l’autre, permettent aux fidèles de méditer les épisodes de la création et la chute de l’homme, l’histoire de Caïn et Abel, la montée aux cieux du patriarche Enoch, l’histoire de Noé, la tour de Babel, la vie d’Abraham, celle de Joseph et enfin les épisodes relatifs à Moïse et à l’Exode. L’aboutissement de ce cheminement est le chœur et l’autel où sont célébrés le mystère de la mort et de la résurrection du Christ.

Baptisé par André Malraux « Sixtine de l’époque romane » l’abbaye a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983 au titre de deux critères d’évaluation. Elle est considérée comme un chef-d’œuvre du génie créateur de l’homme et un témoignage remarquable d’une civilisation disparue.

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