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Le tacle mesquin de l’ex-président du conseil des programmes contre les jésuites

Michel Lussault, ex-président du Conseil supérieur des programmes (CSP) au micro de France Inter, le mardi 26 septembre 2017.
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Michel Lussault, qui présidait le Conseil supérieur des programmes (CSP), n'apprécie que modérément Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale. Après avoir annoncé sa démission, il était interviewé ce mardi 26 septembre sur France Inter. L'occasion pour lui de décocher des flèches gratuitement contre l'enseignement jésuite, et de manifester sa méconnaissance de l'œuvre accomplie depuis des siècles par la Compagnie de Jésus.

« Moi j’aimerais bien que le modèle de l’école de la République, pardonnez-moi de la dire, ne soit pas celui de l’école jésuite ». Interrogé ce mardi matin sur les ondes de France Inter par Nicolas Demorand, Michel Lussault ne cachait ni son amertume, ni son aigreur, après avoir annoncé dans Le Monde sa démission de la présidence du Conseil supérieur des programmes (CSP).

Le désormais ex-président du CSP, qui avait été nommé à ce poste par Najat Vallaud-Belkacem en 2014, a été l’un des artisans majeurs de certaines des évolutions récentes des programmes scolaires, dont certaines n’avaient pas manqué de susciter la polémique, à commencer par l’introduction du fameux « prédicat » en grammaire.

Dès lors, autant dire que le train de réformes annoncé par Jean-Michel Blanquer, qui remettent en cause — voire détricotent — les décisions de Najat Vallaud-Belkacem, ne passe pas auprès de Michel Lussault. Retour à la semaine de quatre jours, maîtrise des quatre opérations impératives, recours à la méthode syllabique, rétablissement des classes bi-langues : autant de mesures qui viseraient, selon Michel Lussault, à satisfaire « les bas instincts d’une clientèle politique ». Suivez mon regard…

À terme, c’est donc le modèle jésuite que le président démissionnaire du CSP — comme si on était en 1905 — imagine s’imposer au ministère de l’Éducation nationale. Il y a sans doute encore de la marge, même si un esprit taquin pourrait imaginer que cela ne serait pas forcément une mauvaise chose compte-tenu des résultats du système actuel. Mais au-delà de la polémique, comment ne pas déplorer l’ignorance dont fait preuve l’ancien n°1 des programmes scolaires à l’égard de l’œuvre éducative des pères jésuites depuis des siècles et sous toutes les latitudes ?

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