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Ce prêtre a trouvé une idée géniale pour financer le séminaire de son diocèse

Father Matthew Keller
Le père Matthew Keller.
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Comment faire tourner le moteur des vocations ? Le père Matthew Keller, recteur de la cathédrale du Sacré-Cœur à Gallup (Nouveau-Mexique) et passionné de voitures anciennes, a sa petite idée.

Au printemps dernier, le père Matthew Keller a mis en jeu une Pontiac Firebird Convertible de 1969 qu’il a entièrement restaurée lors d’une tombola visant à soutenir les vocations dans son diocèse. Ce n’est pas la première fois qu’il retape une vieille voiture de fond en comble pour ensuite la mettre en jeu : l’an dernier, il a ainsi entièrement remis à neuf une Chevelle de 1972. Et bon an mal an, en vendant des tickets à 25 dollars l’unité, il a récolté 140 000 dollars pour les séminaristes de son diocèse. Une somme qui a permis à cinq jeunes d’entamer leur cursus au séminaire. Gallup est le diocèse le plus pauvre du pays et le besoin en nouvelles vocations est criant. En tant qu’ancien directeur pour les vocations du diocèse, le père Matthew sait qu’il faut à tout prix soutenir tous ceux qui envisagent d’entrer au séminaire, le cursus d’un séminariste pouvant coûter jusqu’à 30 000 dollars.

Le père Matthew, qui est également vicaire général de son diocèse, a confié l’organisation de la vente à une association fort bien nommée, www.V8forVocations.org. C’est elle qui s’est occupée de la vente en ligne des tickets. Cette idée de proposer des voitures de collection pour soutenir financièrement son diocèse procède de sa passion pour les voitures. Elle ne date pas d’hier : « J’ai bricolé ma première voiture à l’âge de 16 ans. L’automobile, c’était mon truc ! ».  Après son entrée au séminaire, il vend sa Chevy Malibu SS de 1964 et met ainsi sa passion de côté. Mais celle-ci n’est jamais bien loin. Et en 2013, c’est le déclic. Il raconte : « Je discutais avec un ami qui savait que j’étais passionné de voitures. Je lui ai confié que travailler sur des voitures me manquait. Il me dit alors : “Tu devrais te procurer une voiture, travailler dessus avec les séminaristes et en faire un projet de formation humaine”. Il pensait plutôt à une voiture pour mon usage personnel ou pour le service des vocations. J’y réfléchis alors plus en profondeur et me dis que cela pouvait être un bon moyen pour récolter de l’argent. »

Aussitôt, le père Matthew se met en quête d’une voiture. Finalement, un particulier lui fait don de sa Chevelle. En tant que directeur des vocations, il a à cœur de s’occuper de la formation humaine des séminaristes et s’appuie sur ce projet pour les faire se rapprocher les uns des autres. Après avoir partagé son idée, il entame la restauration de la vieille voiture. Il faudra deux ans à la vingtaine « d’ouvriers » pour la remettre entièrement à neuf et la mettre en jeu à la tombola. Devant le succès de l’initiative, le père Matthew a renouvelé l’expérience cette année.

« Avant même que nous ayons terminé de rénover la Chevelle, une nouvelle opportunité s’est présentée à nous », raconte le père Matthew : la possibilité d’acquérir une Pontiac Firebird de 1969 dont un habitant des environs venait d’hériter. « Cette voiture n’a que 130 000 km au compteur. Nous avons changé le système de transmissions, mais le moteur n’avait pas besoin d’être réparé. » Pour ce nouveau projet, le père Matthew a rassemblé « un noyau dur d’une petite dizaine de personnes. Et je pense qu’une trentaine de personnes y ont contribué en tout. » La restauration de la Firebird a finalement pris une année : « C’est incroyable de refaire une voiture en un an », s’extasie le père Matthew. En plus de venir en aide aux séminaristes, ce projet a permis d’élargir la communauté paroissiale et a constitué un bon moyen d’évangélisation.

« J’ai été surpris de voir à quel point ce projet a contribué à souder la communauté. Cela a même permis d’évangéliser ! », se réjouit encore le prêtre. Il y eut par exemple ce groupe d’hommes non catholiques qui se rapprochèrent de la foi par le biais de cette expérience. De nombreuses personnes profitèrent du temps passé à travailler sur la voiture pour recevoir le sacrement de réconciliation dans le garage. Pour la tombola de l’an prochain, le père Matthew a l’intention de s’attaquer à la restauration d’une Mustang Convertible de 1966.

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