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Pape François : « Être saint dans la vie de tous les jours ? Oui, c’est possible ! »

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À l’audience générale, le Saint-Père explique en quoi la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible, et les saints un merveilleux cadeau pour le monde actuel.

Les saints sont des « témoins » et des « compagnons d’espérance ». Ils montrent que « la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible », a déclaré le pape François à l’audience générale de ce mercredi 21 juin 2017. Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne, le Saint-Père a rappelé l’importance de l’intercession des saints dans la liturgie des différents sacrements, comme le baptême, ou le mariage — où il faut « la grâce du Christ et l’aide des saints » pour avoir le courage de dire « oui pour toujours », sinon « pas la peine de se marier », a-t-il souligné — et l’ordination sacerdotale, « lorsque le futur prêtre est allongé par terre et que l’assemblée prie les saints pour lui ».

À la fin de l’audience, l’évêque de Rome a rappelé la fête du Sacré-Cœur de Jésus, ce 23 juin prochain, pendant laquelle l’Église soutient tout particulièrement les prêtres, « par la prière et l’affection ». Le cœur de Jésus, a-t-il ajouté, à l’intention des jeunes, est « nourriture » pour votre vie spirituelle et « source » de votre espérance. Aux personnes malades, François a demandé « d’offrir » leurs souffrances au Seigneur afin qu’il « répande son amour dans le cœur des hommes », et aux jeunes époux de « participer à l’Eucharistie » afin que, « nourris du Christ », ils forment des familles chrétiennes « touchées par l’amour de ce cœur divin ».

Être saint, c’est possible

« Oui être saint, c’est possible (…) Nous sommes poussière qui aspirons au Ciel, mais nous pouvons devenir des saints « , a garanti le pape François aux 12 000 fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre. Parmi eux des visiteurs français et suisses qu’il a salués à la fin de l’audience, comme il a salué les chrétiens arabophones, rappelant à tous que les saints sont des personnes qui « avant de rejoindre la gloire du Ciel, ont vécu une vie normale, avec leurs joies et leurs souffrances, leurs peines et leurs espérances », mais dès qu’elles ont connu l’amour de Dieu, « l’ont suivi de tout leur cœur ». Ces saints, a développé le Pape dans toutes les langues, transmettent un merveilleux message d’espérance : « Faire confiance au Seigneur car Il ne déçoit jamais, c’est un bon ami toujours à nos côtés ! ». Par leur témoignage, a-t-il résumé, ils encouragent tout chrétien à « ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ».

Une « incurable » confiance

« Frères et sœurs, au jour de notre baptême, nous avons été confiés à l’intercession des saints, ces frères et sœurs « aînés », que la Lettre aux Hébreux nous présente comme une « multitude de témoins », souligne le Pape dans sa catéchèse résumée en français. Leur existence, a-t-il ajouté, « nous rappelle que la vie chrétienne n’est pas un idéal inaccessible. Avec eux, nous ne sommes pas seuls. À chaque instant de notre vie, la main de Dieu nous protège et la présence discrète de cette multitude de frères qui nous ont précédés nous accompagne ». Ainsi, les chrétiens, dans leur combat contre le mal, ne désespèrent pas. Oui, le christianisme, a-t-il insisté dans sa catéchèse en italien, « cultive une incurable confiance, ne croit pas que les forces négatives et perturbatrices puissent prévaloir. Le dernier mot sur l’histoire de l’homme n’est pas la haine, ni la mort, ni la guerre ».

Pour devenir « saint »

Peut-on devenir saint dans la vie de tous les jours ? Oui, répond le Pape « on le peut ! ». Est-ce à dire que l’on doit prier toute la journée ? Non, poursuit-il, « cela veut dire que l’on doit faire notre devoir toute la journée : prier, aller travailler, s’occuper des enfants. Mais tout faire en ayant le cœur ouvert vers Dieu, de manière à ce que, même dans la maladie et dans la souffrance, dans les difficultés, tout ce que nous faisons reste ouvert à Dieu ». Et, a-t-il encouragé, « ne croyons pas qu’être saint est difficile, plus difficile que d’être un délinquant », a-t-il précisé, « non, on peut être saint parce que Dieu nous aide ; c’est Lui qui nous aide ! ».

Combien notre histoire, a souligné le Saint-Père, a besoin de « personnes qui vivent dans l’acceptation d’un peu de souffrance pour porter le fardeau d’autrui. Sans ces hommes et ces femmes, le monde serait sans espérance ». Le souhait du Saint-Père, à la fin de l’audience, est donc que le Seigneur donne à tous « la grâce  » de « croire si profondément en Lui » que le monde voit en eux l’image du Christ. Ce cadeau est « le plus beau des cadeaux » à faire au monde actuel, a-t-il souligné, « que le Seigneur puisse donc donner à tous cette espérance de sainteté. Espérance, a-t-il garanti, qui permet d’entrevoir « la transfiguration du monde dans son accomplissement définitif où, finalement, il n’existera plus de larmes, plus de méchanceté et plus de souffrance ».

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