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Quand Dieu se fait homme à Béthanie

BETHANIE; SAINTE MARTHE; MARIE; CHRIST
Wikimedia
Le Christ chez Marthe et Marie (détail), Ottto van Veen, 1597.
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À Béthanie vivait sainte Marthe, fêtée ce 29 juillet. La ville fut à plusieurs reprises l'hôte de Jésus. Ses différents passages permettent de méditer un aspect parfois méconnu et très humain de Sa vie publique.

La première mention faite de Béthanie dans l’Évangile remonte à l’épisode des sœurs de Lazare, Marthe et Marie (Lc 10, 38-42) :

« Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l’accueillit dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie, qui s’assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu’il disait. Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit : “Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de venir m’aider”. Jésus lui répondit : “Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée” ».

Par la suite, Béthanie accueille l’un des plus grands miracles de Jésus, la résurrection de son ami Lazare (Jn 11, 1-45) : « Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et c’était son frère Lazare qui était malade ».

La référence à Marie nous ramène à l’épisode raconté par Mathieu et Marc (Mt 26, 6-13 et Mc 14, 3-9), où Jésus, à Béthanie toujours, fut reçu par Simon le lépreux et se laissa oindre par Marie.

Enfin, c’est aussi Béthanie que Jésus choisit pour quitter la terre le jour de l’Ascension (Lc 24, 50-53).

Un havre de paix pour le Christ

Lorsqu’il venait à Béthanie, Jésus n’y fut jamais que bien reçu. L’Évangile selon saint Jean la situe à quinze stades de Jérusalem (Jn 11, 18), ce qui fait environ trois kilomètres. Elle se trouve sur le versant est du mont des Oliviers. Lazare, Marthe et Marie y forment une fratrie aimée du Christ.

On ne peut qu’esquisser un portrait de ces trois amis de Jésus : Marthe d’abord est visiblement la maîtresse de maison, à coup sûr l’ainée, qui s’affaire à recevoir son hôte, sans doute venu avec ses douze disciples. On lui attribue volontiers une foi simple, un attachement au devoir d’État, un souci constant de trouver un moyen de plaire à Dieu en toute sincérité.

Marie, plus douce, est la contemplative, effacée, pure, qui a compris que le plus grand hommage à rendre était alors d’écouter son maître. Consciente de Sa toute puissance et de Sa sagesse, elle s’en remet à son enseignement, plus important que n’importe quelle table à dresser, ou légumes à éplucher.

Et de Lazare enfin, on ne sait presque rien, si ce n’est qu’il est appelé dans l’Évangile « celui que Tu aimes ». Et c’est là le seul mais glorieux titre qui lui est attribué, celui d’ami de Jésus.

Si Jésus prend chair à Bethléem, c’est à Béthanie qu’il montre son humanité. On découvre les attachements terrestres de Dieu fait homme dans ses larmes versées pour Lazare, dans l’onction qu’il laisse faire à Marie, et qui préfigure déjà l’embaumement de la sépulture qu’il accepte du même coup.

Le rapport de chacun des membres de cette fratrie avec le Christ mérite aussi d’être médité : comme Marthe, nous nous préoccupons trop des formes, du paraître, de l’extérieur, et bien que tout ceci doit être soigné, Jésus l’encourage à se concentrer sur l’essentiel, à savoir son enseignement, pour parvenir, in fine, à mériter la palme suprême de l’amitié du Fils de Dieu, comme Lazare.

Nous laissons à saint Bernard de Clairvaux le mot de la fin sur Béthanie :

« Je ne saurais passer tout à fait sous silence, quoique j’aie hâte de terminer cet écrit, la “Maison de l’obéissance”, Béthanie, la bourgade de Marthe et Marie, le lieu où Lazare a été ressuscité, l’endroit qui nous rappelle la figure de l’une et l’autre vie, l’admirable clémence de Dieu pour les pécheurs et la vertu de l’obéissance unie aux mérites de la pénitence. Disons en deux mots, à propos de cet endroit, que ni le zèle à faire le bien, ni le repos d’une sainte contemplation, ni les larmes de la pénitence ne pourront être agréables hors de Béthanie à celui qui fit tant de cas de l’obéissance qu’il fut obéissant à son Père jusqu’à la mort. »

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