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Quand les caprices d’un enfant nous rapprochent de Dieu

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Anna O'Neil - Publié le 06/10/17

Les comportements pénibles des enfants peuvent parfois être source d’inspiration et nous rappellent combien Dieu nous aime...

Enfant, j’étais un jour tombée sur ces paroles du Christ : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. (Mt 18, 3) ». A l’époque, je n’y croyais pas du tout, je pensais plutôt que les enfants étaient tous des diables ! Personnellement, à cet âge, je cédais toujours aux tentations : tricher en mathématiques, désobéir à mes parents, voler le bonbon de mon frère… Il me semblait même que les adultes n’avaient eux aucun problème pour agir correctement.

Maintenant que je suis moi-même adulte, je sais à quel point il peut être difficile d’adopter le bon comportement. Mais j’ai aussi un enfant en bas âge, un vrai petit sauvageon, et je commence à comprendre le message que le Christ voulait nous transmettre. Si les enfants sont adorables, ils peuvent aussi être passablement irritants. Mais ce sont peut-être leurs comportements les plus pénibles qui devraient nous inspirer…

Voici 6 enseignements que m’a transmis l’attitude de mon propre fils :

1. Il me harcèle pour obtenir ce qu’il veut

Il ne se passe pas une journée sans que je me dise que si je l’entends crier « maman » encore une fois, je démissionne de mon rôle de mère. Mon fils est particulièrement persévérant. Si je refuse de m’asseoir sur le sol et de jouer aux cubes avec lui, il sait parfaitement que tout ce qu’il a à faire, c’est de continuer à crier, jusqu’à ce que je cède.

Dans la parabole du juge inique, Jésus raconte l’insistance insupportable de la veuve auprès du juge pour obtenir justice. Face à ses requêtes incessantes, le juge fini par lui accorder ce qu’elle veut, de crainte de devenir fou. C’est exactement ce cas de figure avec mon fils. Mais ces situations souvent agaçantes me rappellent l’importance de persévérer dans la prière.


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2. Il n’est pas poli

Nous essayons de lui inculquer les bonnes manières, et de lui faire dire « s’il vous plaît » et « merci ». Mais il n’a pas encore complètement intégré les formes de politesse et la plupart du temps, mon petit ange devient rouge écrevisse et hurle : « Maman, je veux regarder un dessin animé ». Malgré cela, je ne peux pas m’empêcher de le trouver adorable !

Nous savons que les bonnes manières sont nécessaires pour vivre en société : elles témoignent d’une vraie forme de charité et d’une marque de respect mutuel. Mais l’omniscience de Dieu dans nos vies doit nous permettre d’être honnête sans crainte, plutôt que d’essayer de masquer nos véritables pensées. Après tout, peut-être que les adultes aussi devraient oser crier plus souvent. Dieu ne s’en offenserait probablement pas. Après tout, nous sommes Ses enfants…


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3. Tout ce qui est à toi m’appartient

Mon fils considère qu’il a un droit sur tout ce qui me concerne. Le concept d’espace vital ou de propriété lui est totalement inconnu. Il sait que je suis sa mère et, par conséquent, il s’attend à être impliqué dans tout ce que j’entreprends. Si je mange quelque chose de bon par exemple, il en voudra une part. Tout ce que je fais lui semble intéressant, même détartrer les toilettes. J’aimerais que ma relation avec Jésus soit aussi fusionnelle.

Dans le chapitre 36, verset 27 de la Bible du Semeur, Ezekiel rappelle la promesse faite par Dieu : « Je mettrai en vous mon esprit ». Comme le chercheur Luis Martinez l’a si justement relevé dans l’ouvrage The Sanctifier, Dieu nous a réellement donné son propre Esprit. Alors, « le don qui appartenait au donneur devient la possession de celui qui le reçoit ». Dieu nous aime. Il veut nous inviter dans ce qu’il a, ou plutôt dans ce qu’il est.

4. Il me fait part de tous ses triomphes

Même lorsque mon fils joue dehors, je ne peux pas me reposer cinq minutes. Toutes les 30 secondes il m’interpelle: « Maman, j’ai trouvé une fourmi ! », « Maman, qu’est-ce que c’est ça ? », « Maman, je vois un rouge-gorge ! ». Il ressent un vrai besoin de tout partager avec moi et à me faire partager son enthousiasme pour ses petites découvertes.

J’ai remarqué que je priais beaucoup plus souvent en étant malheureuse. Quand je me sens bien, je ne me tourne pas aussi facilement vers Dieu. Pourtant, Dieu aimerait partager nos joies aussi bien que nos peines.

5. Même lorsque je suis la cause de sa peine, je suis la seule à pouvoir le réconforter

L’autre jour, mon petit garçon a répandu un seau rempli d’huile de moteur dans tout le patio. C’est allé si vite que je n’ai rien pu faire ! Je l’ai réprimandé sévèrement et il s’est mis à pleurer. Mais la seconde d’après, il est venu me voir les bras grands ouverts pour que je lui fasse un câlin.

Cela m’a fait prendre conscience que malgré nos péchés, Dieu sera toujours là pour nous réconforter. Il nous prouvera toujours son amour et son soutien. Il y a quelque chose de très émouvant dans la capacité d’un enfant à demander de l’amour même dans les moments de crise. Inspirons-nous en.


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6. Il n’a pas peur de dépendre de moi

Toute sa vie, mon mari et moi avons soutenu notre fils et répondu à chacun de ses besoins. Il a donc énormément d’attentes à notre égard.

Nous, adultes sommes parfois tellement prisonniers de notre prétendue indépendance que nous en oublions que tout ce que nous avons dépend de Dieu. Notre indépendance est relative, et il est important d’en prendre conscience.

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Enfants
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