Aleteia

Les miracles attribués à Jean Paul II

©CATHOLICPRESSPHOTO
Partager
Commenter

Un enfant guéri soudainement d’une tumeur du rein, une femme rouvrant les yeux après avoir été déclarée morte… Ces deux épisodes font partie des 250 guérisons « inexpliquées » attribuées à Jean Paul II et soigneusement examinées avant de le proclamer saint.

Oui, les prodiges attribués à Jean Paul II étaient bien plus nombreux que les deux miracles nécessaires à sa canonisation en 2014. Cette confidence, nous la devons au cardinal Ruini, ancien vicaire du pape pour le diocèse de Rome et promoteur officiel de sa cause. Même si on ne peut parler à proprement dit de « miracles » pour tous ces phénomènes, les grâces obtenues par son intercession foisonnent, indéniablement. Savoir qu’il y en eut aussi de son vivant n’a fait qu’accélérer sa cause.

Les deux miracles retenus pour sa canonisation

Le premier miracle retenu pour la béatification de Jean Paul II est la guérison de sœur Marie Simon-Pierre Normand, Française, atteinte de la même maladie que lui, le Parkinson. Diagnostiquée en 2001, elle a été guérie soudainement de son mal, deux mois après la mort de Jean Paul II, après une chaîne de prière de sa congrégation, les petites sœurs des maternités catholiques demandant son intercession.

Le deuxième miracle retenu pour la canonisation de Jean Paul II est celui de Floribeth Mora Diaz, originaire du Costa Rica, guérie inexplicablement d’un anévrisme au cerveau, quelques heures après sa béatification par Benoît XVI, le 1er mai 2011, qu’elle suivit avec ferveur avec son mari. Les médecins ne lui avaient laissé aucun espoir et elle attendait chez elle une mort certaine, priant son pape bien-aimé qu’il intercède pour elle. Le lendemain matin, elle entendit une voix lui disant : « Lève-toi, n’aie pas peur », raconta-t-elle. Elle affirme avoir vu une main sortir de la photo de Jean Paul II sur une revue, qui l’invitait à quitter son lit.

Écoutez les témoignages de soeur Marie Simon Pierre et Floribeth Mora Diaz :

Des guérisons bouleversantes après sa mort…

À part les deux cas de guérisons retenus, de nombreux autres cas de présumés « miracles » obtenus par son intercession figuraient en bonne place dans les documents présentés au bureau chargé d’examiner la cause de saint Jean Paul II. Les guérisons les plus significatives sont celles de David, un petit Polonais de 9 ans, ou d’Ève, une Américaine.

David

En 2006, le petit David n’a que 9 ans quand il est hospitalisé à Gdansk (Pologne) pour une tumeur au rein qui ne lui laisse aucun espoir de guérison. Une opération de la dernière chance, dont ne voulaient même pas entendre parler les médecins jugeant celle-ci inutile,  échoue. Ses parents, entre temps, ne cessent d’invoquer l’aide de Jean Paul II. Et ils ont un beau jour la « folle » idée d’emmener leur fils sur sa tombe, dans la Grotte des papes, à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre, à Rome. Nous sommes le 29 août 2006. Tous les trois prient avec ferveur puis remontent à l’air libre. Soudainement, David, allongé sur une civière, demande de s’arrêter : « Faites-moi descendre je veux marcher ! ». Les parents ont à peine le temps de revenir de leur stupeur que le petit David saute déjà de la civière et se met à marcher vers le centre de la place. Impossible ! Le petit Polonais, qui n’a plus que la peau sur les os, demande aussi à manger. À la vue de leur enfant en train de sautiller, les parents s’effondrent en larmes. Leur prière a été entendue !

Ève

Ève est une Américaine à la retraite. En septembre 2007, elle est hospitalisée pour une grave crise respiratoire. Le diagnostic tombe : embolie pulmonaire. Les médecins ne lui prédisent que quelques heures à vivre. Pour Ève et son mari, le monde s’écroule. Mais Marian, son époux, court à la chapelle prier pour Jean Paul II qu’il vénère. Osant à peine lui demander la guérison de son épouse, il le prie de lui donner au moins la force de survivre à la douleur de la perte de celle avec qui il a partagé plus de trente ans d’amour. De retour dans la chambre il constate que la ligne du cœur est plate. Marian ressort, en larmes, il n’a pas la force d’assister aux opérations que les infirmières doivent faire sur le corps sans vie de son épouse. Mais tout à coup, un médecin l’arrête et lui crie : « Votre femme est vivante ! Elle a ouvert les yeux et a demandé à vous voir : vous ne pouvez pas partir ! ». Quand il entre dans la chambre, sa femme est assise dans son lit, souriante. Le lendemain, les médecins, stupéfaits, lui font une batterie d’examens et ne voient plus aucune trace d’embolie ni de kyste ovarien. Son cœur ? Comme si rien ne s’était passé ! Certains médecins parlent d’un « épisode déconcertant », d’autres osent prononcer le mot « miracle », mais tous concordent : « C’est un cas de résurrection constaté par les machines ! » (Romatoday).

Des guérisons de son vivant

Et même si seules celles survenues après la mort peuvent être retenues pour une béatification et une canonisation, comment ne pas parler de toutes les guérisons attribuées à Jean Paul II de son vivant, comme celle de Francesco, un petit Italien d’à peine quelques mois, ou du petit Héron en 1990, au Mexique ?

Francesco

Francesco est un petit italien qui souffre dès sa naissance d’une grave déficience immunologique, et donc sujet en permanence à de graves infections. Il grandit entre rechutes et séjours à l’hôpital et une faiblesse extrême que les médecins n’arrivent pas à contrôler. La famille de Francesco, en 2002, a la possibilité de participer à une messe privée célébrée par Jean Paul II. Rien n’est dit au Pape de la maladie de l’enfant. Tout passe par le regard, de longs regards profonds entre Jean Paul II et le jeune enfant qui reçoit une douce caresse de sa part. Dès cet instant, le petit François a senti une étrange chaleur et une sensation de bien-être jamais connu jusqu’ici. Finies les sensations de fatigue et de faiblesse ! Ses médecins ont dû reconnaître qu’il était totalement guéri.

José Héron

Lors de son dernier voyage au Mexique, en mai 1990, le pape Jean Paul II a croisé le chemin du jeune José Heron Beadillo, atteint d’une leucémie foudroyante depuis l’âge de 4 ans. Jean Paul II l’embrasse et le bénit et lui demande de libérer la colombe qu’il tient entre ses mains. Cette rencontre a bouleversé le destin de cet enfant aujourd’hui âgé de 25 ans et en pleine forme.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]