Aleteia logoAleteia logoAleteia
Vendredi 14 juin |
Saint Elisée
Aleteia logo
Au quotidien
separateurCreated with Sketch.

Comment aider nos enfants à surmonter leurs peurs ?

matka rozmawia z córką o trudnej sytuacji

Alfira | Shutterstock

Luz Ivonne Ream - publié le 18/07/17 - mis à jour le 06/03/23

Se moquer d'un enfant qui a peur, sous-estimer son anxiété, taire ses émotions... Rien de cela ne résoudra ses problèmes... Bien au contraire ! Voilà plutôt comment il faut réagir, avec intelligence et bienveillance.

Oui, nos enfants aussi ont peur. Et que faisons-nous quand c’est le cas ? Nous leur donnons évidemment cette merveilleuse réponse toute faite : “N’aie pas peur”. Et nous pensons vraiment qu’avec cette réponse, leur peur va s’évanouir… Eh bien non, cela ne fonctionne pas comme ça !

Nous avons tendance à penser que, parce qu’ils sont jeunes, ils ne comprennent pas, ou qu’il s’agit de peurs enfantines, ou encore qu’ils doivent obéir quand papa leur dit de ne pas avoir peur. Or ces angoisses peuvent s’enraciner et avoir des conséquences à l’âge adulte. En leur donnant une réponse toute faite, nous ne les rassurons pas, au contraire, nous renforçons leur anxiété car ce qu’ils ressentent est bien réel à leurs yeux.

1Ne pas taire les émotions d’un enfant

En tant que parents, nous devons nous montrer sensibles et chercher à comprendre les besoins de nos enfants afin de les orienter et de leur donner l’occasion d’apprendre par eux-mêmes à affronter avec assurance leurs propres détresses, leurs peurs et leurs émotions en général, et sans attendre qu’ils réagissent comme des adultes. Ce n’est pas simplement en leur disant d’être courageux qu’ils le deviendront. L’enfant pourra obéir, oui. Et peut-être y parviendra-t-il, mais seulement parce qu’il aura réprimé ses sentiments. Plutôt que de l’aider à faire face à ses émotions, ce mécanisme de défense lui apprend à réprimer ce qu’il ressent.

Si les parents répondent par la négative (“n’aie pas peur”) à leur enfant, celui-ci aura l’impression que les sentiments sont quelque chose de négatif. C’est donc mal de ressentir quelque chose. Son raisonnement ne se limitera pas au sentiment de peur, mais se généralisera à toutes les émotions qui peuvent lui causer un mal-être. Grave erreur !

2Les enfants apprennent par l’exemple

Il est primordial que nous ne transmettions pas nos peurs à nos enfants. Si vous vous montrez constamment anxieux, vulnérable ou négatif, alors votre enfant développera ce même type de comportements. C’est ainsi que certaines peurs vont s’enraciner et laisser des traces, souvent de manière inconsciente. Le plus dangereux serait qu’il grandisse en pensant que c’est normal de vivre dans la peur.

3Comment surmonter une peur avec bon sens ?

À cause d’une mauvaise expérience, nos enfants peuvent abandonner une activité qu’ils affectionnaient pourtant. Notre rôle en tant que parent est d’aider nos enfants à développer des mécanismes qui les aideront à surmonter leurs peurs. Si notre enfant nous dit qu’il a peur, alors il faut respecter son sentiment et, en adaptant notre discours à son âge, lui montrer avec amour que ce n’est pas mal d’avoir des émotions. Nous devons créer un environnement sécurisant pour qu’il nous parle de “ses peurs sans avoir peur”.

NIGHT, TERROR, CHILD

Une bonne manière de le faire est de lui demander comment est cette peur, si elle a un visage. Ou alors, de manière plus précise, qu’il nous dise exactement de quoi il a peur et quels sentiments cela lui génère. À la fin de la conversation, félicitez-le du courage dont il a fait preuve en acceptant ses sentiments. La peur est un sentiment difficile à admettre pour tout le monde. Cela peut être une bonne idée de partager vos peurs passées avec vos enfants et la façon dont vous les avez surmontées. Vous pouvez leur dire également que même à votre âge, certaines choses vous font toujours peur et que vous continuez à travailler dessus.

4Apprendre aux enfants à se calmer seuls

L’une des grandes leçons émotionnelles à apprendre à nos enfants dans leur jeune âge, et à peaufiner avec le temps, est de savoir se calmer seuls quand ils perdent leur calme, s’énervent ou ont peur. Quand nos enfants sont petits, ils débordent d’imagination, et d’autant plus lors du coucher. C’est là que des monstres apparaissent, de différentes tailles, couleurs et formes. Cela peut nous paraître absurde en tant qu’adulte, nous avons même tendance à ne pas y attacher d’importance, mais cela en a à leurs yeux.

Si votre enfant est petit et que vous rencontrez le problème des monstres nocturnes, essayez l’exercice suivant. Juste avant de dormir, asseyez-vous quelques minutes à ses côtés et demandez-lui de dessiner le monstre qu’il voit la nuit, aussi clairement que possible. Qu’il prenne son temps et quand il a terminé, dîtes-lui de le détruire, en déchirant la feuille ou en la chiffonnant. Qu’il la jette ensuite à la poubelle en disant : “Au revoir monstre”. Ou ce qu’il souhaite lui dire. Rassurez-le en lui disant qu’avec ses super pouvoirs de dessinateur, il a détruit le monstre.

Vous pouvez également essayer la méthode suivante : au moment de dormir ou lorsqu’il se réveille la nuit et qu’il voit le monstre, dîtes-lui de le poursuivre des yeux et de l’attraper avec la main, de le mettre dans sa bouche et de le manger. Montrez-lui comment. Le but des deux activités est d’apprendre aux enfants à affronter leurs peurs jusqu’à les vaincre. Peu importe l’âge, les peurs se surmontent en y faisant face.

Tags:
Enfantspeur
Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)
Gif-ecrire-sans-vous-POP.gif
Le coin prière
La fête du jour





Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement