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Au cœur des ordinations de la communauté Saint-Martin

© EdV
Cérémonie d'ordination : chaque prêtre présent impose les mains sur la tête du futur ordonné signe de communion et d’accueil.
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Chaque année, la communauté Saint-Martin peut rendre grâce pour les nombreuses vocations sacerdotales qu’elle suscite. Ces ordinations extra-diocésaines, pour un ministère quasi diocésain, apparaissent par bien des aspects comme le résultat d’une façon nouvelle d’appréhender le sacerdoce, en réponse aux défis contemporains.

Le samedi 24 juin, on eu lieu de nombreuses ordinations partout en France. À Evron, en Mayenne, la communauté Saint-Martin accueille trois nouveaux prêtres et huit diacres. De toute la France, mais aussi d’Autriche — en costumes tyroliens — et d’Allemagne, l’assistance est venue entourer les ordinants, Pierre Gazeau, Xandro Pachta-Reyhofen et Phil Schulze Dieckhoff. La messe, qui dure trois heures, est présidée par l’évêque de Laval, Monseigneur Thierry Scherrer. Au cours de son homélie, celui-ci exhorte les ordinants à être des « témoins de la miséricorde envoyés dans le monde », tout en soulignant l’importance de l’humilité dans le ministère sacerdotal. Un monde qui a besoin de « vrais prêtres », pas seulement pour eux-mêmes, mais surtout pour les autres. L’évêque rappelle que les nouveaux prêtres, tout en conservant leurs personnalités, bien particulières, se doivent d’être les « instruments dociles » du Seigneur, en étant « totalement remis à Dieu ». À la fin de la messe, le nonce apostolique en France, Luigi Ventura, prêtre depuis quarante-huit ans, prononce avec émotion un mot de remerciement à l’endroit de la communauté et de ses nouveaux prêtres.

Le monastère d’Evron est en effet devenu l’un des plus grands séminaires de France. Quand on interroge les séminaristes sur les raisons qui les ont poussés à intégrer cette communauté, celle qui revient le plus souvent concerne la fraternité qui en est l’un des piliers principaux, l’importance de vivre le ministère sacerdotal à plusieurs. Vient aussi le « sens de l’Église », et sa connaissance de la spécificité sacerdotale. « Mon désir de devenir prêtre, et même saint prêtre, a crû progressivement au séminaire, au contact de mes aînés dans le sacerdoce. La vie commune et la prière sont deux éléments qui ont compté dans mon discernement », explique ainsi un séminariste de cinquième année. Un autre, en quatrième année, évoque la beauté de la liturgie — majoritairement en latin et fidèle au concile Vatican II — et la qualité de l’enseignement dispensé. Don Paul Préaux, modérateur général de la communauté Saint-Martin depuis 2016, a une formule efficace pour résumer l’ambiance qui règne au coeur de la communauté : « Prendre Dieu au sérieux sans se prendre au sérieux. »

La communauté de Saint-Martin

Fondée à Gênes, en 1976, par l’abbé Jean-François Guérin, la communauté Saint-Martin dépend directement du Saint-Siège ; elle permet aux prêtres et diacres séculiers de vivre leur apostolat en commun au service de l’Église. Présente dans 19 diocèses ainsi qu’en Italie et à Cuba, la communauté compte aujourd’hui près de 100 prêtres et diacres, et à peu près autant de séminaristes — plus seize propédeutiques. La formation dure huit ans, soit une année de plus que le séminaire traditionnel, car les séminaristes font une année complète de « stage » dans une paroisse, rendant divers services, notamment auprès des jeunes.

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