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4 secrets pour élever des enfants généreux et altruistes

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Vous souhaitez que vos enfants deviennent un jour des adultes généreux et matures ? Voici quelques conseils utiles prodigués par notre collègue américaine.

En tant que parent, le monde dans lequel mon mari et moi élevons nos garçons m’effraie et me bouleverse souvent. Dernier exemple en date : ce fait divers dont j’ai entendu parler aux informations, où une adolescente a tué accidentellement son compagnon en lui tirant dessus lors du tournage d’une vidéo qu’ils comptaient poster sur Youtube. La tante du garçon a expliqué à CNN avoir essayé de dissuader le couple de tourner cette vidéo, mais ils voulaient à tout prix « faire le buzz ».

Nos enfants grandissent dans une culture qui, bien souvent, récompense les comportements égoïstes, voire dangereux. Plus la vidéo sera sensationnelle, plus elle récoltera de « likes » ou de partages. Quand « être connu » devient un objectif, tous les moyens sont bons… et tant pis pour les dommages collatéraux.

Dans cette jungle numérique parfois terrifiante, que peuvent faire les parents ? Si, comme moi, vous souhaitez faire en sorte que vos enfants deviennent un jour des adultes généreux et matures, lisez ces conseils venant, à la fois d’experts, et de parents comme vous et moi.

1. Commencez par vous regarder dans le miroir

La première chose à faire si nous souhaitons élever des enfants généreux et altruistes à l’heure de la culture du selfie, c’est d’avoir un regard honnête sur nous-même. « Si nos propres cœurs sont remplis d’égoïsme, nous ne pourrons pas aider nos enfants à développer la générosité », écrit l’auteur et conférencière Jill Garner Rigby dans son ouvrage Élever des enfants généreux dans un monde autocentré.

Elle ajoute : « Dieu ne connaît que trop bien l’égoïsme profondément ancré dans le cœur de l’Homme. Il nous aime tellement qu’Il n’attend qu’une chose : que nous Lui permettions de vider nos cœurs de cet égocentrisme pour qu’Il puisse centrer nos cœurs sur les autres ».

C’est donc le point de départ : nous présenter à Dieu comme un enfant, lui demandant pardon pour nos péchés, et avoir confiance dans le fait qu’Il nous aide à mener des vies généreuses et vertueuses. Et montrons à nos enfants l’exemple des comportements que nous souhaiterions qu’ils adoptent.

2. Ayons à cœur d’expliquer à nos enfants les bons comportements et les valeurs qui comptent

Quand nos enfants ont un mauvais comportement, c’est à nous de les reprendre de manière aimante. Avec un peu d’habitude et d’imagination, nous pouvons transformer ces moments où nos enfants font preuve d’égoïsme en occasions de leur expliquer les choses.

« J’interromps mes enfants au beau milieu d’un moment où ils se comportement de manière égoïste, et je leur demande comment ils se sentiraient si on leur faisait la même chose », explique Jessica Sauce Mikulskis, infirmière et mère de trois enfants. « Ils sont alors dans une spirale du ʺmoi moi moiʺ et ne pensent pas à l’autre. Leur cerveau a besoin d’être habitué à détecter cela. Une fois qu’ils en ont pris conscience, ils se rendent compte qu’ils étaient en train de faire preuve d’égoïsme. »

3. Faire du service aux autres une priorité

Non seulement nous pouvons interrompre des mauvais comportements, mais nous pouvons aussi aiguiller nos enfants vers de bons comportements en organisant des temps de service en famille, en venant en aide à d’autres de manière régulière. Jon Polk, enseignant et père d’un enfant, note que « de nombreuses personnes rendent des services pendant les vacances ou quelques fois par an, ce qui a tendance à faire du service aux autres une tâche un peu exceptionnelle et ponctuelle. Faites-en une priorité, que cela devienne une partie régulière de votre vie. Apprenez à connaître les gens à qui vous venez en aide, leurs histoires… Vous vous rendrez compte à quel point nous avons beaucoup plus de points communs qu’on ne le pense. »

Amy Lewis, examinateur des titres de propriété et mère d’un enfant, conseille aux parents de faire participer leurs enfants à des activités de bienfaisance dès le plus jeune âge : « Très tôt, j’ai emmené mon fils, désormais adolescent, rendre service avec moi à la banque alimentaire. Depuis, il a été bénévole dans un refuge pour animaux sauvages, à l’église et même à mon travail pour certains événements. J’en suis très heureuse ! J’espère que cela constituera toujours une partie de son cœur. »

4. Sortez votre famille de sa zone de confort

N’ayez pas peur d’enrayer la routine familiale quand il s’agit d’aller vers les autres. Kristin Welch, auteur du livre Élever des enfants reconnaissants dans un monde où tout leur est dû, est une maman de trois enfants qui emmène souvent sa petite troupe à l’étranger. Son mari et elle se sont rendus compte que le fait de voyager (particulièrement dans des pays du tiers-monde) changeait leurs enfants en profondeur.

Dans un article intitulé 11 raisons de prendre le risque d’entraîner vos enfants dans un voyage qui sort de votre zone de confort, elle écrit : « Quitter notre zone de confort nous a appris de nombreuses leçons importantes. Et il n’y a pas besoin de sortir du pays pour en prendre conscience. Venir en aide à des réfugiés ou à des sans-abris dans votre ville, rendre des visites dans une maison de retraite, dans un foyer pour jeunes femmes, ouvrir votre vie à des personnes très différentes de vous… faire des actions qui bousculent votre confort plongera votre famille dans l’école de la vie. »

Quelques mots d’encouragement pour conclure : Nous, parents, avons tendance à être très durs envers nous-mêmes… bien plus que nécessaire. Promettons-nous de faire du mieux que nous pouvons, d’être indulgents envers nous-mêmes quand nous échouons, et souvenons-nous qu’à terme, nos enfants retireront de bonnes choses de nous – peut-être même des choses que nous ne nous rappellerons pas avoir faites ou dites.

Comme le raconte Sherry Swaim, éducatrice et maman : « Ma fille aînée m’a confié récemment qu’elle avait appris à donner aux autres parce qu’elle se souvenait que son père et moi donnions beaucoup aux autres à Noël. Quand elle était petite, elle voulait le raconter à des gens, mais nous lui avions alors expliqué qu’il était important de donner sans le faire savoir. Je n’ai aucun souvenir de ce moment, mais elle m’a dit que cela lui était resté et qu’ainsi, elle avait appris ce qu’était le don gratuit et désintéressé. »

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