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« Mettre son intelligence au service de notre vie pour bien la vivre »

© Antoine Besson
Levée de drapeau au Centre Dr Christophe Mérieu de Phnom Penh.
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Antoine Besson, d'Enfants du Mékong, explique l'importance de la formation humaine mise en place par l'association à Phnom Penh depuis près de dix ans, en complément de la formation académique plus "classique".

Former des hommes et des femmes. Tel est notre désir chez Enfants du Mékong. Telle est notre vocation.

Depuis près de dix ans, au Centre Docteur Christophe Mérieux de Phnom Penh, nous développons une formation humaine complémentaire à la formation académique de nos jeunes. Une formation qui s’appuie sur leur réflexion et leur intelligence. Une formation qui développe leurs savoir-être plutôt que leurs savoir-faire.

Grace à un partenariat avec l’Institut de philosophie comparée (IPC), nous avons inculturé la philosophie au Cambodge pour aider nos jeunes à réfléchir sur le bonheur, le sens d’une vie réussie, le don, l’amitié, les vertus, l’art et la beauté, le bien commun… Autant de questions clés qui ne sont pas le propre de l’Occidental mais de tous. Des questions dont les réponses structurent l’homme en devenir et, nous l’espérons, le rendent meilleur.

« Chercher le commun de l’homme et dépasser le propre de l’Occident et de l’Asiatique, voilà où nous a conduit cette expérience qui nous rassemble. Il s’agit de mettre notre intelligence au service de notre vie pour bien la vivre » nous expliquait il y a quelques jours Robin Galliac, professeur de philosophie et formidable architecte de ce projet.

Les fruits de cette démarche sont merveilleux. C’est un filleul, Sinet, qui en parle le mieux.

« Quand j’étais petit, mes parents me disaient souvent qu’ils n’avaient pas d’argent ni de terre à me donner et que ma seule chance était l’éducation. L’école était loin de la maison et la route était mauvaise, c’était interminable et épuisant : l’été, il y avait plein de poussière et pendant la saison des pluies, plein de boue. En 2008, j’ai été accepté dans un foyer au centre de Sisophon pour la fin de mon lycée. J’habitais avec une dizaine d’élèves de familles défavorisées qui venaient de toute la province. C’est là que je me suis construit. C’est là que je me suis ouvert aux autres. C’est là que j’ai reçu mon cadeau le plus précieux : l’éducation et une formation humaine. »

Aujourd’hui, grâce à vous, près de 2 000 jeunes bénéficient de cette formation unique. Un diplôme au Cambodge a même été créé pour distinguer ceux qui sont issus de cette formation et qui seront demain pour leur pays des modèles à suivre.

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