Aleteia

La gare cachée du Vatican

© CPP/CIRIC
1999 : Vue sur les jardins et la gare Vaticane, Rome, Vatican.
Partager
Commenter

Située au Sud de la Cité du Vatican, à seulement 200 mètres de la basilique Saint-Pierre, la gare ferroviaire du Vatican est utilisée qu’une seule fois par an, pour accueillir… des enfants.

Vatican, Vatican, deux minutes d’arrêt ! Inaugurée en 1933, la gare du Vatican n’aura servi que très peu, les papes successifs ne prenant le train qu’exceptionnellement. Tant et si bien qu’elle abrite désormais… un centre commercial. À la fin des années 1980, et pendant une vingtaine d’années, la gare, située au sud du Vatican, au beau milieu de ses jardins, est d’abord transformée en entrepôt pour du matériel et des jouets. À Noël, le personnel du Vatican vient y acheter des cadeaux pour les enfants. Pendant un temps, la gare abrite également un petit musée philatélique et numismatique. Mais depuis 2003, on peut s’y procurer notamment des produits de luxe détaxés.

Le quai unique avoisinant cette ancienne gare n’est désormais utilisée que pour des marchandises. Les seuls usagers à se rendre au Vatican ne sont plus que des enfants. Plusieurs centaines de bambins sont en effet invités, chaque année, à rejoindre en train la fameuse gare. Affrété par les chemins de fer italiens, le « Train des enfants » a transporté lors de la dernière édition le 3 juin, 400 enfants provenant des communes touchées par les séismes d’Italie centrale. « Ce que vous avez vécu est une calamité, leur a exprimé le pape François, les calamités blessent l’âme mais le Seigneur nous aide à nous relever ».

« Chemin d’enfer ! »

À l’époque, lorsque le train commence à se populariser, le pape Grégoire XVI s’oppose fermement à un projet de gare au Vatican. Il aurait déclaré à ce sujet : « Chemin de fer, chemin d’enfer ! ». C’est son successeur Pie IX qui ouvre finalement la voie à la construction de connexions reliant Rome aux villes d’Ancône et de Bologne, villes qui faisaient alors encore partie des États pontificaux. Mais l’unification de l’Italie en 1861 remet le projet à plus tard.

Le premier pape à finalement monter dans un train est un pontife défunt. Le 13 avril 1959, après sa canonisation, le corps de Pie X (1903-1914) est envoyé à Venise, cité dont il a été patriarche avant d’accéder au trône de Pierre.

En octobre 1962, c’est chose faite, un pape en exercice emprunte le chemin de la gare. Il s’agit alors de Jean XXIII qui choisit de quitter Rome par voie ferrée afin de se rendre en pèlerinage à Lorette et Assise, à bord d’un train prêté par le président italien.

En 1979, c’est au tour de Jean Paul II d’utiliser la gare à deux reprises. D’abord symboliquement à l’occasion de la journée du cheminot, pour se rendre à la gare italienne de San Pietro qui se trouve à… quelques centaines de mètres. Une seconde fois en janvier 2002, lorsque le pape polonais monte en gare du Vatican direction Assise, en compagnie de 200 chefs religieux du monde entier.

Benoît XVI suit l’exemple de son prédécesseur, en octobre 2011, en se rendant lui aussi en train à la rencontre interreligieuse à Assise (Italie). Les voies ferrées de la cité n’étant pas électrifiées, le train est alors conduit par une locomotive diesel. A ce jour le pape François n’a pas encore choisi de prendre le train pour rejoindre une ville italienne , lui préférant l’hélicoptèr

Tags:
vatican
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]