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3 méthodes alternatives efficaces pour arrêter de fumer

FEMME QUI CASSE EN DEUX UNE CIGARETTE
© Shutterstock
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Pour vaincre son addiction au tabac, des méthodes alternatives efficaces, parfois peu connues, existent. Christian Chevalier, président de l'Afdet, en présente trois, sans manquer d'épingler celles qui ne marchent pas !

Si vous avez décidé d’arrêter de fumer, voici 3 méthodes alternatives pour vous aider, conseillées par Christian Chevalier, tabacologue et président de l’Afdet (Association francophone des diplômés et étudiants en tabacologie).

Avant toute chose, rappelle Christian Chevalier, il faut savoir qu’il existe deux types de dépendance au tabac : la dépendance psychique et la dépendance physique. « Tous les fumeurs réguliers sont dépendants psychiques, et parmi ceux-là, certains sont, en plus, dépendants physiques, explique le tabacologue. La dépendance psychique est liée à des habitudes mises en place par le fumeur : il a l’habitude de fumer avec tel ami, donc va allumer une cigarette lorsqu’il va le rencontrer, il a l’habitude de fumer lors de certains événements, quand il prend un café par exemple. Dans ce type de dépendance, le corps réagit à une habitude, mais ce ne sont que des envies. En revanche, la dépendance physique correspond à un besoin, le corps du fumeur est dépendant aux produits de la combustion du tabac ».

Pour savoir dans quelle catégorie de fumeurs se ranger, Christian Chevalier conseille de répondre à un questionnaire chez un tabacologue. En effet, les méthodes ci-dessous sont efficaces pour traiter la dépendance psychique. La dépendance physique, quant à elle, est traitée par des substituts nicotiniques.

Méthode n°1 : les thérapies comportementales cognitives

Dans le cas des dépendants psychiques uniquement, l’addiction au tabac peut être traitée par les thérapies comportementales cognitives (TCC). « La partie comportementale consiste à trouver une activité pour remplacer un comportement qui se termine par la prise d’une cigarette, indique Christian Chevalier. La partie cognitive consiste à faire changer le fumeur d’idée sur la cigarette, de façon à ce qu’il la voie, non plus comme une amie, mais comme une ennemie ».

Par exemple, le fumeur doit, en début de traitement, écrire une lettre de rupture avec la cigarette, comme pour quitter une relation avec quelqu’un. « Ça oblige à réfléchir sur ce qu’a été la cigarette et pourquoi on la quitte, souligne le tabacologue. Il arrive que certaines lettres soient très dures ! Et on conseille ensuite à la personne de garder cette lettre pour s’y référer par la suite ».

Méthode n°2 : l’hypnose

L’hypnose est une méthode qui peut fonctionner avec les dépendants psychiques, confirme Christian Chevalier, mais il faut savoir qu’il y a des gens qui ne sont pas réceptifs à l’hypnose. Les résultats ne sont donc pas garantis.

« Pour ceux qui parviennent à arrêter, ajoute-t-il, ce n’est d’ailleurs souvent pas l’hypnose en elle-même qui est la clé, mais la relation avec le soignant ». Avoir un bon rapport soignant-soigné est donc primordial pour le succès de cette méthode.

Méthode n°3 : la méditation

C’est une méthode qui fonctionne très bien, d’après Christian Chevalier, toujours pour la dépendance psychique. « Si vous êtes adepte de la méditation, vous pourrez modifier votre pensée sur le tabagisme, affirme-t-il. Elle est d’ailleurs considérée comme faisant partie des thérapies comportementales cognitives ».

Attention aux fausses méthodes miracles !

Certaines méthodes, mises en avant pour leur efficacité dans l’arrêt du tabac, sont, pour Christian Chevalier, totalement inutiles. « Il s’agit du laser, utilisé pour stimuler les différents points d’acupuncture sur le corps, et de l’auriculothérapie, qui consiste à placer une agrafe sur le lobe de l’oreille. Les séances sont très chères et cela ne fonctionne pas du tout ! »

L’acupuncture ne permet pas non plus d’arrêter de fumer. « Toutefois, elle permet de mettre le fumeur dans de meilleures conditions pour arrêter, nuance le tabacologue. Ce n’est pas une technique d’arrêt, mais une technique d’accompagnement, tout comme la sophrologie par exemple ».

Un combat contre le tabac d’autant plus important qu’en plus de tous ses méfaits (cancer des poumons, problèmes circulatoires et cardiaques…), le tabac a un effet nocif supplémentaire sur les femmes, rappelle Christian Chevalier. Il modifie en effet notre balance hormonale, la rapprochant de celle des hommes, avec toutes les conséquences que cela entraîne : système pileux plus développé, épaississement des cordes vocales, prise de poids au niveau de l’abdomen… de quoi renforcer sa motivation à vaincre la dépendance !

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