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L’astuce qui calmera vraiment les colères de votre tout-petit

© Shutterstock
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Il s’agit d’une solution simple mais qui fonctionne, car elle se base sur quelque chose dont nous avons tous besoin. Et elle fonctionne aussi avec les adultes !

Auteur du livre Le plus heureux des bébés, le docteur Harvey Karp évoque le fait qu’il est essentiel d’adopter le même langage que votre enfant quand vous vous adressez à lui. Donc, quand votre tout-petit pique une colère, vous n’allez pas faire avancer les choses en essayant de le convaincre d’être raisonnable si vous ne parlez pas son langage. Le langage parlé par un enfant de deux ans est principalement émotionnel, donc si vous restez trop calme, vous pouvez lui donner l’impression que quelle que soit la cause de son intense douleur émotionnelle, cela n’est pas très important pour vous. Il est plus probable qu’il pense que vous ne le comprenez pas et qu’il augmente l’intensité de sa colère.

La méthode à tester pour calmer un bambin

Le docteur Karp recommande donc de faire face à la situation en imitant ses émotions avec légèrement moins d’intensité (après tout, cela n’aidera pas beaucoup si vous hurlez tous les deux !), et en répétant le problème qu’il essaie d’exprimer.

Une maman décrit ce à quoi cela ressemble : « Je participe à sa colère, mais avec passion, en répétant ses mots et en égalant presque ses sentiments, un peu comme un disque rayé. « Billy est furieux, furieux, FURIEUX !!! Il est en colèèèèèère !!! Billy dit non, non, non ! NON !!! Je ne veux pas ! » On a vraiment l’air bête, il faut l’admettre, mais c’est une bonne astuce. Je l’ai moi-même essayée et elle peut arrêter sa colère dès le début. En réalité, vous lui dites « je comprends ce que tu ressens, je comprends ton problème, et il est important pour moi aussi ». Ce type de compréhension, les tout-petits ne sont pas les seuls à en avoir besoin.

Bon, en revanche, cela ne signifie pas que vous deviez dire à votre mari « Tu es tellement en colère ! Tellement, tellement en colère que j’aie mal parlé de toi à ta mère ! Tu te sens tellement trahi ! » Quand vous vous adressez à des adultes, vous pouvez utiliser un langage d’adulte, mais le principe reste le même. Une personne se fâchera beaucoup moins si vous pouvez lui montrer de manière convaincante que vous comprenez ce qu’elle ressent (en imitant ses émotions, mais avec moins d’intensité) et que vous comprenez le problème suffisamment bien pour l’exprimer avec vos propres mots. De cette manière, vous contribuez également à souligner le fait que vous vous sentez concerné et que vous voulez écouter.

De l’importance de la compassion pour calmer la colère

La petite astuce du docteur Karp relève simplement de la compassion. Après tout, la racine du mot signifie « souffrir avec » une personne, ressentir ce qu’elle ressent. Sans compassion, aucun lien réel n’est établi. Vous connaissez sûrement le vieux cliché suivant : les hommes ne cherchent qu’à régler les problèmes, alors que les femmes veulent simplement qu’on les écoute. Eh bien, les deux ont un peu raison.

Les problèmes doivent trouver une solution, mais une partie de la solution réside dans la volonté de montrer de la compassion envers la personne qui ressent de la frustration ou de la tristesse. C’est la raison pour laquelle ce principe fonctionne avec un enfant qui fait une crise de colère, car ainsi on répond légitimement à une partie de ses besoins. Donc même si on ne lui donne pas la sucette qu’il voulait, il reçoit quelque chose de mieux : de la compassion, de l’amour et de la compréhension.