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Tous les matins, ces enfants s’arrêtent sur le chemin de l’école pour prier à l’église

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Un curé italien a confié à la presse transalpine comment il parvient à convaincre tous les matins des dizaines d’enfants de venir saluer le Seigneur avant d’aller en classe.

Voir des enfants entrer dans une église pour une petite prière avant d’aller à l’école a de quoi surprendre. Pourtant, à Cesena, petite ville du nord de l’Italie (Émilie-Romagne) cela arrive tous les jours. Chaque matin, un groupe d’enfants se lève dix minutes avant pour ne pas rater ce petit rendez-vous qui les fait ressortir de la paroisse « le cœur plus léger que lorsqu’ils sont arrivés », affirme don Firmin Adamon, le curé de San Domenico.

Histoire de passer le temps mais…

Depuis des années, le prêtre accueille des jeunes enfants du primaire et du cours moyen des deux écoles publiques qui jouxtent la paroisse. Quel est son secret ? Un grand sourire aux lèvres, une bonne dose de bonne humeur et une ambiance sympathique, sereine, avant de commencer la journée. Ce qui n’est pas forcément dans les habitudes de ces enfants un peu agités ou excités par les sollicitations extérieures.

Au départ, le père Firmin avait invité les enfants qu’ils croisaient au catéchisme pour qu’ils passent le saluer avant d’aller à l’école. Bien vite, d’autres leur ont emboîté le pas pour des raisons plus pratiques : se mettre à l’abri de la pluie et du froid sur le chemin de l’école. Pour tous, le curé y a vu une occasion de leur faire dire une petite prière, histoire de passer le temps. L’habitude s’est vite installée parmi les enfants. Et des années après, don Firmin est toujours là, chaque matin, entouré de dizaines d’enfants. Partager un moment de rencontre avec le Seigneur, même s’il dure peu de temps est devenu aujourd’hui une vraie méthode d’approche pour évangéliser les plus petits.

Une intention chaque jour

Le succès est tel qu’il a fallu s’organiser. Les enfants sont désormais invités en fonction de leurs horaires de cours : 7h45 pour les plus grands, 8 heures pour les plus petits. « Nous nous mettons en cercle et, ensemble, disons deux ou trois prières », raconte don Firmin. À chaque fois, ces prières sont dédiées à quelqu’un qui souffre, ou à un papa, à une maman, aux grands-parents ou aux enfants du monde entier. Les plus petits ont droit à de petits chants que leur ont appris les frères de l’Église de la Miséricorde à Cesenatico. Ce sont en général des hymnes à l’ange gardien ou à l’amour infini de Dieu.

Après chants et prières, don Firmin leur souhaite une bonne journée et les enfants, cartables sur le dos, quittent la paroisse en sautillant. Une belle image pour illustrer l’appel de Jésus : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas » (Mc 10, 14) dont le pape François se fait régulièrement l’écho en s’adressant aux familles. « Comme c’est beau d’enseigner aux enfants d’envoyer un baiser vers Jésus, ou vers la Vierge ! Quelle tendresse dans ce geste qui transforme en un instant le cœur de l’enfant en lieu de prière ! C’est un don de l’Esprit », s’était-il exclamé au cours d’une de ses audiences générales place Saint-Pierre, avant d’ajouter à l’intention des adultes « n’oublions jamais de demander ce cadeau pour nous [afin que] l’Esprit nous apprenne à dire “Père” comme Jésus le faisait ».

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