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Ani, la ville turque aux 1001 églises

CHURCH ANI
Wikimedia
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La ville, qui autrefois rivalisa de splendeur avec le Caire et Constantinople, est désormais abandonnée.

Aujourd’hui, il ne reste plus que de magnifiques ruines, entourées d’une muraille de plus d’un kilomètre, pour témoigner de la splendeur passée de la cité d’Ani. À son heure de gloire, Ani était la capitale de royaume arménien des Bagratides, qui s’étendait alors sur un territoire comprenant presque toute l’Arménie et l’est de la Turquie actuelle. Sa localisation faisait de la ville d’Ani un carrefour naturel pour de nombreuses routes commerciales. Par conséquent, la ville prospéra au point de rivaliser, en termes d’importance et de beauté, avec des villes comme le Caire, voire même Constantinople, et était connue comme « la ville aux mille et une églises. » À l’époque, ses églises, palaces et fortifications comptaient parmi les plus splendides et les plus avancés sur le plan technique au monde.

Mais sa beauté fut aussi, du moins en partie, la cause de sa destruction : elle fut pillée par les Mongols en 1236, puis frappée par un tremblement de terre au début du XIVe siècle. De ce fait, la ville, qui comptait environ 200 000 habitants à ses heures glorieuses, fut réduite à l’état de simple bourgade, avant d’être complètement abandonnée. Aujourd’hui, les ruines d’Ani — situées dans l’actuelle Turquie, sur un territoire que les Arméniens considèrent toujours comme leurs anciennes terres — sont très visitées par les touristes, bien que le Fonds du patrimoine mondial ainsi que l’UNESCO aient indiqué qu’elles se trouvent dans un état de délabrement critique. D’après les autorités locales, des travaux de reconstruction viennent d’être entamés.

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