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À quoi correspond la couleur des vêtements liturgiques ?

© Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC
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« Voir la vie en rose, faire grise mine, avoir une peur bleue… », ces expressions colorées font partie de notre vocabulaire courant. Comme les fleurs, les couleurs ont leur langage dans notre vie quotidienne, elles accompagnent également l’année liturgique.

La couleur des vêtements sacerdotaux et des ornements servant au culte varie en fonction du calendrier liturgique. Cet usage, formalisé à l’origine par le futur pape Innocent III († 1216) dans son traité De sacro altaris mysterio, nous permet ainsi de nous situer au premier coup d’œil. À condition toutefois de connaître la signification des couleurs employées ! Petit tour des couleurs reconnues par la liturgie romaine :

Le blanc, symbole d’innocence, de pureté et de sainteté, est la couleur de la lumière de Dieu. Le blanc est porté pour les grandes fêtes liturgiques de l’année comme Noël, l’Epiphanie, le Jeudi Saint, les veillées pascales, Pâques, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et les fêtes des saints non martyrs (sauf la nativité de saint Jean-Baptiste, les fêtes de saint Pierre et saint Paul apôtres, de saint Jean l’évangéliste, la conversion de saint Paul et la chaire de saint Pierre apôtre), les fêtes du Christ Roi, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur, le Baptême du Seigneur, l’Annonciation, la Sainte Trinité, la Transfiguration du Seigneur … C’est aussi la couleur du baptême et du mariage.

Le rouge, couleur de l’Amour, du sang et du feu de l’Esprit, habille le dimanche des Rameaux, le Vendredi saint, la Pentecôte, la fête de tous les saints martyrs et la fête de la Croix glorieuse. Il peut également se porter à l’occasion des confirmations et des ordinations.

Le vert, symbole de l’espérance, évoque aussi la nature, création de Dieu. On l’emploie durant le Temps Ordinaire (per annum), réparti sur deux périodes : du lendemain de la fête du baptême du Seigneur  au mardi gras inclus puis du lendemain de la Pentecôte à la veille du premier dimanche de l’Avent.

Le violet, couleur du pardon, de l’attente et de la pénitence, est porté pendant les temps de l’Avent et du Carême. Il est aussi utilisé pour le sacrement de réconciliation et remplace le noir (symbole de la mort par opposition au blanc, de la captivité et des ténèbres) employé autrefois pour les offices et les messes des défunts.

Aux côtés de ces couleurs principales, on trouve également :

Le rose : mélange de rouge (symbole de l’amour divin) et de blanc (couleur de la fête), ou violet (couleur de la pénitence) adouci, le rose est porté deux fois par an et annonce la joie de Noël le troisième dimanche de l’Avent (dit Gaudete) et celle de Pâques le quatrième dimanche de Carême (dit Laetare).

L’or, couleur de la lumière précieuse et de la royauté du Christ, peut être utilisé pour les jours solennels et festifs, particulièrement Pâques et Noël, les sommets liturgiques de l’année. Le jaune, s’il n’est pas assimilé à la couleur or, n’est pas employé.

L’argent peut servir pour le blanc.

Le bleu ciel, peu fréquent en France, est utilisé en Espagne et en Amérique Latine pour les fêtes de la Vierge Marie.

Le gris cendré est typique du rite lyonnais où il est porté pendant le Carême, les jours de semaine.

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liturgie
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