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« L’Église m’a aidé à décrocher de la drogue »

MAN SMOKE
Image d'illustration.
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D’origine musulmane et ancien toxicomane, Hassen est aujourd’hui paysagiste et catéchumène. Ce Grenoblois de 46 ans raconte comment il a décroché de la drogue suite à une évangélisation de rue qui lui a fait découvrir l’Église catholique.

Aleteia : Quel a été l’élément déclencheur de votre conversion ?
Hassen : Je suis un ex-toxicomane. Je buvais beaucoup d’alcool et je prenais de la drogue. À 42 ans, j’en avais marre de cette vie-là, je cherchais de l’aide. Un ami de débauche, ex-toxico lui-aussi, ancien musulman converti au catholicisme, m’a présenté à Claire, vierge consacrée, qui travaille pour l’association le Grain de Sel Hors les Murs, a qui j’ai raconté mon histoire : la drogue et mes parents musulmans. Elle m’a parlé de sa croyance, de sa foi, de ce qu’elle faisait. Tout doucement, j’ai commencé à la suivre dans ses démarches, à la messe, à aller aux visites qu’elle faisait dans les festivals chrétiens. J’allais dans des « trucs » cathos. Et tout doucement, j’ai demandé le baptême. Je suis toujours en catéchuménat depuis trois ans dans la paroisse où je suis, à l’église Saint-Joseph, à Grenoble. J’allais tout doucement à la messe tous les dimanches. Et puis Claire nous faisait le caté à la maison avec plusieurs personnes. J’ai commencé à apprendre la vie de Dieu. Je pouvais poser mes questions et j’avais des réponses.

Vous aviez des préjugés sur l’Église ?
À l’époque, dans le milieu de la toxicomanie, je n’avais jamais entendu parler de l’Église et des cathos. On n’en connaissait pas ! Donc je n’avais pas de préjugés.

Quelle place prenait Dieu dans votre vie ?
Dieu n’avait pas trop de place dans mon monde. J’avais la tête ailleurs, je ne prenais jamais en compte Dieu dans mes projets ! J’avais mon appartement mais je vivais une vie de marginal. Dans le milieu toxico, on faisait appel à Dieu que quand on était mal. Souvent on priait Dieu pour avoir de la drogue… Quand j’étais toxico, je ne travaillais pas. Maintenant, je suis soigné et j’ai un emploi. Je travaille en tant que paysagiste. Cela faisait dix ans que je n’avais pas eu d’employeur… L’Église m’a beaucoup aidé pour sortir de ma galère, et je sais que Dieu est présent en moi. Je ne remercierai jamais assez les catholiques que j’ai rencontrés.

Lire aussi : Jean Duchesne : « La mission ne peut pas attendre ! L’amour de Dieu n’attend pas ! »

Cela n’a-t-il pas été difficile d’annoncer à vos amis que vous étiez devenus proche de la religion catholique ?
Quand j’ai coupé les ponts avec mon milieu, je me suis retrouvé un peu tout seul. Il avait juste les connaissances que j’avais dans le milieu catho. Toutes mes relations d’avant c’était soit des musulmans soit des non croyants ou des athées. Quand je me suis converti, je n’ai presque jamais parlé de Dieu avec mes amis proches.

Votre famille est-elle au courant de votre conversion ?
Ma famille musulmane sait que je fréquente Claire qui est catho. Ils sont contents car j’ai d’autres connaissances en dehors du milieu toxico dans lequel j’étais. Mais jamais mes parents ne m’ont demandé si j’étais catho et moi je ne leur en ai pas parlé. Aujourd’hui, je suis encore catéchumène et je n’ose pas trop annoncer à mes parents qui sont très malades et âgés. Je n’ose pas trop leur dire que j’aimerais être baptisé, je ne voudrais pas leur faire peur ! C’est pour cela que j’ai un peu repoussé mon baptême.

Qu’est-ce que vous pensez de l’action des jeunes évangélisateurs ?
C’est bien ! L’évangélisation permet aux personnes éloignées de la foi d’en connaître un peu plus ! Quand je regarde mon histoire, la religion catho j’en n’avais jamais entendu parler ! Et je ne dois pas être le seul ! J’avais jamais mis les pieds dans une église, je ne connaissais l’histoire de Jésus qu’à travers ma religion musulmane.

Aujourd’hui vous évangélisez, vous aussi ?
J’ai souvent accompagné Claire pour des missions d’évangélisation. Comme je ne connaissais pas grand-chose en religion, je ne pouvais pas trop évangéliser. Par contre, je pouvais parler de mon vécu et dire que la religion catholique m’avait beaucoup aidé à décrocher de la drogue. Aujourd’hui, je me sens bien avec mes amis cathos, j’ai découvert une nouvelle famille, une nouvelle croyance. J’ai rencontré Dieu, j’ai découvert d’autres choses qui m’ont ouvert les yeux. J’ai recommencé une nouvelle vie. Et j’ai encore plein de choses à découvrir !

Propos recueillis par Claire Kesraoui.

Lire aussi : Mission : le Congrès qui booste la nouvelle évangélisation

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