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La paternelle exigence du pape François à l’adresse des Colombiens

Marko Vombergar | Aletiea | I.Media
BOGOTA, COLOMBIA 04 SEPT 2017: Pope Francis proceeds through the massive crowds in his Popemobile.
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Le 7 septembre 2017 était la journée la plus chargée du voyage apostolique en Colombie avec pas moins de cinq allocutions du pape François. L’occasion pour lui de montrer sa proximité envers le peuple colombien tout en lui demandant une certaine exigence.

Le pape François est heureux d’être en Colombie. Les pas décisifs vers la fin des conflits armés le réjouisse, ce qu’il n’a pas manqué de déclaré aux autorités du pays. Et en tant que Pasteur universel, il ne peut qu’aimer ce pays qui offre “une synthèse chrétienne lumineuse”.

De plus, l’évêque de Rome affectionne particulièrement la Colombie et les colombiens. Pour lui, il s’agit d’une “nation bénie” par la richesse de “la qualité humaine de ses habitants”, des personnes à “l’esprit accueillant et bon”, et “dotées de ténacité et de courage”. Et quant aux jeunes, leur enthousiasme touche le cœur du pape latino-américain.

Et pourtant, le pape François a fait preuve tout au long de la journée d’une certaine exigence envers les Colombiens. Il la leur a exprimée directement, ainsi qu’à leurs évêques et à leurs dirigeants. Certes, cette exigence s’est manifestée avec attention et respect, mais elle a été bien présente. “Le pape est moins dur qu’auparavant“, remarquait un de ses proches avant le voyage.

Marko Vombergar | Aleteia | I.Media
BOGOTA,COLUMBIA 07 SEPT, 2017: Massive crowds await the arrival of Pope Francis in Bolivar Square.

L’exigence absolue du respect de la vie

Pour le Souverain pontife, les accords de paix et les cessez-le-feu avec les guérillas dans le pays sont un pas positif mais ne suffisent pas. Si les Colombiens veulent vraiment une société sans violence, il faut qu’il la construisent sur le respect de “la vie humaine, surtout la plus faible et sans défense”.

Ainsi, la nécessité du respect de la vie, de sa conception à sa fin naturelle, a été répétée par le pape François dans pas moins de trois de ses interventions. De même que l’attention envers les familles et le mariage, “qui unit l’homme et la femme”. Cela n’est pas anodin : la Colombie est un pays très catholique – 94% de baptisés ! – mais qui permet par exemple l’euthanasie et le mariage homosexuel.

Si les Colombiens veulent quitter les “épaisses ténèbres qui menacent et détruisent la vie” il leur faut donc résolument construire une société sur les “principes évangéliques”. D’autant que ces principes constituent déjà “une dimension significative du tissu social colombien”. Après soixante ans de luttes armées, les Colombiens doivent aussi “recommencer à se considérer comme des frères”.

Se laisser “gifler“ par les souffrances des autres

L’espérance de la Colombie, considère le pape François, se trouve dans la jeunesse. Ce sont les jeunes qui sont capables “d’entendre la douleurs de ceux qui ont souffert” et même de se laisser “gifler” par ces souffrances. Le successeur de Pierre a donc aussi une exigence envers eux : ils doivent enseigner à pardonner et à “guérir notre cœur”.

Aux évêques colombiens, le pape a demandé de veiller à bien être des pères pour leurs prêtres. Une requête qu’il s’applique à lui-même pour le peuple colombien : un amour paternel qui n’oublie pas d’être exigeant envers ses enfants.

Tags:
colombie
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