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Comment garder le moral grâce à ce que l’on mange ?

Assiettes avec variétés de nourriture, bonnes pour la santé
© Brooke Lark / Unsplash
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Besoin vital de notre organisme, l'alimentation joue un rôle primordial au quotidien, autant pour notre santé que pour notre énergie et notre bonne humeur. Quels sont les aliments à privilégier, et ceux à éviter, pour rester au top toute la journée ?

Chaque jour, les cellules de notre corps se renouvellent, nos organes travaillent, nos émotions nous guident… Afin de trouver l’énergie indispensable à ce bon fonctionnement, les substances nécessaires sont puisées dans notre nourriture. On sait dorénavant que plus de 80% des maladies actuelles sont dues à une mauvaise alimentation mais au-delà de ça, on s’estime aujourd’hui quasiment certain qu’il y a un lien entre celle-ci et notre épanouissement, aussi bien personnel que professionnel. Pour preuve, ne changeons-nous pas nos habitudes alimentaires lorsque nous avons un coup de blues ?

Selon Hippocrate (460 – 370 av J.C.), considéré comme le « père de la médecine », l’alimentation était la base et la clé essentielle de la santé. Sa théorie était que le corps contient en lui-même le pouvoir de rééquilibrer les humeurs (les 4 éléments : eau, feu, terre et air) et un pouvoir d’auto-guérison. Hippocrate était une sorte de diététicien des temps anciens, préconisant de manger de façon équilibrée et en fonction des saisons. Aujourd’hui, certains médecins sont revenus à ces préceptes, notamment utilisés dans la naturopathie, médecine qui vise à rééquilibrer le corps via des moyens naturels comme l’alimentation, le sport

En Occident de nos jours, la principale origine des affections sont le mode de vie et l’alimentation, liée notamment à la consommation de produits raffinés. Par ailleurs, nos vies nous imposent souvent des rythmes alimentaires effarants, désavantageux pour notre santé. Peu de temps, peu de moyens… beaucoup de différentes excuses peuvent être trouvées pour justifier nos comportements et parfois notre manque de connaissance sur des petites choses essentielles et très utiles.

Nous allons vous proposer ici quelques clés à connaître afin de favoriser la gestion de nos tracas quotidiens, d’améliorer le fonctionnement de notre corps grâce à différents aliments, en s’appuyant également sur les préceptes de Sainte Hildegarde de Bingen, connue pour son art de « guérir par l’alimentation ».

Il est toutefois important de rappeler la différence entre prévention et traitement curatif. Aucune étude à moyenne ou grande échelle ne démontre qu’une maladie déjà développée puisse être traitée sans risque uniquement par l’alimentation, il faut donc envisager un suivi médical en parallèle lors d’une prise en charge d’une maladie déjà diagnostiquée.

L’alimentation selon Sainte Hildegarde de Bingen

Sainte Hildegarde de Bingen, née en 1098 à Bockelheim en Allemagne, à 25 km au sud de Mayence, était la cadette d’une famille de 10 enfants. Elle fût une grande figure du Moyen Age et eut des visions depuis très jeune mais n’entama l’écriture de ce qu’elle avait vu et entendu qu’après ses 43 ans. Parmi ses œuvres, ses travaux sur l’alimentation sont très célèbres. Écrits initialement en latin, ils ont été réadaptés par des médecins allemands dans les années 1950. Elle considère que certains aliments sont bons pour notre psychisme et notre santé, alors que d’autres ne le sont pas.

Découvrons, quelques conseils de Sainte Hildegarde de Bingen concernant l’alimentation :

– Tout d’abord, elle recommande de débuter la journée par un repas qui « chauffe » l’estomac, c’est-à-dire lui apporter de la chaleur qui est retrouvée dans les céréales et boissons chaudes, mais attention, sans en abuser « car sinon elle fait naître de la lèpre (brûlures) dans le ventre et le gonfle »

Sainte Hildegarde de Bingen conseille aussi d’éviter une trop grande quantité de crudités car certains légumes ou fruits crus irritent la paroi intestinale. Elle considère également que d’ingérer des aliments non cuits demande au corps un surplus d’énergie afin de les réchauffer jusqu’aux 37 degrés corporels. Les « mauvais » aliments selon elle, sont : l’échalote, le poireau, les fraises, l’oseille, l’oignon (qui peut cependant être bon cuit).

– Pour Sainte Hildegarde,  la « reine » des céréales, c’est l’épeautre : « l’épeautre est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains. A celui qui le mange, il donne une chair de qualité, un sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l’allégresse dans l’esprit de l’Homme ». En effet, cette céréale est riche en oligo-éléments notamment en magnésium, fer, zinc, phosphore et en vitamines mais également en protéines. Elle peut être consommée sous plusieurs formes : pain d’épeautre, riz d’épeautre, nouilles d’épeautre, potage à la semoule d’épeautre…tant que l’épeautre est non hybridé.

Autrement, compris dans ce qu’elle considère comme les « bons » aliments, nous pouvons trouver le fenouil, les châtaignes, les orties ; pour les condiments : l’aneth, le persil, la réglisse, la sauge ; et concernant les épices : la cannelle, le cumin, le clou de girofle, la noix de muscade, le poivre… En effet, Sainte Hildegarde de Bingen combattait principalement l’acidité en préférant des aliments qui alcalinisent l’organisme, qu’elle appelle « aliments de la joie » et qui sont également riches en magnésium et en vitamine B12.  Pour finir, elle préconise les prunes mais le meilleur des fruits selon elle est la pomme, à consommer sans modération.

7 clés pour une alimentation saine

Voici maintenant quelques recommandations générales afin de tenter de réguler les états et humeurs grâce à l’alimentation.

 1) Des protéines pour un effet anti-déprime

Si vous vous sentez fatigué, anxieux, ou le moral au plus bas, favorisez les bonnes protéines contenues dans les œufs,  le poulet,  les poissons gras comme saumon et sardines, auxquels vous pouvez ajouter des graines de lin, chia, soya et de courges, des noix, des légumes verts et de l’avocat. Ces aliments contiennent des omégas 3, qui régulent le tempérament et ont des vertus anti-déprime : ils augmentent la production de sérotonine (un neurotransmetteur qui affecte l’humeur). Même effet quand vous faites du sport ou une activité qui vous procure du plaisir ! Ils apportent également du fer, qui évitera une carence, autrement appelée anémie, pouvant entraîner un sentiment de fatigue et de faiblesse. Pensez aux épinards, pour également vous procurer de l’acide folique qui maintient les taux de sérotonine dans le cerveau et aide le corps à utiliser ce fer ingéré.

2) Le plein de vitamines, nutriments, minéraux et fibres

Riches en calories et en nutriments, les noisettes sont une bonne alternative au grignotage.  Également pleines d’acides gras mono-insaturés et des minéraux tels que le manganèse, le potassium, le calcium, le cuivre, le fer, le magnésium, elles apportent des fibres, qui permettent aux neurotransmetteurs de fonctionner correctement.

D’autre part, comptez sur l’efficacité des vitamines du complexe B. Effectivement, elles agissent sur le système nerveux et peuvent ainsi intervenir dans différentes réactions de l’organisme qui affectent l’humeur. Par exemple, une carence en vitamine B12 peut être la cause d’une grosse fatigue et entraîner une baisse de productivité, souvent retrouvée chez les personnes âgées ou les végétariens stricts. Pour trouver des vitamines B, vous pouvez consommer des produits à grains entiers, légumes colorés et si vous cherchez à enrichir votre alimentation en vitamine B12, sachez qu’elle se trouve particulièrement dans les produits d’origine animale ( œufs, viande, lait, poisson…).

3) Du chocolat contre le stress

Le chocolat contient du sucre et de la graisse qui augmentent notre taux de sérotonine et d’endorphines (aussi appelée l’hormone du plaisir). Cela semble donc naturel de se tourner vers le chocolat lorsque nous n’avons pas le moral, ce dernier nous rend de meilleure humeur et nous donne de plus grandes capacités de réflexion. Il faut garder en tête cependant que l’intérêt du chocolat se trouve dans le magnésium contenu dans le cacao, car c’est ce minéral qui aide à être positif, d’autant plus qu’il possède des propriétés décontractantes. Il vaut mieux préférer un chocolat avec minimum 75 % de cacao, sans en abuser car il contient aussi de la caféine.

Le chocolat est surtout bon pour le plaisir qu’il apporte et moins pour ce qu’il contient. Cependant, à dose convenable, il n’apporte que des bénéfices à celui qui le mange, puisque le plaisir et le réconfort sont instantanés.

 4) Pas d’abus de caféine et d’alcool

Parmi les aliments qui modifient l’humeur, le plus connu est justement la caféine, un stimulant que l’on trouve dans le café, le thé, certains sodas et le chocolat. Si le café lui-même tient en éveil, trop de caféine cause une sensation de manque, des palpitations, une somnolence, voire des crises de dépression, de l’insomnie et de l’anxiété.

L’alcool, autre substance très consommée qui agit sur l’humeur, peut causer une dépression et ralentir certains processus physiologiques, dont la respiration, diminuant ainsi l’apport d’oxygène au système nerveux central. Cela peut entraîner une fatigue chronique, des maux de tête, une altération des capacités de communication… Si vous consommez de l’alcool, faites-le avec grande modération.

5) De l’eau, sans modération

Plusieurs études ont démontré que même un léger état de déshydratation pouvait influencer l’humeur. En effet, il est indispensable de s’hydrater correctement tout au long de la journée, qu’il fasse chaud ou non, et ne pas attendre la soif pour boire ! En effet, lorsque celle-ci se fait ressentir, c’est que les réserves d’eau sont déjà trop basses.

Si boire de l’eau ne convient pas à tous, n’oubliez pas les alternatives comme par exemple le thé, chaud ou froid. Plein de vertus anti-oxydantes, anti-inflammatoires et anticancéreuses, le thé aiderait notamment à se détendre et augmenterait la vigilance. Il est également à consommer avec modération cependant, pouvant causer des palpitations et des maux de tête si on en boit trop.

Pensez aussi aux tisanes, Sainte Hildegarde de Bingen conseillait vivement les tisanes de fenouil, aliment cumulant plusieurs bienfaits : il stimule la production de lait maternel, redonne du « punch » aux femmes, notamment lors de la ménopause, il détoxifie et est un excellent remède contre les affections intestinales et gastriques, en plus de posséder une grande efficacité contre les odeurs naturelles et la mauvaise haleine. Un litre de tisane de fenouil par jour est au moins aussi efficace qu’un déodorant chimique !

6) Des repas réguliers et suffisants

Le cerveau fonctionne au quotidien, sans arrêt, et est un grand consommateur de glucides (la grande famille des sucres). Ils lui apportent l’énergie nécessaire pour fonctionner, et si la glycémie (taux de sucre dans le sang) chute, l’humeur en fait souvent autant. On devient alors irritable et notre énergie baisse considérablement. Il est donc primordial de s’alimenter correctement et régulièrement, car au delà du type d’aliment ingéré, la quantité de nourriture et le moment des repas vont beaucoup jouer sur votre humeur. Parfois, certaines personnes préfèrent manger plusieurs fois dans la journée des petites quantités, ce qui peut maintenir un niveau d’énergie constant. Au contraire, sauter un repas va avoir un effet négatif à la fois sur l’humeur et l’énergie.

7) Partagez vos repas !

Tout d’abord, évitez les repas « sur le pouce », pensez à vous asseoir, même si ce n’est que quelques minutes. Engloutir un repas rapidement, debout, va procurer une grosse dose de stress, et laisser le sentiment de n’avoir pas eu une minute à soi. Le corps et le cerveau auront à peine le temps de comprendre que vous venez de les nourrir.

De plus, accordez-vous du temps pour manger avec vos proches le plus souvent possible. Les repas sont avant tout des moments conviviaux, d’échange et de partage ; et profiter de ces moments de joie sont le moyen le plus sûr de garder le moral pendant longtemps !

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