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Qu’est-ce qu’une chartreuse ?

GRANDE CHARTREUSE
© NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP
Grande Chartreuse, France, Rhone-Alpes, Isere (38).
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En pianotant sur le moteur de recherche, la première réponse concerne ce fameux élixir végétal de couleur verte vendu comme une liqueur de santé pour subvenir aux besoins matériels des moines chartreux. Mais au delà du spiritueux, la chartreuse est aussi un type architectural du sud ouest et un monastère religieux.

L’architecture monastique connaît des règles spécifiques en fonction des ordres religieux fondés à travers les siècles. Saint Bruno créera l’ordre des Chartreux avec six de ses compagnons à la fin du XIe siècle et l’appellera ainsi puisque son premier monastère sera fondé au cœur du massif de la Chartreuse, entre Savoie et Dauphiné.

Une architecture religieuse…

Leur style de vie très solitaire avec quelques rencontres communautaires est appelé vie semi-érémitique et régit par des statuts et non une règle, comme celle de saint Benoît. Par les habitudes qu’ils prennent et les exigences de leur vie austère, ces moines vivent dans une solitude qu’il faudra maintenir par une architecture adéquate. Va naître un style architectural chartreux toujours composé de trois parties qui sont le grand cloître, les lieux communautaires (dont l’église) et les ateliers, un peu éloignés de manière à ne pas rompre le silence.

Dans les premiers temps de l’ordre, les chartreuses étaient constituées de douze cellules regroupées autour du cimetière mais ce chiffre a pu évoluer dans le temps atteignant plus de trente cellules pour la Grande Chartreuse. À travers le monde, il existe encore dix-huit chartreuses masculines et cinq chartreuses féminines. Au début du XIVe siècle on en comptait 65.

… et civile

En référence à cette vie cartusienne, certaines maisons du sud ouest de la France sont désignées aussi comme des chartreuses. Elles sont donc en pleine campagne, à l’écart des villages et présentent un aspect cossu que l’on qualifiera de maison de maître. Aujourd’hui les spécialistes de l’immobilier appellent cela des maisons de caractère. Surélevées de trois ou quatre marches par rapport au niveau du jardin, ces maisons bourgeoises ont la plupart du temps un perron avec des balustres en pierre. Les architectes contemporains sont généralement obligés de les agrandir pour en faire de vraies terrasses puisque ces promenades ne mesuraient pas plus d’1,50 mètre de large.

Pour Christophe Massie, architecte et co-fondateur de l’agence de l’Arsenal à Bordeaux, « une chose formidable dans les chartreuses est leur jour traversant que l’on retrouve dans la galerie centrale et très souvent dans les pièces de part et d’autre ». « L’exposition de ces maisons est idéale » ajoute l’architecte bordelais, « puisqu’elles sont orientées sud ouest, ce qui permet d’avoir un maximum de lumière sur toute la journée. Au minimum les façades comptent deux ou trois fenêtres par pièce ce qui inondent de clarté la totalité de l’intérieur.

Souvent construites entre le XVIIe et le XIXe siècle par des bourgeois, leur forme rectangulaire laisse apparaître des toitures à quatre pans qui peuvent parfois avoir des combles aménagées. Ces chartreuses d’Aquitaine qui vieillissent dans des écrins de verdure sont souvent entourées de platanes séculaires et majestueux. Les bâtisses sont construites de plain-pied, parfois complétées à gauche et à droite de bâtiments rehaussés qui forment une cour. Les détails de façade laissent apparaître l’origine souvent prospère des habitants comme en attestent sur les dépendances les multiples génoises sous les gouttières et sur la maison principale une corniche. Bâties en pierres de taille ou en mœllons, ce sont des maisons où il fait bon vivre, loin du tumulte, comme les moines.

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