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Quand un rappeur célèbre le père Hamel

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Thierno Dia a a réalisé une chanson qui met en parallèle la mort du père Hamel et l'agression de son propre père, dans un morceau apaisé.

« On va tous dans le même sens, on a tous le même sang », scande Thierno dans son refrain. Le sang du père Hamel, mais aussi celui de son père, septuagénaire musulman, qui a été agressé le lendemain de l’assassinat du prêtre, le 27 juillet 2016, par un homme alcoolisé qui hurlait : « Je vais t’égorger pour vous faire comme vous nous faites à nous. » Thierno Dia a nommé son groupe « l’Humaniste » et propose un rap apaisé. Son album, qui comprend la chanson hommage « Mon père, Amour Paix », sort au mois de juillet 2017.

« Un rap de la vieille école »

Thierno Dia a travaillé pour une maison de disque pendant près de dix ans, au service marketing, mais cette expérience l’a dégoûté de ce milieu, « toujours dans la course pour avoir plus d’argent ». Le morceau qu’il propose se démarque clairement du rap à la mode, selon un autre rappeur, François Furtade, de Leader Vocal, qui salue le travail de son confrère. En l’entendant, assure-t-il, on retrouve l’ambiance des bons raps des années 90, qui ne font pas de bruit inutile et qui se concentrent sur les paroles. C’est un morceau épuré, concentré sur la voix de l’artiste, qui rappelle les bonnes inspirations des marseillais du « 3e œil ».

Le texte dirige la chanson

Le rap contemporain, selon François Furtade, tend à proposer des morceaux saccadés, aux rythmes très rapides. Les paroles sont laissées de côtés, elles n’ont pas de grande importance : l’essentiel c’est que « ça bouge ». Le rap a été beaucoup influencé, a beaucoup bougé, contrairement à d’autres genres musicaux comme le reggae ou le jazz, qui ont une base solide. Influencé par le funky, le raggamuffin, il accélère perpétuellement ses rythmes, effaçant progressivement les textes en faveur des rythmes. On est à l’inverse de « Mon père Amour Paix », qui véhicule de la mélancolie, de la tristesse, mais aussi une volonté d’apaisement : « Thierno ne cherche pas à faire bouger mais plutôt à faire réfléchir », analyse François Furtade. « Il ose un morceau loin des tendances qui marchent ».  

« Répondre au mal par le bien »

Son message, aussi, revendique une attitude posée, respectueuse, loin de l’étiquette qui colle au rap. Il célèbre la « sagesse des anciens », qui savaient que l’on « récolte ce que l’on sème ». Ils demandent aux générations nouvelles de répondre au mal par le bien. C’est ce que Thierno Dia a voulu faire en saisissant son micro, après les agressions de son père et du père Hamel.

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