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5 défauts dont vous pouvez vous débarrasser facilement

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Nous avons tous des qualités qu'il est important d'entretenir, mais il est également possible d’apprendre à se débarrasser de nos vilains défauts ! Voici quelques astuces afin d’en venir facilement à bout...

Socrate disait : « Connais-toi toi-même ». Ainsi, ce n’est pas une nouveauté si l’une des grandes clés du bonheur semble résider dans la connaissance de soi. Prendre conscience de ses forces, de ses faiblesses, de ses atouts et de ses propres défauts, aiderait chacun dans son quotidien.

Parfois, il arrive que nos défauts prennent le dessus sur nos qualités, ou que l’un d’entre eux se montre si prédominant qu’il nous gâche la vie et sème la discorde avec notre entourage. Il existe pourtant des techniques afin d’apprendre à les gérer pour enfin s’en débarrasser.

Au préalable, il faut pouvoir s’armer de patience et de volonté. En effet, si l’on a plusieurs défauts qu’on aimerait voir disparaître, il ne va falloir s’attaquer qu’à un seul à la fois. A vrai dire, il ne s’agit pas tant de l’éliminer, mais plutôt de le transformer. Ainsi, le travail pour chaque défaut sera de tenter de le remplacer par une qualité, de s’imaginer ce qu’on aimerait acquérir en contrepartie. Ce travail nécessite une certaine indulgence avec soi-même. Il faut déjà trouver la force d’assumer son ou ses défauts, puis de puiser l’énergie afin de les transformer en atouts, car il ne faut pas oublier qu’ils font de nous ce que nous sommes. Il s’agit donc d’apprendre à s’en servir de façon à ce qu’ils ne nous handicapent plus et n’altèrent plus nos relations avec les autres.

Voici cinq défauts pour lesquels vous pourrez facilement inverser la tendance.

1. La colère

« La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. » (Jacques 1:20). Faisant partie de l’un des sept péchés capitaux, la colère est avant tout une émotion résultant d’une blessure psychique ou physique. Or nous savons pertinemment qu’il n’est pas bénéfique de réprimer ses sentiments. Le but ne sera donc pas de ne plus ressentir de colère, mais d’en maîtriser son expression et ses répercussions. La répression de la colère n’entraînerait que plus de tensions internes. Alors, comment faire ?

Essayez de modérer ce défaut par un des sept vertus catholiques : la tempérance. Tentez de mettre des mots sur votre colère. Qu’est-ce que je ressens ? Pourquoi ? Et s’il vous arrive d’entrer dans des accès de colère, prenez le temps ensuite, d’analyser la situation : que s’est-il passé ? Quelle a été ma réaction ? Comment aurais-je pu faire autrement ?

Si cela vous aide, faites ce travail à l’écrit, tâchez de vous en souvenir la prochaine fois que vous serez soumis à une blessure, un manque, une frustration. Apprenez à vous contenir sur le moment, pour prendre le temps d’avoir suffisamment de recul sur la situation. Vous pourrez ainsi adopter un comportement adéquat, tempéré. Les techniques de visualisation et de relaxation pourront vous aider en ce sens, telles que le yoga, la méditation ; tout concept de lâcher prise également, ainsi que l’art sous toutes ces formes, car il favorise l’expression des sentiments.

Une autre alternative peut être de trouver un sport ou une activité dans laquelle vous pourriez vous défouler, sortir toute cette énergie négative et ainsi évacuer les tensions. A vous de trouver votre façon de sortir ce que vous avez en vous, de façon calme, ou énergique !

2. La paresse

Autre péché capital et véritable nuisance au quotidien, la paresse est largement proscrite dans la Bible. Le Seigneur a ordonné à l’homme de travailler : « Va vers la fourmi, paresseux ! Regarde-la marcher et deviens sage » (Proverbes 6:6).

Ce manque d’envie de faire ce qu’il serait nécessaire de faire peut engendrer d’autres désagréments, d’où son statut de péché capital. En effet, à force de ne pas agir, ou de repousser infiniment les tâches à accomplir, les personnes paresseuses vont se retrouver avec un nombre croissant de devoirs inachevés et certainement connaître à un moment donné des pressions et stress extérieurs lorsqu’ils n’auront plus d’autre choix que de se mettre au travail. Au-delà des inconvénients se répercutant sur la personne et son entourage, il est important de voir que « le paresseux a des désirs qu’il ne peut satisfaire tandis que les personnes actives sont comblées » (Proverbes 13:4).

Comment vaincre la paresse ? Si vous ressentez le manque d’envie de faire quelque tâche nécessaire, essayez de vous fixer des échéances réalistes. Si vous avez plusieurs choses à faire en une semaine, donnez-vous des petits objectifs pour chaque jour, en alternant avec des choses que vous aimez faire. Dans ce système alternant action et récompense, cela sera psychologiquement moins difficile d’accomplir vos devoirs. N’oubliez pas qu’en repoussant des tâches, elles vont s’accumuler et n’en seront pas moins à faire à un moment donné. Pourquoi ne pas faire la vaisselle directement après le repas ? Cela vous prendra quinze minutes, alors que la vaisselle de cinq jours vous prendra une heure de temps, lorsque vous n’aurez plus le choix, par manque de vaisselle propre…

Concentrez-vous sur le bienfait que vous ressentirez une fois la tâche accomplie, sans oublier le principe de « boule de neige » : vous laissez quelque chose de côté une fois, puis une autre fois… et au final, il se passera un mois et vous ne l’aurez toujours pas fait ! Au-delà de la pénibilité, gardez en tête le résultat. Une fois fini, vous serez libre de vous reposer, sans culpabilité, qui plus est !

3. La timidité

La timidité est souvent perçue par les personnes qui en souffrent comme un défaut. Comme nous l’avons dit précédemment, afin de vaincre un souci, il faut parfois plutôt apprendre à s’en servir afin d’en faire une qualité. La timidité peut être vue comme une forme extrême de discrétion, de réserve, de repli sur soi. Elle peut pourtant être, à la base, une bonne chose. En effet, les personnes discrètes sont souvent appréciées, car ce sont des individus placés dans l’observation et l’écoute, assez autonomes, souvent par « peur de déranger ». Dans le livre de Josué (1 :9), on peut lire : « Ne t’ai-je pas commandé : « Sois fort et courageux ! » ? Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi partout où tu iras ».

Effectivement, à la source de cette timidité, nous trouvons souvent un manque de confiance en soi, des peurs et des doutes. Alors comment en venir à bout et acquérir la vertu de la force d’âme, le courage ?

Dans un premier temps, il faut avoir conscience de sa timidité, l’accepter et savoir reconnaître les situations qui vont vous poser problème afin de les anticiper et de préparer vos réactions. C’est en renforçant votre confiance en vous que vous arriverez à vaincre vos craintes. Exposez-vous progressivement à des situations où vous serez obligés de vous confronter aux autres, sans vous fixer des objectifs irréalistes. Il ne s’agit pas d’aller faire un discours devant des centaines de personnes, mais par exemple, un matin, de dire bonjour aux gens que vous croiserez en regardant dans les yeux. Répétez votre action,  et lorsque vous vous sentirez enfin à l’aise en faisant ceci, fixez vous un autre objectif, par exemple, demander des conseils à des vendeurs dans des magasins… Adaptez vos challenges également. Si aller au restaurant vous fait peur, allez peut-être d’abord pique-niquer, plus à l’abri des regards…

Facilitez-vous la tâche en prévoyant des « piliers de soutien ». Préparez ce que vous voulez dire, même à l’écrit, rejouez les situations devant le miroir… Osez également faire et recevoir des compliments et des critiques. Votre avis a tout autant de valeurs que celui des autres ! Armez-vous de patience et pensez aux bénéfices que vous et votre entourage gagneront grâce à votre courage futur. C’est déjà preuve d’une grande force d’âme que de vouloir s’attaquer à sa timidité !

4. Les jugements et commérages

Régulièrement dénoncée par le Pape François, la maladie des murmures, des commérages et des bavardages est un défaut qui est à proscrire vivement. « Qui garde sa bouche et sa langue se garde lui-même de bien des angoisses », lit-on dans les Proverbes (21:23). Le Pape François va même jusqu’à évoquer un « terrorisme du bavardage » : « Celui qui bavarde est comme celui qui jette une bombe et puis s’en va, il détruit avec sa langue, il ne fait pas la paix ». C’est également l’un des dix commandements : « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain », livre de l’Exode (20:16).

Pour combattre les commérages, il faut leur résister. Tout d’abord, ne fréquentez pas de commères, ne participez pas à leurs conversations. Les propos répandus ne révèlent pas le caractère de la personne attaquée, mais de celui qui les diffuse. La volonté de causer du tort à quelqu’un dénote un comportement de pêcheur. En présence d’une telle personne, opposez-vous à son comportement et quittez les lieux.

Ensuite, en règle générale, respectez les secrets des autres, réfléchissez avant de parler. Priez pour les personnes touchées par des propos injustes et infondés afin de les soutenir, choisissez de dire du bien de chacun, ou parfois, mieux vaut ne rien dire du tout.

5. La jalousie et l’envie

Tout comme la timidité, la jalousie trouve bien souvent sa source dans le manque de confiance en soi et le sentiment d’insécurité. Vilain défaut, le fait d’être jaloux ou envieux implique le fait de ne pas être satisfait de ce que Dieu nous a donné. « Un cœur paisible est vie pour le corps ; la passion est un cancer pour les os. » (Proverbes 14:30). Pour certains, la jalousie est une forme d’amour, mais elle peut se montrer destructrice, autant pour la personne jalouse que son entourage.

Premier point important : il faut admettre que l’on est jaloux et reconnaître notre péché. A l’inverse, il ne faut pas faire semblant d’admirer quelqu’un alors qu’on l’envie ou le jalouse.

Ensuite, voir ce que l’on a, plutôt que ce que l’on n’a pas. Cela nous évitera de convoiter les biens d’autrui, en prenant conscience plutôt de ce dont on dispose. Si la jalousie porte sur notre conjoint, tentez de vous souvenir pourquoi il est avec vous. Il vous a choisie à un moment de sa vie, alors qu’il aurait eu d’autres choix, et au quotidien, il aurait le choix de vous quitter s’il en avait envie. Le simple fait qu’il reste avec vous devrait vous rassurer.

Cessez également de vous comparer aux autres, ce que vous possédez ou non. Refusez à votre esprit le droit d’éprouver de l’envie, soyez reconnaissante dans vos prières. Célébrez les victoires et réussites des autres, tout comme vous appréciez qu’on célèbre les vôtres. La victoire d’une personne ne provient pas de la rétrogradation d’une autre, bien au contraire, il faut garder la foi et vous dire que Dieu a ses projets pour l’ensemble de ses enfants.

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