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8 vérités que j’aurais aimé entendre avant d’avoir des enfants…

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Elever des enfants n'est pas de tout repos et les défis, pour le faire de la meilleure façon qui soit, peuvent être nombreux. Pour vous aider à appréhender la maternité, des mamans témoignent...

Notre vision de la maternité est souvent assez partielle avant d’avoir nos propres enfants : tout nous semble merveilleux et nous donne envie. Ou alors, au contraire, ce petit monde envahi de couches, de purées de légumes et de biberons nous paraît bien étrange, et pas forcément attirant. Une fois que l’enfant paraît, l’instinct maternel vient plus ou moins rapidement, mais très vite nous réalisons certains aspects que nous n’avions pas vraiment anticipés.

Nous avons demandé à des mamans ce qu’elles auraient aimé savoir, avant d’avoir leurs enfants, et voici ce qu’elles nous ont répondu :

1. « On ne fait pas des bébés mais des enfants ! »

Si l’affirmation peut paraître saugrenue, elle parlera à n’importe quelle maman ayant des enfants de plus de 18 mois. Passés les premiers mois, le rôle d’une maman évolue et cela n’est pas forcément anticipé quand il s’agit de notre premier enfant. Guillemette nous explique qu’elle a « trouvé cela déroutant de passer du rôle de la mère nourricière qui câline à celui de la maman qui éduque et fait grandir (et câline tant qu’elle peut encore !). C’est un sacré challenge ! »

Effectivement notre mission en tant que mère évolue, nos responsabilités également, en même temps que notre enfant grandit. Si les deux premières années demandent aux parents beaucoup d’énergie physique et de présence pour eux, les années qui suivent vont peu à peu exiger davantage d’énergie et de présence morale. Les questions éducatives arrivent dès les premières crises du fameux « terrible two » et sont ensuite pérennes.

2. « Tu deviendras très forte, une fois maman ! »

« Les nuits sans sommeil, la fatigue physique, parfois morale, et on arrive à réussir notre journée, la leur… et la suivante ! », raconte Sigline, jeune maman de bientôt six enfants. Les grâces du mariage ne sont pas étrangères à cette force que reçoivent les mamans à l’arrivée de leurs enfants. Cela est bien stipulé dans le Catéchisme de l’Église Catholique : « Dans le mariage chrétien, les conjoints sont fortifiés et comme consacrés par un sacrement spécial pour les devoirs et la dignité de leur état (…) Le Christ reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres. »

Jeanne n’imaginait pas à quel point « il faut de l’amour, de la patience et de l’humour pour survivre aux premières années ». Elle ne s’imaginait peut-être pas elle-même être capable de déployer un telle force d’amour. Ophélie non plus : « J’aurais aimé savoir que j’allais me trouver des capacités que je ne me connaissais pas jusqu’alors. » Edina conclut : « Je trouve que c’est une révolution tant pour le couple que pour soi-même : on apprend alors le dépassement de soi-même, le dévouement complet pour autrui ! »

Sophie, une autre jeune maman, résume ainsi le statut de mère de famille : « Cela demande des montagnes d’abnégation… mais c’est une paix immense que de l’offrir pour eux. »

3. « C’est un tsunami dans la vie d’un couple »

Pour Caroline, il est essentiel d’anticiper le chamboulement que provoque l’arrivée d’un enfant au sein du couple. Il faut l’anticiper pour ne pas s’affoler « une fois les enfants là et ainsi pouvoir préserver ce pilier fondamental de l’équilibre de la famille : le couple ».

Guillemette parle, elle, de « bouleversement complet de la famille ». Savoir cela aide déjà à s’y préparer. Après l’arrivée d’un enfant, chacun doit retrouver sa place au sein de la famille. Cela prend plus ou moins de temps mais ne doit pas être négligé ; comme le dit Caroline, le couple marital, pilier de toute la famille, doit être choyé et soigné après les tempêtes. « Retrouver un équilibre à trois peut prendre beaucoup plus de temps que ce qu’on imaginait ! », témoigne Marie.

4. « On s’inquiète vite pour tout et pour rien ! »

« Je me stresse pour rien. Parfois je m’effondre devant un film ou un article relatant le pire pour un enfant (maladie, accident,…) en me disant que si cela nous arrivait, je ne pourrais m’en remettre… ». Comme Edina, de nombreuses femmes ont une sensibilité exacerbée pendant la grossesse mais également après, en particulier au sujet de leurs enfants. La moindre inquiétude à leur propos peut vite prendre une ampleur considérable, comme en témoigne Alix : « Je ne pensais pas que j’allais m’inquiéter à ce point pour quelqu’un… moi qui n’étais pas du genre stressée !  »

Si on parle beaucoup des peurs des enfants, les peurs maternelles sont rarement évoquées : « peur qu’il lui arrive quelque chose, peur de le perdre quand y a du monde, peur de s’en séparer, peur qu’il soit malade, qu’il ne mange pas, qu’il ne dorme pas, qu’il fasse du bruit et gêne tout le monde… » Maylis peut dresser une longue liste des peurs qu’elle entretient au sujet de son fils. Marie-Sixtine aussi a le temps de dresser des listes pendant la nuit, « J’aurais aimé savoir que j’allais rester réveillée les nuits où mon bébé dort ENFIN… parce que je me demanderais pourquoi il dort autant ! ».

Tout le monde se souvient de l’allégation de Jean Paul II, « N’ayez pas peur ! ». Que ce conseil nous porte aujourd’hui dans nos quotidiens de mères : n’oublions pas que nos enfants sont d’abord enfants de Dieu. Donnons-leur les meilleurs bases possible pour construire leur vie, faisons-eur connaitre notre Seigneur et alors, faisons-leur confiance et acceptons de ne pas tout maitriser dans nos vies… ni dans les leurs. Ils auront leurs croix, comme nous avons les nôtres, c’est difficile à accepter mais c’est ce qui en fait des hommes et des femmes, et non des anges. Le Seigneur lui-même a voulu nous laisser libres, toujours libres et responsables de nos choix et de nos actes. Nous ne pouvons élever nos enfants dans des cages dorées.

Sophie se veut rassurante quant aux inquiétudes que nous pouvons avoir au sujet de nos enfants : « Il faut savoir que tout passe : tous les tracas, les inquiétudes, les soucis. » Il est vrai que nos inquiétudes ne sont pas les mêmes selon les âges et les saisons… elles sont juste inhérentes à notre essence de mère ! »

5. « Avoir des enfants donne confiance en soi »

Alix, mère de deux jeunes garçons, nous explique que devenir mère l’a fait mûrir mais a fait grandir son estime d’elle-même. Il est vrai que la naissance d’un enfant marque concrètement et définitivement le passage de l’insouciance de la jeunesse aux responsabilités qui incombent à tout parent : « le vrai passage à l’âge adulte », selon l’expression d’Alix, qui se demande aussi si, tout simplement, elle n’a peut-être juste plus assez de temps pour penser à ce que vont penser les autres d’elle !

Oui, devenir parents nous décentre de notre propre vie et nous permet peut-être aussi de davantage nous soucier du fond des choses plutôt que de la forme et d’avoir un sens plus aigu des priorités (famille, santé, travail…). Foi, espérance et charité, vertus théologales à entretenir et faire grandir plus que jamais et à transmettre évidemment à nos enfants.

6. « Cela ne se passe pas toujours comme on le voudrait »

Clémence est maman d’une petite fille gravement malade. Elle témoigne : « Quand on devient maman, le cœur bascule d’un coup et pour toujours. Nos faiblesses disparaissent dans un tourbillon de forces insoupçonnées et insoupçonnables à l’avance. Avant je ne connaissais pas vraiment la définition de l’amour. Avec l’amour vient le poids écrasant de la responsabilité d’un(e) autre qui dépend entièrement de nous. »

Avoir un enfant est comparable à un saut dans le vide. Nous nous lançons mais nous ne savons pas forcément à quoi nous attendre. C’est un don de soi qui doit le rester. Nous avons nos enfants non pas pour les posséder ni les modeler à loisir, ils ne ressembleront d’ailleurs peut-être pas à ce que nous pensions.

Camille conseille de « faire preuve d’humilité et de raison quant au schéma familiale qu’on envisageait. » Sophie surabonde en ce sens : « Il faut être humble et ne jamais dire « ce ne sera comme çà chez moi » car c’est toujours dans ces cas-là que cela nous arrive (à propos du nombre d’enfants ou la facilité à en avoir ou pas, par exemple). »

7. Ne pas chercher de « mode d’emploi »

Astrid recommande de ne pas trop écouter les mille conseils qu’on reçoit de l’extérieur à partir du moment qu’on a annoncé attendre un enfant : « C’est notre enfant, on le gère du mieux qu’on peut et ça marche super bien ainsi. Il ne faut pas écouter tous les conseils ! « .

Tout ne peut être écrit dans des livres, même dans le meilleur livre d’éducation qu’il soit. Faisons confiance à nos instincts maternels ! Une bonne maman est une maman qui veut le meilleur pour eux. S’il peut nous arriver de peiner dans nos choix éducatifs, ou de douter de nos capacités, pensons à l’abnégation de la Vierge Marie, elle qui n’a pas tout décidé dans la vie de son enfant mais qui a tout accepté en le suivant avec tout l’amour qu’elle pouvait lui donner.

Sachons demander à Marie les mêmes grâces dans notre rôle de mère. Enfin. Étant donné qu’il n’y a pas de guide d’utilisation, Marie tient à préciser : « On ne peut pas enlever les piles… Si vous avez une migraine, ils seront encore pires alors que vous aspirez au silence ».

8. « C’est un pur bonheur »

« Je crois que j’aurais voulu savoir à quel point c’est un pur bonheur ! On ne peut pas se l’imaginer tant qu’ils ne viennent pas combler nos vies ! » s’exclame Aude.

Quelle meilleure conclusion pour cet article ! Soyons dans la joie d’avoir reçu ce don de Dieu et ne cherchons pas à tout savoir autour des joies et des aléas de la maternité : la vie est si belle dans toutes les surprises qu’elle nous dévoile chaque jour.

Les enfants sont les premiers à être émerveillés par la nouveauté : sachons garder nos  âmes d’enfants et nous réjouir de toutes nos nouvelles petites joies quotidiennes avec eux.

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