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Après l’attentat de Minya, les chrétiens unis plus que jamais

AFP PHOTO / KHALED DESOUKI
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L’œcuménisme du sang est une réalité impressionnante en Égypte, comme en témoigne un copte orthodoxe dans la presse italienne.

Le martyre rend l’Église copte plus forte qu’avant, par le témoignage du sang. « Nous sommes comme le grain qui meurt pour donner du fruit « , a confié au quotidien italien Il Foglio le prêtre orthodoxe Antonio Gabriel, de l’Église San Mina à Rome, au lendemain de l’attentat de Minya, le 26 mai dernier, en Égypte. Dernier d’une longue série de massacres visant la minorité chrétienne égyptienne, ces derniers mois. Les jihadistes de l’EI en a fait sa « proie favorite », et ont promis contre elle une « vague d’homicides » sans précèdent, mais aujourd’hui plus que jamais, les divisions du passé s’effacent comme par enchantement et catholiques, orthodoxes, protestants, ne forment plus qu’une seule communauté, celle du Christ, leur premier martyr. Ils pleurent ensemble, prient ensemble, crient leur colère ensemble …

Le martyre, « une terrible routine »…

C’est l’image que donne aujourd’hui les chrétiens d’Égypte, et comme eux tant de chrétiens martyrisés dans d’autres régions du monde. Le martyre est devenu « une terrible routine » qui se perpétue cycliquement, à cheval entre chaque festivité : à Noël, au Nouvel an, le dimanche des rameaux et maintenant l’Ascension, relève le père Gabriel, en évoquant le dernier massacre contre un bus de pèlerins faisant route vers le monastère de San Manuel à Minya. Pour illustrer cette cohésion chrétienne, il rappelle l’énorme manifestation de millions de coptes catholiques et orthodoxes, descendus dans la rue, le 30 juin 2013, pour dénoncer le pouvoir des frères musulmans. « Ils ont payé le prix  fort et en payent le prix encore aujourd’hui », explique le religieux : églises incendiées, écoles, d’hôpitaux et maisons détruite, sont leur lot quotidien. Comme a déclaré le nonce Mgr Bruno Musaro, les terroristes n’acceptent pas que ces chrétiens – qu’ils soient catholiques ou orthodoxes – aient apporté leur soutien à la candidature du président Al-Sisi en 2014.

Aux funérailles d’une trentaine de victimes du massacre de Minya, le plus impressionnant n’était pas les pleurs des familles et amis, mais de savoir qu’au même moment des milliers de fidèles ont afflué vers les églises un peu partout dans le pays pour les honorer et pleurer avec eux, comme c’est le cas après chaque attentat. « Non pas en signe de défi face à l’ennemi porteur de haine », précise le père Gabriel, mais pour témoigner qu’il « forment une communauté ».

Les chrétiens n’ont pas peur des persécutions, car « notre Église s’appelle Église des martyrs ». Ainsi, témoigne-t-il, après chaque attaque, les églises se remplissent, et pas seulement en Égypte, « on l’a vu à Alep, en Syrie, où l’attachement, après une attaque, se faisait encore plus viscéral entre les fidèles ».

L’oecuménisme du sang

L’ oecuménisme du sang… C’est bien de cela qu’il s’agissait quand le pape François a dit au pape orthodoxe Tawadros : « Le sang innocent des martyrs nous unit. Vos souffrances sont aussi nos souffrances », durant sa visite en Égypte, en avril dernier, en faisant mémoire de tous ces chrétiens qui subissent le martyre, « plus encore aujourd’hui qu’aux premiers temps de l’Église », comme il l’a souligné à nouveau lors de sa visite à Gênes (nord de l’Italie), au lendemain du massacre. Ceux de Minya, a-t-il souligné, « étaient des fidèles qui se rendaient dans un sanctuaire pour prier, et ils ont été tués après avoir refusé de renier leur foi chrétienne ». Pour les persécuteurs, « nous ne sommes pas divisés, nous ne sommes pas luthériens, orthodoxes, évangéliques, catholiques… Nous sommes un ! Pour les persécuteurs nous sommes chrétiens ! Le reste est sans intérêt », avait-il dit à une autre occasion.

Cet œcuménisme de sang, lui fait écho le curé orthodoxe de l’Église San Mina à Rome, « met de côté les divisions entre confessions religieuses qui se sont combattues pendant des siècles, en Europe et en Orient ». Les chrétiens sont tous des victimes du jihadisme, qui ne regarde pas s’il s’agit de catholiques, orthodoxes, ou protestants. Ils sont chrétiens ça leur suffit ! ». Oui, insiste le père Gabriel, « le sang des martyrs unit les chrétiens », parce qu’ils ont versé leur sang pour exprimer « leur foi en Jésus-Christ et suivent tous le même chemin, qui est celui du Christ ».

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