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7 idées pour alléger sa charge mentale

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On a beaucoup parlé dernièrement de la charge mentale, qui consiste à "penser à tout, tout le temps"... Mais concrètement, on fait quoi pour changer les choses ?

« Penser à tout, tout le temps », voici le leitmotiv commun à de nombreuses femmes, que désigne la notion de charge mentale, évoquée pour la première fois par la sociologue Monique Haicault en 1984. Plus récemment, la charge mentale a fait l’objet d’un véritable buzz, lorsqu’elle a été illustrée de manière humoristique par la dessinatrice Emma dans sa BD « Fallait demander » parue en mai 2017.

En fait, la charge mentale désigne l’ensemble des tâches d’organisation, de gestion, et de planification, ayant pour objectifs la satisfaction de chacun des membres du foyer, et la bonne marche de la maisonnée. Ce réflexe, qui semble concerner en premier lieu les femmes, est usant, car incontournable (ô mère indigne qui n’aurait pas remplacé le tube de colle épuisé dans la trousse de son fils !) et constant (lorsque l’on aura pensé à racheter du dentifrice, il faudra penser à racheter des cotons tiges !), et d’autant plus ingrat qu’il est invisible. La charge mentale apparaît donc comme une histoire sans fin, et lourde à porter lorsqu’une femme se sent seule à devoir gérer le quotidien de toute une famille.

Avant d’argumenter en faveur de l’allongement du congé paternité, comme le suggère Emma, ou d’une nouvelle répartition des tâches domestiques, et au lieu de fustiger les maris parfois dépeints comme des êtres infantiles et sans cervelle, voici 7 astuces pour se libérer l’esprit, qui ne dépendent que de vous !

1. Faire des listes

Quoi de plus reposant que de coucher sur le papier tout ce qui trotte dans la tête, et dont on ne se détache pas de peur de l’oublier ? Il existe des méthodes très sophistiquées pour faire des listes intelligentes, mais la plus simple reste tout de même d’avoir toujours à portée de main sa liste de choses « à acheter », et sa liste de choses « à faire ». Inscrire une tâche noir sur blanc offre l’immense privilège de ne plus y penser pendant qu’on regarde un film par exemple !

2. Anticiper au maximum

Décider des menus à l’avance pour la semaine, trouver rapidement les chaussons de gym demandés par la maîtresse (au lieu d’attendre le dernier moment), caler les rendez-vous de médecin pour les vaccins 2 mois à l’avance, répondre immédiatement à une invitation (plutôt que de viser la date fatidique du RSVP)… Anticiper est sans conteste une source de repos pour nos esprits malmenés ! C’est mathématique : agir, au lieu de procrastiner, libère l’esprit et diminue de beaucoup la charge mentale.

3. Éliminer les broutilles

La charge mentale est constituée d’une multitude de petits détails, qui, mis les uns à la suite des autres, commencent à peser. Mais il arrive qu’on se fasse des nœuds au cerveau pour des détails insignifiants, qui envahissent notre esprit alors que ce sont des broutilles. Et on se rend compte que ce sont des broutilles lorsqu’on tente d’expliquer à une tierce personne notre dilemme ou notre problème. Qui, bien souvent, avec du recul et un regard extérieur, n’en sont pas ! Vous confiez votre enfant tout un week-end à vos beaux-parents, il ne mangera pas bio et se couchera tard : pas de panique, ce ne sont que 2 jours !

4. Stop au perfectionnisme !

Valérie de Minvielle, psychologue clinicienne et art-thérapeute, a réagi à la BD d’Emma sur son blog Ma juste place, et fait le procès de « ce perfectionnisme qui nous pourrit », dit-elle. Les femmes mettent la barre très haut, alors même qu’elles sont déjà à bout de nerfs. Alors, inévitablement, tout devient périlleux. Pourtant, personne n’oblige les femmes à avoir une maison parfaitement tenue, à cuisiner parfaitement, à vêtir ses enfants tout aussi parfaitement. « C’est une lutte, que de renoncer à ce perfectionnisme. », affirme la psychologue. Alors luttons, et prenons exemple sur nos maris, afin de lâcher prise pour plus de sérénité.

5. Stop à la fonction multi-tâches !

Oui les femmes, paraît-il, sont capables de faire plusieurs choses en même temps. Mais cette fonction est fatigante et source de stress. Autant bien faire une chose, puis passer à une autre, comme nos amis les hommes ! Notre esprit n’en sera que plus reposé. C’est l’exemple flagrant de la fameuse BD : la jeune femme s’escrime à faire dîner ses enfants tout en préparant le repas des adultes, (alors que son conjoint est assis dans son fauteuil). Valérie de Minvielle conseille, dans ce cas précis, d’abandonner la préparation du dîner des adultes, pour se concentrer sur celui des enfants, ce qui n’est déjà pas une mince affaire, et advienne que pourra ! Peut-être que le conjoint prendra l’initiative de cuisiner, peut-être qu’ils se feront livrer des pizzas, peut-être qu’ils dîneront plus tard que prévu, mais au moins, l’ambiance aura été plus paisible.

6. Faire confiance à son mari

Combien sommes-nous à critiquer les initiatives prises par nos maris ? Parce que nous n’aurions pas fait pareil (« un T-Shirt rose avec un pantalon orange, non mais tu te rends compte ??!!! »), ou parce qu’il a oublié quelque chose de vital (« tu as embarqué le doudou lapin, mais il fallait prendre le doudou canard !!! »), ou parce que nous voulons démontrer notre supériorité dans tel ou tel domaine. Résultat, ils n’ont plus très envie d’entreprendre quoique ce soit. Et bim ! Notre charge mentale remonte en flèche. Alors, s’ils « font », surtout laissons-les faire, à leur façon !

7. Prendre du temps pour soi

L’adage est connu, répété, revendiqué, mais dans la pratique, peu de femmes ont 1 heure devant elles, « pour elles », calée dans leur agenda. Or gérer le quotidien d’un couple ou d’une famille demande de l’énergie. Et pour fournir cette énergie dans la joie et la bonne humeur, il est nécessaire de prendre du temps pour soi, régulièrement, pour souffler, se ressourcer, faire ce qu’on aime, ou même ne rien faire du tout, mais en tout cas, pour se sentir exister.

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